8.03.2007
Curb your enthusiasm
« Holy cow ! » Seinfeld est de retour mais sans Seinfeld et sans New York. Larry David le producteur de cette série mythique s’est lancé dans une suite si flinguée que certains épisodes en sont presque impossible à regarder. Plusieurs fois j’ai même du mettre sur pause pour retrouver mes esprits et détendre la boule que j’avais dans l’estomac. Car cet homme est vraiment talentueux, il arrive à construire des situations inextricables, à mettre en scène la connerie humaine dans toute sa splendeur. Pas seulement la connerie en générale, mais plus particulièrement la sienne. Dans certaines situations, il introduit quelques problématiques générales bien connues de tous, ça fait un peu tarte à la crème, mais il y a ce petit plus : l’ingéniosité. Construire une situation intolérable pour un esprit humain normalement constitué en 22 minutes, ça nécessite une bonne dose de talent, d’imagination et de connaissance des petits travers de l’homme, plus exactement de l’homme et de la femme de Californie. Comme dans « Entourage », tout se passe autour d’Hollywood, autour de ce petit monde, au cœur du spectacle américain. Mais contrairement à « Entourage », on n’est pas ici pour régler des comptes, on est là pour se moquer, gratuitement. Aucune leçon a tirer de tout ça, le seul but : prendre son pied. C’est diffusé en France sur Canal Jimmy. Bien évidemment, je l’ai téléchargé sans sous-titres, et si vous en avez l’occasion n’hésitez pas ! Et pour ceux qui respectent les droits de diffusion (ça existe encore paraît-il) ce n’est pas distribué en Europe…
7.31.2007
Journée de merde
En fait dès hier soir j’ai senti qu’aujourd’hui serait une journée de merde. J’ai vu un film pas très bon, puis impossible d’avoir une conversation sans bailler toutes les deux secondes, et puis impossible de dormir. Pourtant j’étais fatigué, mais impossible de fermer l’œil et de sombrer doucettement. Pourtant il fallait que je me couche tôt, parce que j’avais en tête un mardi entièrement consacré à ma recherche d’emploi. Et y’a encore du boulot ! Et ce matin, impossible. Impossible de me concentrer, de suivre ce plan pourtant si simple de recherche d’emploi élaboré depuis déjà quelques semaines. Je n’ai qu’à suivre l’agenda ! Eh bien non ! Je ne suis qu’au début de cette journée de merde, et je ne doute pas qu’elle va me réserver quelques surprises désagréables. En plus ça va pas fortiche alentour, des problèmes variés qui me touchent puisqu’ils touchent des amis, en plus j’ai mal au cou à cause de la piscine hier, encore pris une mauvaise position (je nageais au bord du solarium), et j’ai mal à un orteil. Enfin on verra bien, mais la suite s’annonce pas folichonne.
Bergman et Serrault sont morts.
PS: Antonioni
Bergman et Serrault sont morts.
PS: Antonioni
7.25.2007
Ventoline et sang frais
Honnêtement, je tremblais en admirant le tour. J’ai craint un instant que l’Homme était arrivé à un stade supérieur, avait commencé sa mutation pour atteindre un ailleurs dont Darwin n’osait rêver : le surhomme sur ces drôles de machines. A force de voler, l’homme devait un jour voir des ailes lui pousser dans le dos, à force de courir vite et de sauter loin, ses jambes devaient se transformer pour prendre la forme puissante de celles du Kangourou, à force de grimper les cols les plus difficiles, ses poumons, son cœur et son sang devaient se modifier irrémédiablement. Et puis la médecine ayant fait des progrès extraordinaires, on pouvait voir des asthmatiques, des cancéreux et des hommes recousus de toutes parts vaincre la plus dure épreuve inventée par l’esprit humain : le Tour de France.
Joie ! Joie ! Rien de tel n’est à craindre, l’Homme reste l’Homme, nulle mutation en vue, pas de surhomme à l’horizon, tout ceci n’était qu’un mauvais songe. Il n’y a qu’une espèce humaine, et son étalon international reste le coureur français. Il ne gagne pas d’étape (ou si peu), ses équipes sont toujours à l’arrière, il pioche dans les cols, il se fait déborder sur la plaine et perd systématiquement face au chronomètre. Le très sarkozyste et avant-Lagardiste Vinokourov n’avait pas assez de son sang pour réussir ses exploits. Le fils de la Mer d’Aral n’avait jamais bu d’eau claire. Malgré tout, cette poignée de boni hominem enfourchés sur leurs vélos restent pour moi des prolétaires sublimés, des machines à 120 tours minute sur 53x13. Au cas où vous ne le sauriez pas, Rasmussen, Contador et Evans sont dopés jusqu’à la moëlle, comme tout salarié devant dépasser une trop grand souffrance. Et puis un jour, ça casse. Pour Pantani comme pour un ouvrier de chez Renault.
Joie ! Joie ! Rien de tel n’est à craindre, l’Homme reste l’Homme, nulle mutation en vue, pas de surhomme à l’horizon, tout ceci n’était qu’un mauvais songe. Il n’y a qu’une espèce humaine, et son étalon international reste le coureur français. Il ne gagne pas d’étape (ou si peu), ses équipes sont toujours à l’arrière, il pioche dans les cols, il se fait déborder sur la plaine et perd systématiquement face au chronomètre. Le très sarkozyste et avant-Lagardiste Vinokourov n’avait pas assez de son sang pour réussir ses exploits. Le fils de la Mer d’Aral n’avait jamais bu d’eau claire. Malgré tout, cette poignée de boni hominem enfourchés sur leurs vélos restent pour moi des prolétaires sublimés, des machines à 120 tours minute sur 53x13. Au cas où vous ne le sauriez pas, Rasmussen, Contador et Evans sont dopés jusqu’à la moëlle, comme tout salarié devant dépasser une trop grand souffrance. Et puis un jour, ça casse. Pour Pantani comme pour un ouvrier de chez Renault.
7.16.2007
Mort aux piétons !
Vous avez certainement entendu parler de cette chose singulière qui vient d’être lancée à Paris, cela s’appelle Vélib’. Le principe est simple : la mairie de Paris fournit des espaces publicitaires à Decaux contre la mise en place d’un système de prêts de vélos. Toute personne qui souffre de bipédie à Paris peut louer ces véhicules individuels « au sang » pour une somme modique, pourvu qu’elle ne l’utilise pas trop longtemps. La première demi-heure est « gratuite » (c’est très relatif ça) et ensuite ça banque sec. Si vous oubliez de rendre la bicyclette, il vous en coûtera 180 euros par jour. Par ailleurs, il est conseillé avant usage d’avoir un abonnement (29€ par an) et de bien connaître le code de la route (en fait plutôt les codes de bonnes conduites). Une fois l’appareil en main, il ne vous reste plus qu’à circuler. Et là, ça commence.
La mairie de Paris, depuis quelques années, pratique une politique de limitation de la circulation motorisée (automobiles et motocycles). Le but est simple, obliger les banlieusards à prendre les transports en commun. Et ça semble marcher puisque la pollution due aux moteurs individuels utilisant des énergies fossiles a chuté de 20%. Mais contrecoup, la vie des migrants quotidiens est devenue difficile. Vélib’ est là pour eux, donc, puisque une fois sorti du RER, le parisien extramural peut se dégourdir les reins en donnant de la pédale. Mais imaginez ces millions de circulateurs abordant des bornes à vélo regroupant au mieux une quarantaine d’unités au sortir du métropolitain. Peu d’élus… Et les quelques utilisateurs effectifs devront affronter ces lieux de perdition devenus célèbres : les pistes cyclables. Vous vous imaginez des pistes bien définies, avec des plots et part et d’autre, des lieux sûrs où l’on peut tranquillement se durcir le mollet. Erreur ! Car ces pistes le plus souvent sont constellées de piétons, puisque bâties sur les trottoirs. Et l’on connaît le goût du piéton à s’imposer en tout lieu où il peut poser ses semelles.
Comme tout bon parisien, j’ai pris mon abonnement et dès mon retour de Canet, je m’y mets, en gardant en tête cette campagne fort singulière de la sécurité routière : « Le vélo est idiot ! Ce ne sont pas les voitures mais les motos qui sont dangereuses ! dit le piéton »
La mairie de Paris, depuis quelques années, pratique une politique de limitation de la circulation motorisée (automobiles et motocycles). Le but est simple, obliger les banlieusards à prendre les transports en commun. Et ça semble marcher puisque la pollution due aux moteurs individuels utilisant des énergies fossiles a chuté de 20%. Mais contrecoup, la vie des migrants quotidiens est devenue difficile. Vélib’ est là pour eux, donc, puisque une fois sorti du RER, le parisien extramural peut se dégourdir les reins en donnant de la pédale. Mais imaginez ces millions de circulateurs abordant des bornes à vélo regroupant au mieux une quarantaine d’unités au sortir du métropolitain. Peu d’élus… Et les quelques utilisateurs effectifs devront affronter ces lieux de perdition devenus célèbres : les pistes cyclables. Vous vous imaginez des pistes bien définies, avec des plots et part et d’autre, des lieux sûrs où l’on peut tranquillement se durcir le mollet. Erreur ! Car ces pistes le plus souvent sont constellées de piétons, puisque bâties sur les trottoirs. Et l’on connaît le goût du piéton à s’imposer en tout lieu où il peut poser ses semelles.
Comme tout bon parisien, j’ai pris mon abonnement et dès mon retour de Canet, je m’y mets, en gardant en tête cette campagne fort singulière de la sécurité routière : « Le vélo est idiot ! Ce ne sont pas les voitures mais les motos qui sont dangereuses ! dit le piéton »
7.15.2007
Discours inappropriés
Parfois, je dois l’avouer, je dépense une énergie folle à me raconter des cracks, à bâtir des discours sur les choses qui paraissent au final si bien fichus que j’ai du mal ensuite à les remettre en question. Et sur un peu tout. Je finis par croire que ce que j’ai dit, éh bien, je le pense. Je construis des trucs et des machins. Ça ne coûte rien, c’est facile, et ce d’autant plus qu’avec un peu d’imagination ça paraît vrai, normal et cohérent. J’arrive à défendre tout ça, en faisant des phrases, et dissertant avec le ton de celui qui sait de quoi il cause. Et souvent, rien ne vient contredire ce bel agencement, car les mots ont cette caractéristique extraordinaire de construire la réalité. Mais une réalité parfois dérivée, qui doucement m’éloigne de ce qui je suis véritablement. Je rentre en abîme, sans m’en rendre tout à fait compte. Parfois, un petit détail me rappelle que je prends un chemin étrange, un peu dangereux, mais rien d’assez dur ne vient me révéler ce que je suis en train de faire. Omission après omission, de remplacement en remplacement, ce qui est n’est plus, ce qui n’est pas est, pièce par pièce la mécanique du réel s’en trouve entièrement changée. Alors, vient le moment, l’occasion plutôt, de tout balancer cul par dessus tête, d’abandonner cet agencement fictif par un geste, un simple geste, dont on ne parle pas, mais qu’il faut accomplir.
Mais une fois de plus, je ne peux m’empêcher d’en causer.
Mais une fois de plus, je ne peux m’empêcher d’en causer.
7.09.2007
Marcher ou courir
En temps normal, je marche. Beaucoup. Traverser Paris à pied n’est pas un problème. Quand j’ai rendez-vous quelque part, je prends le temps nécessaire pour arriver à la minute près au lieu dit, en partant parfois deux heures à l’avance, juste pour le plaisir de marcher. Plus exactement, pour le plaisir de déambuler, de dériver doucement, par des endroits, comme ça, avec un but par lequel je peux passer dix fois. Il n’y a pas d’urgence dans la marche, ce sont sinon des marches administratives, des marches que je fais comme je remplis des papiers, comme je réponds à un questionnaire, des marches nécessaires, des marches idiotes (silly walks), des dé-marches. Marcher, déambuler, dériver, se laisser guider par mes pas pour que le reste se libère, le corps s’assouplit, je dodeline, le monde alentour change peu à peu, mon regard se perd, divague, je rentre alors dans un autre monde, au rythme lent, à la cadence basse, jusqu’à rentrer à l’unisson de mon pas primordial. Alors je rêve. Je reconstruis le monde.
Quand je cours, c’est différent. Mon corps devient primordial, c’est pour lui que je travaille, pour lui que je définis mon parcours, je passe par un endroit pour passer par cet endroit, pas pour un ailleurs encore indéfini. Quand je cours, le rythme de mes pas est cadencé, il suit une logique inscrite dans l’effort que je fournis à mon corps. Mon regard ne se perd jamais, il est devant, continuellement, je ne rêve pas je m’essouffle, je vais jusqu’à perdre haleine, jusqu’au bout d’un chemin qui est déjà en moi, je n’ai pas à l’inventer, il s’impose, il est fractionné par le temps que je passe en efforts. Je ne peux pas réfléchir en courant, je ne fais que souffler. Le monde alentour devient numérique, il se compte en nombre de tours de parc et de kilomètres effectués, de courses rapides et de temps de récupération, il est multiplication de gestes. Je cours avec les autres, je m’inscris dans le monde. Alors je sue. Je me reconstruis.
Quand je cours, c’est différent. Mon corps devient primordial, c’est pour lui que je travaille, pour lui que je définis mon parcours, je passe par un endroit pour passer par cet endroit, pas pour un ailleurs encore indéfini. Quand je cours, le rythme de mes pas est cadencé, il suit une logique inscrite dans l’effort que je fournis à mon corps. Mon regard ne se perd jamais, il est devant, continuellement, je ne rêve pas je m’essouffle, je vais jusqu’à perdre haleine, jusqu’au bout d’un chemin qui est déjà en moi, je n’ai pas à l’inventer, il s’impose, il est fractionné par le temps que je passe en efforts. Je ne peux pas réfléchir en courant, je ne fais que souffler. Le monde alentour devient numérique, il se compte en nombre de tours de parc et de kilomètres effectués, de courses rapides et de temps de récupération, il est multiplication de gestes. Je cours avec les autres, je m’inscris dans le monde. Alors je sue. Je me reconstruis.
7.08.2007
Sarkozy est un chic type
Beaucoup c’est pas assez. Trop, c’est mieux. Nous connaissons ceux qui ont répondu aux appels de monsieur Sarkozy, des petits marquis de l’aile droite du PS, et des petits messieurs du centre mou. Mais aux dernières nouvelles, le spectre politique touché par la gangrène sarkozyste s’élargit. Jack Lang c’est autre chose que Bockel, c’est un vieux de la vieille, un politicien blanchi sous le harnais, qui est une partie, volens nolens, de l’histoire du PS, le seul ministre de la culture (avec Malraux, tout de même) à avoir laissé une trace, un mittérandien de première bourre, etc. bref un gros poisson (poisson rouge selon Ba-y-rou). DSK, c’est encore la taille au-dessus, c’est du solide, un gaillard un peu falot mais qui a du métier, et qui selon les bruits qui ont couru a une femme qui veut lui voir un grand destin. Ils savent ces deux-là ce qu’il en coûterait de devenir des yesmen de monsieur Sarkozy. Et pourtant…
Comment est-il possible que des gens de gauche aient pu un instant penser travailler avec un homme comme monsieur Sarkozy ? Auraient-ils oublié qui il est ? Ce qu’il a fait, réellement ? Ce qu’il pense, dit et projette de faire ? Cet homme a embrassé les idées les plus noires sécrétées par la classe politique depuis 30 ans ! Il a repiqué du vieux champs trop calcaire de la lepénie les plus abjectes discours pour les faire s’épanouir sur les terres noires de la République (on dirait du Libé, peuchère !) J’espère sincèrement que personne à gauche ne gobera ces saloperies, que ceux qui se laissent endormir par les sirène sarkozystes auront auprès d’eux quelques réveilleurs prêts à leur foutre une bonne rouste pour leur faire reprendre leurs idées. Que Lang et DSK aillent à la soupe ! Tant mieux pour eux ! Mais que ce dernier n’ose pas apparaître dans cinq ans avec les habits du sauveur de la gauche dont il voulait se parer. Et que Lang lui aussi aille au diable ! Ce ne sont que des hommes politiques, Dunkerque et Sarcelles et la France s’en remettront. Le vent nauséabond de Sarkozy permet de séparer la paille des grains, profitons-en pour faire un peu sauter le PS.
Comment est-il possible que des gens de gauche aient pu un instant penser travailler avec un homme comme monsieur Sarkozy ? Auraient-ils oublié qui il est ? Ce qu’il a fait, réellement ? Ce qu’il pense, dit et projette de faire ? Cet homme a embrassé les idées les plus noires sécrétées par la classe politique depuis 30 ans ! Il a repiqué du vieux champs trop calcaire de la lepénie les plus abjectes discours pour les faire s’épanouir sur les terres noires de la République (on dirait du Libé, peuchère !) J’espère sincèrement que personne à gauche ne gobera ces saloperies, que ceux qui se laissent endormir par les sirène sarkozystes auront auprès d’eux quelques réveilleurs prêts à leur foutre une bonne rouste pour leur faire reprendre leurs idées. Que Lang et DSK aillent à la soupe ! Tant mieux pour eux ! Mais que ce dernier n’ose pas apparaître dans cinq ans avec les habits du sauveur de la gauche dont il voulait se parer. Et que Lang lui aussi aille au diable ! Ce ne sont que des hommes politiques, Dunkerque et Sarcelles et la France s’en remettront. Le vent nauséabond de Sarkozy permet de séparer la paille des grains, profitons-en pour faire un peu sauter le PS.
7.05.2007
Un étrange phénomène
La première fois qu’il s’est manifesté, c’était au bord de l‘œil gauche. Près des ridules qui commencent à s’y former. C’était il n’y a pas deux ans. Je regardais la télé quand j’ai senti quelque chose, sur le bord. En un clin d’œil, il avait disparu. Je n’y ai pas fait attention sur le coup, et ce n’est que trois jours plus tard, quand il s’est à nouveau manifesté, au même endroit, ou à peu près, que j’ai commencé à tiquer. De le revoir si furtivement m’a rappelé ma première vision. J’ai vraiment commencé à m’inquiéter quand le lendemain, dès le réveil, je l’ai entraperçu. C’était presque une forme. Quelque chose de costaud, mais impossible de dire précisément ce que c’était. Même à présent qu’il est là devant moi, impossible de dire comment je le percevais. Le lendemain, puis le surlendemain et les jours qui ont suivis, il était là, il rôdait, dans les coins. Parfois près de ce satané œil gauche, parfois près du droit, ou sur les bords en bas, en haut, ou sur le bord du centre, disparaissant au premier mouvement de l’œil. Puis un jour, il m’est apparu assez longtemps pour que je puisse enfin le voir. Pas encore le regarder, juste le voir. Sa taille était importante pour des apparissions si furtives, alors j’ai commencé à élaborer des théories. Peut-être est-il si mince qu’un fois de profil il disparaissait ? Peut-être est-il entre plusieurs dimensions ? Et peut-être qu’après tout il était tout simplement dans ma tête ? Mais cette dernière réflexion n’est venu que plus tard, quand des amis m’ont vu tourner rapidement la tête sans que rien ne soit visible dans cet espace-là. Un jour enfin, il était si proche de moi que j’ai presque pu le toucher. J’ai senti son odeur en tout cas. C’était un mélange de poussière et de moisissure. Une odeur de renfermé en quelque sorte. Hier enfin, il est resté assez longtemps pour que je puisse le toucher et depuis, il est là, il est devant moi et me fixe. C’est ennuyeux.
6.23.2007
Le futur à gauche, une idée qui a de l’avenir….
J’ai beau râler comme un pou contre Libération, je dois admettre que Joffrin n’est pas tout Libé, y’a d’autres choses dedans, avec des gros morceaux de gauche. Y’a de l’échange, des personnes d’horizons pas trop différents qui peuvent venir exhiber des trucs, ou faire dialogue. Donc aujourd’hui, Rosanvallon dépose sa rune sur les nouvelles fondations à venir de la gauche française, et il dit. Que la social démocratie a été une réponse à une crise du capitalisme, il y a bien quarante ans de cela, que Blair avait autant d’imagination politique que Thatcher de sex appeal, qu’une société ouverte a besoin de processus de résolution, pas de solutions clé en main.
Ce n’est pas la fin des idéologies, mais l’introduction d’une dose massive de multiple dans la société par des processus démocratiques qui permettraient de « faire société. » Cela prendrait la forme « d’une opération de connaissance de la société sur elle-même » par « l’élaboration d’un processus de discussion et de délibération pour dégager les normes adéquates de protection et de solidarité. » Parce qu’à force de penser en termes d’identités universelles, on oublie (parce que rien ne l’empêche par ailleurs) que tout le bazar est en mouvement perpétuel, que les liens sociaux c’est que du mouvement, qu’un marxisme de quat’sous oublie constamment que l’individu (on disait l’homme à l’époque) est au centre de tout, qu’il est un faisceau de liens sociaux, que la lutte des classes, c’est un principe historique, un genre de méta-moteur, que l’appartenance de classe est une réification de l’individu.
L’homme est « en situation », complètement dedans, il est traversé par des universaux et des particularités. Il faut constituer (car cela n’a rien de naturel ou de spontané) ce que Rosanvallon appelle un « universalisme de terrain », un universalime immergé qui a des effets concrets, qui traverse la société et les individus, et qui oblige à résoudre les problèmes rencontrés en constituant des solutions au plus proche. Construire « un socialisme de soutien aux trajectoires individuelles. » Donc ce matin (enfin en ce début d’après-midi), ça valait la peine de lire Libé. Sa lecture a renforcé en moi l’idée qu’être de gauche, c’est être un peu plus que soi.
Bon ! Sur ce, j’m'en vais cuver…
Ce n’est pas la fin des idéologies, mais l’introduction d’une dose massive de multiple dans la société par des processus démocratiques qui permettraient de « faire société. » Cela prendrait la forme « d’une opération de connaissance de la société sur elle-même » par « l’élaboration d’un processus de discussion et de délibération pour dégager les normes adéquates de protection et de solidarité. » Parce qu’à force de penser en termes d’identités universelles, on oublie (parce que rien ne l’empêche par ailleurs) que tout le bazar est en mouvement perpétuel, que les liens sociaux c’est que du mouvement, qu’un marxisme de quat’sous oublie constamment que l’individu (on disait l’homme à l’époque) est au centre de tout, qu’il est un faisceau de liens sociaux, que la lutte des classes, c’est un principe historique, un genre de méta-moteur, que l’appartenance de classe est une réification de l’individu.
L’homme est « en situation », complètement dedans, il est traversé par des universaux et des particularités. Il faut constituer (car cela n’a rien de naturel ou de spontané) ce que Rosanvallon appelle un « universalisme de terrain », un universalime immergé qui a des effets concrets, qui traverse la société et les individus, et qui oblige à résoudre les problèmes rencontrés en constituant des solutions au plus proche. Construire « un socialisme de soutien aux trajectoires individuelles. » Donc ce matin (enfin en ce début d’après-midi), ça valait la peine de lire Libé. Sa lecture a renforcé en moi l’idée qu’être de gauche, c’est être un peu plus que soi.
Bon ! Sur ce, j’m'en vais cuver…
6.22.2007
Libération
Un glissement. Comme en tectonique. Parfois on sent une secousse. Dans ces moments-là, ce grand mouvement sous nos pieds se rappelle à notre bon souvenir. Un frottement un peu plus important suffit. C’était il y a pas loin d’un an, quand Libération vacillait. A cette époque toute la presse était gratuite pour moi. Et pourtant, je m’abonnai à Libération. Parce que.
Parce que l’actionnaire principal voulait s’y retrouver, parce que July devait partir, parce que ça n’allait plus. Depuis, ça à l’air d’aller mieux. Mais la tectonique continue. Et Libé doucement dérive. Vers la droite. Je ne peux pas dire ça a commencé là. Je peux dire depuis les premiers sondages défavorables à Ségolène il semble que… Libération a participé au débat, à gauche, sur ce fameux « logiciel. » Et puis Bayrou parut moins à droite. Puis un nouveau Président fut élu. Puis il devait être jugé sur ses actes. Puis un nouveau gouvernement, puis une nouvelle assemblée et puis ?
Je n’ai jamais apprécié Joffrin, trop confus. Comme JFK (celui de Marianne) il est un peu trop Françunie, « il n’y a pas une politique de gauche et une de droite, mais une bonne… » J’attends encore un peu, j’attends de voir la faille, ce qui en sortira, parce qu’il y a une faille, c’est inévitable en tectonique. Si rien de bon n’en sort, alors il me faudra trouver une autre source. Pour le moment, je n’en vois pas. Il me faut faire avec. Et certains matins, c’est dur. Comme disait Bedos (il y a presque vingt ans !) « C’est dur d’être de gauche, surtout quand on est pas de droite »
Parce que l’actionnaire principal voulait s’y retrouver, parce que July devait partir, parce que ça n’allait plus. Depuis, ça à l’air d’aller mieux. Mais la tectonique continue. Et Libé doucement dérive. Vers la droite. Je ne peux pas dire ça a commencé là. Je peux dire depuis les premiers sondages défavorables à Ségolène il semble que… Libération a participé au débat, à gauche, sur ce fameux « logiciel. » Et puis Bayrou parut moins à droite. Puis un nouveau Président fut élu. Puis il devait être jugé sur ses actes. Puis un nouveau gouvernement, puis une nouvelle assemblée et puis ?
Je n’ai jamais apprécié Joffrin, trop confus. Comme JFK (celui de Marianne) il est un peu trop Françunie, « il n’y a pas une politique de gauche et une de droite, mais une bonne… » J’attends encore un peu, j’attends de voir la faille, ce qui en sortira, parce qu’il y a une faille, c’est inévitable en tectonique. Si rien de bon n’en sort, alors il me faudra trouver une autre source. Pour le moment, je n’en vois pas. Il me faut faire avec. Et certains matins, c’est dur. Comme disait Bedos (il y a presque vingt ans !) « C’est dur d’être de gauche, surtout quand on est pas de droite »
6.20.2007
« All in da game, yo ! »
« The Shield » est une série géniale, « Dexter » dur de faire mieux dans le genre (vivement la suite !), mais je dois me rendre à l’évidence, après un deuxième visionnage, une série les dépasse toutes. Bien évidemment, y’a des flics partout dans cette série, les ricains ont du mal à présenter l’un et le multiple, il faut des pôles avec des nuances entre les deux, impossible de faire une série qui ne marche pas sur deux pattes, le bien et le mal, l’homme et la femme, les flics et les voyous. Mais parfois, ça peut aller un peu plus loin. Dans la série dont j’avais envie de dire deux mots, flics et voyous sont deux mondes à part dans un monde commun. Le héros malheureux de cette série est une ville, Baltimore, une des villes les plus violentes des Etats-Unis (deuxième au dernier classement, après Flint, la bonne ville de Michael Moore). Elle est présente tout du long, c’est dans ses entrailles que tout se joue, dans ses rues que l’héroïne coule à flot, que les cadavres se comptent au semi-remorque. Toi qui entre ici… ça claque toujours bien, ça permet des récits de drames quotidiens, parce que la violence passe trop bien à la télé, alors pourquoi s’en priver ?
Une série pour midinette tout de suite, ça devient risqué à produire, alors faut faire un peu plus. Bien sûr, on a eu « Friends », « Dream On » ou « Seinfeld », mais ce sont des séries New-Yorkaises, des trucs que l’on pourrait tourner à Montmartre par exemple, avec beaucoup d’humour juif dedans, c’est à New-York qu’a été fondé un des premiers studios de cinéma, spécialisé uniquement dans les histoires juives, souvent des comédies musicales d’ailleurs. Faire une série sans flics ou sans enquêtes, ça donne « Weeds » ou « Desperate Housewives », on voit le quotidien de gens beaux avec un petit truc en plus. Des critiques légères du Middle Class American way of life (« They look all just the same »).
Dans la série dont je veux parler (mais je m’interromps tout le temps) on assiste de l’intérieur à la vie d’un groupe de distributeurs d’héroïne et à celle d’un groupe de flics qui enquêtent sur eux. Le pitch est simple, un jeune braqueur de dealers (« This is America, man ! ») s’est fait descendre, un flic (« He makes good police ») sent que ça veut dire quelque chose, il va voir un juge important et lui fait part de ses réflexions, et des débuts de preuves qu’il a pu rassembler. Et là, c’est le drame. Ce juge demande une enquête et pour le satisfaire, le Deputy monte une structure d’enquête. Sa mission, faire vite et arrêter quelques dealers. Mais voilà, la ville réclame plus, elle dévoile les drames qui se jouent dans ses boyaux. Dès le deuxième épisode, l’enquête démarre. Et ça ne fait que monter. Quatre saisons en tout, et à chaque saison, un nouveau quartier de la ville est exploré, avec à peu près les mêmes acteurs principaux. On s’attache vite car il n’y a aucun fausse note, tout est parfait, réellement. Pas d’effets de manche avec la caméra, c’est propre, c’est monté comme un bon vieux polar, et chose étrange, ce n’est ni désespéré, ni sentencieux, ni moralisateur, ni sombre. Et traiter comme ça ce sujet, chapeau ! (« The red one »). Oh ! Cette série ? C’est « The Wire » évidemment.
Une série pour midinette tout de suite, ça devient risqué à produire, alors faut faire un peu plus. Bien sûr, on a eu « Friends », « Dream On » ou « Seinfeld », mais ce sont des séries New-Yorkaises, des trucs que l’on pourrait tourner à Montmartre par exemple, avec beaucoup d’humour juif dedans, c’est à New-York qu’a été fondé un des premiers studios de cinéma, spécialisé uniquement dans les histoires juives, souvent des comédies musicales d’ailleurs. Faire une série sans flics ou sans enquêtes, ça donne « Weeds » ou « Desperate Housewives », on voit le quotidien de gens beaux avec un petit truc en plus. Des critiques légères du Middle Class American way of life (« They look all just the same »).
Dans la série dont je veux parler (mais je m’interromps tout le temps) on assiste de l’intérieur à la vie d’un groupe de distributeurs d’héroïne et à celle d’un groupe de flics qui enquêtent sur eux. Le pitch est simple, un jeune braqueur de dealers (« This is America, man ! ») s’est fait descendre, un flic (« He makes good police ») sent que ça veut dire quelque chose, il va voir un juge important et lui fait part de ses réflexions, et des débuts de preuves qu’il a pu rassembler. Et là, c’est le drame. Ce juge demande une enquête et pour le satisfaire, le Deputy monte une structure d’enquête. Sa mission, faire vite et arrêter quelques dealers. Mais voilà, la ville réclame plus, elle dévoile les drames qui se jouent dans ses boyaux. Dès le deuxième épisode, l’enquête démarre. Et ça ne fait que monter. Quatre saisons en tout, et à chaque saison, un nouveau quartier de la ville est exploré, avec à peu près les mêmes acteurs principaux. On s’attache vite car il n’y a aucun fausse note, tout est parfait, réellement. Pas d’effets de manche avec la caméra, c’est propre, c’est monté comme un bon vieux polar, et chose étrange, ce n’est ni désespéré, ni sentencieux, ni moralisateur, ni sombre. Et traiter comme ça ce sujet, chapeau ! (« The red one »). Oh ! Cette série ? C’est « The Wire » évidemment.
6.11.2007
Une vague à l'âme
Chers ami(e)s, le petit hongrois a subjugué la France. Nous pourrions voir dans ces élections un nouvel accident, une nouvelle parenthèse durant laquelle la droite libérale fera son boulot habituel de dérégulation et de désengagement de l'Etat. Mais avec la majorité qui se dessine, nous aurons droit à un peu plus que ça. Des petits porteurs d'affaires vont apparaître, avec un sourire comme ac, pour nous vendre les pires choses possibles. Avec 500 députés, les petits excités petits-fils de Pétain et rejetons de l'OAS vont pouvoir s'en donner à coeur joie, et faire passer les pires ignominies possibles, sur les femmes au travail, le travail des jeunes, les contrats de travail, l'éducation des enfants, la formation, la sécurité, les droits de la propriété... et les services publics. Nous aurons une droite bien dure, qui marche à la schlague, masquée par le sourire détestable de M. Fillon et consorts, pour peu de temps encore. Pas un instant ces gens-là n'ont pensé ne pas appliquer le programme de M. Sarkozy à la lettre. Nous aurons tout, jusqu'à la lie, ruby sur l'ongle, chômeurs, enseignants, salariés au col blanc-cassé, nous boufferons de leurs réformes jusqu'à épuisement abdominal. N'ayons aucune crainte sur ce sujet, je n'ai, en ce moment, en tête que la cercle de la merde du Salo de Passolini, on peut en douter jusqu'à ce que la langue y touche. Et noubliez pas ce goût.
5.30.2007
Entourage, There is no business like…
HBO, encore eux, diffuse depuis trois ans une série qui vaut le détour. Le pitch pour commencer. Un jeune acteur plein de, on va dire, talent, commence à émerger. Il vit avec une troupe cocasse, son frère, acteur lui aussi, mais beaucoup moins, euh, talentueux, sauf pour la cuisine, un cousin, qui s’est improvisé manager et un ami qui fait un peu tout le reste. Ça, c’est le premier cercle, dans le second, on trouve son agent, un salopard de premier choix, sans cœur et sans âme, à l’égo surdimensionné, et qui anime ce petit monde avec ses « bons mots » (you muscle cunt ! ), sa conseillère image très inventive également en formules-choc et la copine de son manager qui est… c’est très compliqué, donc oublions. Et puis autour il y a Hollywood dans toute sa splendeur. Chaque épisode consacre bien dix minutes (sur trente) aux soirées piscine, strip ou tee-shirt mouillé, aux galas, buny’s et autres lieux qui permettent de faire de longs travelings sur des troupes de jeunes femmes blondes avec des gros seins. Ce sont des moments de grand n’importe quoi qui donnent le ton. Et puis, il y a les autres acteurs, les producteurs, les directeurs de studios, le troisième cercle de l’enfer en d’autres termes.
Donc les épisodes s’enchaînent à l’américaine, un rythme soutenu, c’est filmé comme à l’école, les décors sont au milimètre, rien ne dépasse, les dialogues sont souvent hilarants, mais tout ça raconte une histoire, les personnages se découvrent lentement, ils prennent de la dimension avec le temps, et les répétitions sont rares. Quelques « running gags » pour les habitués, enfin pour ceux qui ont réussi à dépasser le cinq premiers épisodes, un peu mous du genou. Lentement, les auteurs finissent par parler d’eux, ils règlent leurs comptes au travers des personnages, les studios en prennent plein la gueule, le p’tit minet, un gars du peuple, montre avec le temps une force de caractère intéressante, il ne veut pas se compromettre, il a une idée de ce qu’il veut faire, ou pas, et plusieurs fois, il doit s’opposer aux directeurs de studios. Par son frère, un acteur un peu râté, on découvre la violence du niveau inférieur, les castings à l’arrache, les agents immoraux et surtout l’inanité de la presse professionnelle (« Variety » prend cher). Une série qui parle d’elle-même avec une grande liberté, la critique d’Hollywood est sévère, justifiée par l’exemple, construite, c’est un pamphlet qui prend le temps de son propos, bref c’est drôle, bien écrit et intéressant. Ça ne vaut pas « The Office », mais n’oublions pas que c’est une série américaine, qui, en fait, par la critique, justifie l’existence de tout ce système d’exploitation en montrant qu’il autorise la critique. C’est beau, c’est américain, et c’est d’une perversion exquise.
Donc les épisodes s’enchaînent à l’américaine, un rythme soutenu, c’est filmé comme à l’école, les décors sont au milimètre, rien ne dépasse, les dialogues sont souvent hilarants, mais tout ça raconte une histoire, les personnages se découvrent lentement, ils prennent de la dimension avec le temps, et les répétitions sont rares. Quelques « running gags » pour les habitués, enfin pour ceux qui ont réussi à dépasser le cinq premiers épisodes, un peu mous du genou. Lentement, les auteurs finissent par parler d’eux, ils règlent leurs comptes au travers des personnages, les studios en prennent plein la gueule, le p’tit minet, un gars du peuple, montre avec le temps une force de caractère intéressante, il ne veut pas se compromettre, il a une idée de ce qu’il veut faire, ou pas, et plusieurs fois, il doit s’opposer aux directeurs de studios. Par son frère, un acteur un peu râté, on découvre la violence du niveau inférieur, les castings à l’arrache, les agents immoraux et surtout l’inanité de la presse professionnelle (« Variety » prend cher). Une série qui parle d’elle-même avec une grande liberté, la critique d’Hollywood est sévère, justifiée par l’exemple, construite, c’est un pamphlet qui prend le temps de son propos, bref c’est drôle, bien écrit et intéressant. Ça ne vaut pas « The Office », mais n’oublions pas que c’est une série américaine, qui, en fait, par la critique, justifie l’existence de tout ce système d’exploitation en montrant qu’il autorise la critique. C’est beau, c’est américain, et c’est d’une perversion exquise.
5.16.2007
Les anj'ôleurs

Poésie d'amour en tête à tête au Musée national du Moyen Age le samedi 19 mai 2007 à partir de 19h45 et jusqu'à 22h45 (entrée libre)
Un Anj'ôleur ou une Anj'ôleuse vous choisira ! Tirez une carte, laissez-vous bander les yeux, et, en tête à tête, ce Cupidon contemporain vous susurrera une déclaration d'amour choisie au coeur des plus beaux poèmes du monde entier. Les Anj'ôleurs dérangent, troublent, ils seront les messagers de l'intime.
Création de La Comédie des Anges
http://www.comediedesanges.com/anjoleurs.htm
Conception : C. Bellanger
Avec: Céline Bellanger, Florence Cabaret, Olivier Deville, Michel Duchemin
Costumes: Fabienne Desfleches
Maquillage: Isabelle Darde
Photos : Olivier Ouadah
Des poèmes d'amour de Christine de Pizan, Hadewijch d'Anvers, Charles d'Orléans, Hildegarde de Bingen, Louise Labé, Ronsard, Marceline Desbordes-Valmore, Marguerite de Valois, Aragon, Eluard, Verlaine, Hugo, Musset, Tagore, Andrée Chedid, Pablo Neruda, Alphonse Allais, Jean Senac, André Velter, Renée Vivien, Georges Jean, Bernard Mazo, Ibn Zaydun, Ibn Al-Labbâna, Khosrovâni, Beroalde de Verville, des Anonymes...
Durée : 4 passages de 30 minutes
Samedi 19 mai à partir de 19h45
Musée national du Moyen Âge
6 place Paul Painlevé 75005 Paris
Métro Cluny-La Sorbonne / Saint-Michel / Odéon
Bus n° 21 - 27 - 38 - 63 - 85 - 86 - 87
RER Ligne C Saint-Michel / Ligne B Cluny-La Sorbonne
Une partie socialiste
Revenons à nos fondamentaux. Trois grands courants au PS. Le plus important, le courant légitimiste, a porté Melle Royal, faute de combattant. Le second, le courant dit « Social-démocrate », est représenté par M. Strauss-Kahn. Le troisième, que j’ose à peine appeler courant, est celui des sociaux républicains, dont émerge M. Fabius. En poids, on peut évaluer ça à 60-25-15, si l’on se réfère aux primaires organisées pour désigner la candidate aux présidentielles. Il est utile d’avoir ça en tête quand on écoute ou lit les déclarations des uns et des autres. Melle Royal n’a pas trop à se torturer, elle doit simplement garder le cap, ne pas trop perdre, et pour elle, le tour sera joué. L’aile droite pense pouvoir utiliser la limaille bayrousienne pour se donner un peu plus de poids. Quant à l’aile gauche, à part regarder et compter les points.
Deux grandes perspectives à mon sens. Soit le PS constitue des ponts vers les partis proches, soit il pratique l’encadrement de ces partis. La première méthode est la plus simple, il suffit de simples accords politiques avec la gauche non gouvernementale et avec la droite écologique, libérale et bayrousienne. Ça ne mange pas de pain, ça oblige les alliés et ça laisse certains discours se développer librement. A première vue, cela semble en bonne voix, même si ça rechigne un peu côté LCR. Ça ressemble à du jospinisme old school, et ça évite les dégats. Par contre, cela peut empêcher les minoritaires du PS de prendre le Bureau National d’assaut. Le deuxième méthode est plus complexe, mais elle peut intéresser ceux qui veulent un peu ouvrir les fenêtres du PS, histoire de faire des courants d’air.
Les échanges de cadres, ça marche bien quand on a gagné les élections, ça permet de détendre ceux qui n’ont pas de poste, ça permet de bien faire circuler la parole du parti majoritaire et puis c’est un moyen de contrôle particulièrement efficace. Melle Royal, comme Perrette, avait déjà bien planifié ces petits arrangements. En temps de défaite, ça ressemble comme deux gouttes d’eau à des défections (oubliez Mrs B.K. et E.B.), mais cela permet à peu de frais de rameuter des troupes, de créer des liens entres les différents partis et les différents courants, et à terme de finlandiser les partis trop fragiles et les courants trop faibles. Il faut en passer par un semblant de délitement des partis ou courants les plus forts, jusqu’à ce que le rappel retentisse. Ce moment-là peut être celui qu’attendent les sociaux libéraux du PS, car il suffit d’une fois paraître le plus fort pour que viennent à soi les vieux canotiers du marigot, les braves légitimistes.
A droite, on va vers le chef, à gauche, on suit le mouvement, de l’Histoire évidemment.
Deux grandes perspectives à mon sens. Soit le PS constitue des ponts vers les partis proches, soit il pratique l’encadrement de ces partis. La première méthode est la plus simple, il suffit de simples accords politiques avec la gauche non gouvernementale et avec la droite écologique, libérale et bayrousienne. Ça ne mange pas de pain, ça oblige les alliés et ça laisse certains discours se développer librement. A première vue, cela semble en bonne voix, même si ça rechigne un peu côté LCR. Ça ressemble à du jospinisme old school, et ça évite les dégats. Par contre, cela peut empêcher les minoritaires du PS de prendre le Bureau National d’assaut. Le deuxième méthode est plus complexe, mais elle peut intéresser ceux qui veulent un peu ouvrir les fenêtres du PS, histoire de faire des courants d’air.
Les échanges de cadres, ça marche bien quand on a gagné les élections, ça permet de détendre ceux qui n’ont pas de poste, ça permet de bien faire circuler la parole du parti majoritaire et puis c’est un moyen de contrôle particulièrement efficace. Melle Royal, comme Perrette, avait déjà bien planifié ces petits arrangements. En temps de défaite, ça ressemble comme deux gouttes d’eau à des défections (oubliez Mrs B.K. et E.B.), mais cela permet à peu de frais de rameuter des troupes, de créer des liens entres les différents partis et les différents courants, et à terme de finlandiser les partis trop fragiles et les courants trop faibles. Il faut en passer par un semblant de délitement des partis ou courants les plus forts, jusqu’à ce que le rappel retentisse. Ce moment-là peut être celui qu’attendent les sociaux libéraux du PS, car il suffit d’une fois paraître le plus fort pour que viennent à soi les vieux canotiers du marigot, les braves légitimistes.
A droite, on va vers le chef, à gauche, on suit le mouvement, de l’Histoire évidemment.
Re-écrire
Je suis retombé dans un de mes vieux travers habituels. Trois fois rien, mais quand ça s’impose à moi, j’ai du mal à aller contre. Une manière d’utiliser le temps, très spécifique, et que l’on rencontre souvent de nos jours. Il suffit que je m’absorbe dans une contemplation quelconque, et voici le temps qui se désagrège. Il file, réellement, il disparaît, évanouie dans un maelström. Ça peut être un jeu, un site, une occupation dont la finalité est entièrement enkysté dans le temps qu’il occupe. Et rien n’en sort. Un temps morcelé, aux dimensions d’un espace virtuel, derrière lui, et qui l’envahit entièrement. Pour en sortir de ce temps, si bien balisé, il faut une rupture, une faille qu’il faut écarter, et passer au travers, la tête la première. Car ce temps reconstitue un utérus, une temporalité utérine désangoissante, certe, mais morbide, car ce temps volé vient s’opposer ensuite, il se met entre moi et ma vie réelle, celle de la pluie sur la peau, des paroles échangées et du simple ennui d’avoir trop de temps à soi. Il suffit d’un moment qu’on saisit au bond pour retrouver son bon vieux temps, celui où les mots marquent la journée, des petites pierres le long du chemin.
4.26.2007
Rose + Bleu = ?
Pas d'analyse, pas de revendication, pas de perspective, même pas de critique, juste un profond malaise. Même pas de honte, ou de déception, que pouvait-on attendre de ce PS-là? Le ticket Royal/Bayrou, un ticket à l'italienne, la troisième voie version latine, un hélio-blairisme... Que dire? Je voterai contre Sarko. Dès que ma nausée se sera un peu calmée, je regarderai tout ça d'un peu plus près.
4.25.2007
Friday Night Light ou Le Pen marque un Touchdown
L’idée est simple. Il y a une petite ville du Texas, Dillon. Une équipe de Football, les Panthers, un tournoi et des gens autour. C’est filmé à la manière des séries qui marchent bien en ce moment, caméra à l’épaule et tout et tout. Et honnêtement, au début, ça va. Le récit se met en place, c’est vraiment bien fichu, les personnages sont très écrits, les situations plutôt classiques mais on ne s’ennuie pas. Alors, on rentre bien dedans. Et peu à peu, y’a des trucs qui remontent. Tout le blabla cul béni habituel, on est Texas, y’a que des bouseux, ça pue le Christ partout et les bonnes intentions, les femmes sont pomponnées et organisent des soirées de voisinage, ou pour l’Eglise ou encore pour l’équipe de Foot. Bon, c’est naze mais ça va. Le coach, joué avé l’assent du coin, est pris dans la tourmente, sa popularité dépend des matches perdus ou gagnés, mais il fait son boulot quoi. Et il déchire bien. D’ailleurs l’acteur est bon, ce qui ne gâche rien.
Oui mais ce qui remonte c’est quoi ? Ben disons qu’au départ, le Quaterback (le Zidane local) se fait déchirer en un tampon et se retrouve en chaise roulante. Il a une copine, une cheerleader (les mecs font du Foot et les gonzesses du pompom), qui le trompe avec un autre joueur. On ne fait pas ça dans une petite ville. La pov’ cocotte se retrouve en quarantaine, elle traverse un purgatoire assez ignoble, mais elle s’en sort. Y’a pas de quoi fouetter trois pattes à un canard ! Et bien oui, et pire encore. Voilà comment ils ont procédé ces salopiots : faute, purgatoir, retour en grâce. Et ça, tout le temps. Parce que le Christ est là, il a créé le péché pour permettre le repentir.
J’en ai bouffé 11 des épisodes. C’est pas rien. Je sais m’obstiner parfois. Mais le moment où la pompom girl revient en grâce, j’ai eu les larmes aux yeux et une pensée pour ces petits américains qui bouffent cette merde et qui reproduiront, peut-être, plus tard ces belles idées quand ils rencontreront des problèmes, ou tenteront de réconforter quelqu’un. Au moins c’est clair, pas nuancé pour deux sous, t’as les chakras bien ouverts devant ces séries et te voilà défoncé par toutes ces conneries. Le rire ouvre l’esprit, Le Pen s’en servait pour faire passer ses saletés, là c’est l’émotion qui t’ouvre en deux pour te barbouiller entièrement. C’est presque, par excellence, la série fascisante à voir, un carnet en main.
Oui mais ce qui remonte c’est quoi ? Ben disons qu’au départ, le Quaterback (le Zidane local) se fait déchirer en un tampon et se retrouve en chaise roulante. Il a une copine, une cheerleader (les mecs font du Foot et les gonzesses du pompom), qui le trompe avec un autre joueur. On ne fait pas ça dans une petite ville. La pov’ cocotte se retrouve en quarantaine, elle traverse un purgatoire assez ignoble, mais elle s’en sort. Y’a pas de quoi fouetter trois pattes à un canard ! Et bien oui, et pire encore. Voilà comment ils ont procédé ces salopiots : faute, purgatoir, retour en grâce. Et ça, tout le temps. Parce que le Christ est là, il a créé le péché pour permettre le repentir.
J’en ai bouffé 11 des épisodes. C’est pas rien. Je sais m’obstiner parfois. Mais le moment où la pompom girl revient en grâce, j’ai eu les larmes aux yeux et une pensée pour ces petits américains qui bouffent cette merde et qui reproduiront, peut-être, plus tard ces belles idées quand ils rencontreront des problèmes, ou tenteront de réconforter quelqu’un. Au moins c’est clair, pas nuancé pour deux sous, t’as les chakras bien ouverts devant ces séries et te voilà défoncé par toutes ces conneries. Le rire ouvre l’esprit, Le Pen s’en servait pour faire passer ses saletés, là c’est l’émotion qui t’ouvre en deux pour te barbouiller entièrement. C’est presque, par excellence, la série fascisante à voir, un carnet en main.
Libellés :
Christ,
Friday Night Light,
Le Pen,
Texas
4.24.2007
The Shield ou les malheurs de la virtu
Ouais ! C’est ma série. Sixième saison, on est en plein dedans. Un commissariat tout pourri dans Farmington, un quartier malfamé de Los Angeles, un latino qui reprend une équipe en plein désarrois, un groupe d’intervention musclé commandé par un flic qui fait son biz avec les mafias locales. Ce caïd c’est le cœur de la série. Si bien que l’acteur qui le joue en est devenu le producteur (Michaël Chiklis, la Chose dans le minable « Les Quatre Fantastiques »). Parce que le personnage est bon, très bon. Et l’acteur a ses moments. Et puis y’a un vrai climat, des histoires croisées, des gars pas nets, des gonzesses parfois flippantes. Glenn Closed débarque, saison trois, dans cet univers sordide en remplacement du précédent commissaire, un latino vérolé prêt à tout pour un poil de pouvoir. Et saison quatre, Forrest Whitaker explose tout, dès qu’il apparaît, l’ambiance déjà bien malsaine devient irrespirable.
Ça fait du bien de voir une série sans complexes, qui ne fait pas la morale mais qui tente d’apporter un peu de nouveauté au genre. Une série sombre dont on sait que nul ne sortira indemne. Y’a pas d’espoir là-dedans, juste s’en sortir le moins mal possible. L’Amérique de Bush-Reagan ? On est dedans, mais à aucun moment ses valeurs ne sont mises en avant. C’est l’Amérique du fond du puits. Dans cette Amérique, entrer dans un hôpital c’est faire un crochet sur la route du cimetière, seuls les plus forts peuvent s’en sortir, mais uniquement sur le dos des plus faibles. Y’a parfois une petite loupiotte au fond, un bout du tunnel qui apparaît. C’est pas trop clair, mais on peut y arriver, un peu cradingue, pas trop fier de soi, mais ça reste possible.
Tu peux compter sur ta force, mais seul, ça sert à rien, le courant est trop fort, faut s’y mettre à plusieurs. Le mariage ? Rien à attendre de ce côté, le seul couple qui résiste est infréquentable et sent le soufre. Le boulot ? Un vrai coupe-gorge, une usine d’équarrissage, et même les plus vertueux ont toujours les pieds dans la merde. Alors être un surhomme ? Même pas, mais ça aurait pu marcher, on est parfois à la limite d’y arriver, mais arriver à quoi ? C’est la solitude au bout du tunnel, la vraie. L’amitié ? Bingo ! La seule chose qui arrive à sauver les personnages de cette série, c’est la force de l’amitié, un lien puissant, incorruptible, ou presque, car quand on oublie ça, on sombre, et là, c’est le drame.
The Shield est filmé caméra sur l’épaule, avec des angles parfois très cavaliers, un peu comme dans la série néo-fasciste « NYPD Blues », mais avec beaucoup plus de talent. Le spectateur est dans tous les drames, immergé, impossible de s’en sortir, la distance est presque nulle, je dis presque parce qu’avec le temps, on s’y fait, on gagne en distance, la force de l’habitude. Mais le réa est un petit malin, il invente constamment, et parfois ça devient une série de « Héhé ! Tu l’avais pas vue venir celle-là ? », la caméra devient un acteur du récit, elle est elle-même écrite, c’est un personnage à part entière. Et ça, c’est très fort.
Ça fait du bien de voir une série sans complexes, qui ne fait pas la morale mais qui tente d’apporter un peu de nouveauté au genre. Une série sombre dont on sait que nul ne sortira indemne. Y’a pas d’espoir là-dedans, juste s’en sortir le moins mal possible. L’Amérique de Bush-Reagan ? On est dedans, mais à aucun moment ses valeurs ne sont mises en avant. C’est l’Amérique du fond du puits. Dans cette Amérique, entrer dans un hôpital c’est faire un crochet sur la route du cimetière, seuls les plus forts peuvent s’en sortir, mais uniquement sur le dos des plus faibles. Y’a parfois une petite loupiotte au fond, un bout du tunnel qui apparaît. C’est pas trop clair, mais on peut y arriver, un peu cradingue, pas trop fier de soi, mais ça reste possible.
Tu peux compter sur ta force, mais seul, ça sert à rien, le courant est trop fort, faut s’y mettre à plusieurs. Le mariage ? Rien à attendre de ce côté, le seul couple qui résiste est infréquentable et sent le soufre. Le boulot ? Un vrai coupe-gorge, une usine d’équarrissage, et même les plus vertueux ont toujours les pieds dans la merde. Alors être un surhomme ? Même pas, mais ça aurait pu marcher, on est parfois à la limite d’y arriver, mais arriver à quoi ? C’est la solitude au bout du tunnel, la vraie. L’amitié ? Bingo ! La seule chose qui arrive à sauver les personnages de cette série, c’est la force de l’amitié, un lien puissant, incorruptible, ou presque, car quand on oublie ça, on sombre, et là, c’est le drame.
The Shield est filmé caméra sur l’épaule, avec des angles parfois très cavaliers, un peu comme dans la série néo-fasciste « NYPD Blues », mais avec beaucoup plus de talent. Le spectateur est dans tous les drames, immergé, impossible de s’en sortir, la distance est presque nulle, je dis presque parce qu’avec le temps, on s’y fait, on gagne en distance, la force de l’habitude. Mais le réa est un petit malin, il invente constamment, et parfois ça devient une série de « Héhé ! Tu l’avais pas vue venir celle-là ? », la caméra devient un acteur du récit, elle est elle-même écrite, c’est un personnage à part entière. Et ça, c’est très fort.
Carnivàle ou Sarko chez les ploucs
Le Bras et Lévy, dans Libé d’aujourd’hui, se livrent à une lecture des cartes électorales pleine d’espoir. Tout n’est pas perdu, la transition FN s’achève, Bayrou et Ségo sont complémentaires, et Sarko a déjà fait le plein de voix. Dans Carnivàle, « Le Carnaval de l’Etrange » en français, série qui paie un lourd tribut à l’esthétique Lynchéenne, une jeune femme lit les cartes à des américains écrasés par la crise (nous sommes entre les deux guerres), dans sa roulotte. Elle et sa mère, paralysée et détentrice du vrai pouvoir divinatoire, bourlinguent en Amérique profonde avec un cirque peuplé de gens vraiment étranges. Y’a du Browning là-dessous, un peu. Un des ouvriers de ce cirque se découvre une mission, sauver le monde de l’Apocalypse personnifiée par un cureton méthodiste qui se sent l’âme satanique.
Voilà un joli couple. Un pauvre gars qui guérit les gens en les touchant et un curé tout fou qui se prend pour un archange diabolique. Ce dernier se sert de la radio (y’avait pas la télé à l’époque) pour interpeler les âmes perdues et leur montrer le chemin de la délivrance. Il célèbre l’Amérique qui se lève tôt et qui bosse dur, et conspue ceux qui profitent du malheur des braves gens pour faire leur beurre. Il doit être arrêté dans sa mission par ce guérisseur, ce pauvre gars qui ne comprend pas trop ce qui lui arrive et ce qu’il doit faire. Un genre de pré-macchabé, véritable manager de la troupe, le guide dans la bonne voie. C’est un reste d’homme ce mec, il ne lui reste qu’un bras, le droit, il parle par énigmes mais il sait que la rencontre entre son protégé et le diable est inévitable.
Tout ça me rappelle quelque chose… J’ai trouvé beaucoup d’accents sarkozystes dans ce méthodiste complètement flippé, notamment ses homélies, car il s’adresse aux âmes perdues pour les ramener dans le droit chemin, enfin son droit chemin. J’ai pas vu la série en entier, mais je me doute bien du final, de la grande rencontre. Et là, y’aura pas de débat, ça va saigner. Si vous aimez Lynch, ça vaut le coup d’œil, et si vous voulez savoir ce qu’il risque de se passer le 6 mai, achetez Libé.
Voilà un joli couple. Un pauvre gars qui guérit les gens en les touchant et un curé tout fou qui se prend pour un archange diabolique. Ce dernier se sert de la radio (y’avait pas la télé à l’époque) pour interpeler les âmes perdues et leur montrer le chemin de la délivrance. Il célèbre l’Amérique qui se lève tôt et qui bosse dur, et conspue ceux qui profitent du malheur des braves gens pour faire leur beurre. Il doit être arrêté dans sa mission par ce guérisseur, ce pauvre gars qui ne comprend pas trop ce qui lui arrive et ce qu’il doit faire. Un genre de pré-macchabé, véritable manager de la troupe, le guide dans la bonne voie. C’est un reste d’homme ce mec, il ne lui reste qu’un bras, le droit, il parle par énigmes mais il sait que la rencontre entre son protégé et le diable est inévitable.
Tout ça me rappelle quelque chose… J’ai trouvé beaucoup d’accents sarkozystes dans ce méthodiste complètement flippé, notamment ses homélies, car il s’adresse aux âmes perdues pour les ramener dans le droit chemin, enfin son droit chemin. J’ai pas vu la série en entier, mais je me doute bien du final, de la grande rencontre. Et là, y’aura pas de débat, ça va saigner. Si vous aimez Lynch, ça vaut le coup d’œil, et si vous voulez savoir ce qu’il risque de se passer le 6 mai, achetez Libé.
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