<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570</id><updated>2012-01-29T13:06:39.901+01:00</updated><category term='Ensemble tout devient possible'/><category term='Sarkozy'/><category term='mediapart.fr'/><category term='House MD'/><category term='Diary of the Dead'/><category term='bush'/><category term='Greys anatomy'/><category term='élections'/><category term='Romero'/><category term='Ecrire'/><category term='Carnivàle'/><category term='Journalisme'/><category term='bayrou'/><category term='The Shield'/><category term='maroc'/><category term='American Gladiators'/><category term='schizophrénie'/><category term='la question humaine'/><category term='Gabriel Byrne'/><category term='aliénation'/><category term='Vélib&apos;'/><category term='Panafieu'/><category term='royal'/><category term='Nicolas'/><category term='Zizek'/><category term='Dopage'/><category term='Révolutions arabes'/><category term='Le Pen'/><category term='Curb your enthusiasm'/><category term='Rodrigo Garcia'/><category term='Tour de France'/><category term='municipales 2008'/><category term='credit default swap'/><category term='Todd'/><category term='Obama'/><category term='Bilalian'/><category term='myspace'/><category term='PS'/><category term='élection'/><category term='Canard enchaîné'/><category term='Clinton'/><category term='Vinokourov'/><category term='Le Bras'/><category term='David'/><category term='Delanoë'/><category term='Internet'/><category term='temps'/><category term='Lévy'/><category term='M6'/><category term='Dr House'/><category term='Le tour'/><category term='Ricco'/><category term='Sarkin Sybol'/><category term='In treatment'/><category term='meetic'/><category term='instant'/><category term='Le vrai canard'/><category term='gauche'/><category term='réification'/><category term='Texas'/><category term='Mohamed VI'/><category term='taxinomie'/><category term='paris'/><category term='Christ'/><category term='Libération'/><category term='Docteur House'/><category term='présidentielles'/><category term='antisémite'/><category term='Jean'/><category term='Dati'/><category term='Hymen'/><category term='Edwy Plenel'/><category term='Lynch'/><category term='Terroriste'/><category term='Friday Night Light'/><category term='Information'/><category term='idéologie'/><title type='text'>Nuits de paresse</title><subtitle type='html'>Tous les jours (ou presque) depuis juin 2005 j'écris pour le site de mon paternel des papiers d'humeur. Je passe mes nuits à lire la presse, en professionnel, et parfois elle m'inspire quelques réflexions. Bref, c'est un exercice de maintien intellectuel agréable et nécessaire. Vous ne lirez ici qu'une partie d'entre eux, les autres sont sur www.balat.fr</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>213</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-6848143627159421188</id><published>2011-03-10T10:30:00.002+01:00</published><updated>2011-03-10T10:38:37.019+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='M6'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Révolutions arabes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maroc'/><title type='text'>Mohamed VI - le Grand Récupérateur, par Hakima oum Loubna</title><content type='html'>Le Roi Récupérateur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec cette révolution de palais du 9 mars , toute la bourgeoisie dite nationale (quand elle n'est que le porte drapeau du capitalisme libéral) va faire la fête!&lt;br /&gt;Alors qu'elle ne fait que récolter ce qu'elle n'a pas semé:c'est le mouvement insurrectionnel radical qui s'est déployé dans les petites villes, (elles ont brûlé des lieux de pouvoir et de marchandises ce qui n'a pas été le cas dans les grandes villes) qui l'a fait sans elle&lt;br /&gt;Alors qu'elle n'est que la fille des classes dominantes des lendemains qui déchantent de l'Indépendance, "qui-ne-sont-indépendantes-que-de-leurs-propres-masses."&lt;br /&gt;Alors que les humiliés-exploités par elle d'abord se sont mis à ne plus avoir peur du despotisme, à se dégager de la Servitude volontaire qui les plombait, à ne plus craindre ni le Makhzen, ni le roi qui symbolise cette classe avec toutes ses générations [C'est qu'il est"Le" Capitaliste libéral par excellence, mais faut dire aussi, l'un des seuls à déclarer l'ensemble de ses salariés, à ne pas les payer au dessous du famélique SMIG, à l'inverse de la majorité des PME qui pratiquent l'abus des biens sociaux systématique]&lt;br /&gt;Certes cette classe qui a tout eu sans jamais se battre, devait laisser au Palais les meilleures "affaires"....Mais ce n'était que le "juste prix" du parapluie royal et de sa permissivité infinie devant les abus de biens sociaux, que cette classe capitaliste arabo-berbère pratique en toute impunité:Plus que jamais la phrase qui affirme que le capitaliste ne paie rien malgré les apparences est vraie dans ce système. Cette classe on ne saurait le zapper, s'est constituée depuis la pseudo-indépendance et s'est engraissée sous le parapluie de Sa Majesté. Rien à voir avec la classe capitaliste issue de la Révolution de1989. La nôtre, a eu TOUS les avantages sans aucun inconvénient C'est pourquoi encore une fois cette " révolution constitutionnelle du Palais", de ce 9 mars est bien au goût de cette classe. Mohamed VI en Royal Récupérateur lui a donné "djaja b-kammounha" tout en sauvant et sa royauté et ses entreprises capitalistes hypersophistiquées : Le plus grand capitaliste du pays sauve toute la classe! C'est effectivement un coup de maître à divers titres:&lt;br /&gt;- il dame le pion à son soi-disant rouge cousin&lt;br /&gt;- il récupère la rébellion&lt;br /&gt;contre la soumission, el-boussan del yeddin", &lt;br /&gt;contre la servitude devant l'Autorité et les boss, &lt;br /&gt;contre l'humiliation instituée de tous ceux qui ont besoin de travailler pour survivre&lt;br /&gt;contre la survie de tous l qui ne trouvaient d'issue qu'en humiliant le subalterne&lt;br /&gt;- Et donne à tous les autres rois d'Orient "la"leçon de la Grande Récupération pour barrer la route définitivement à Autre chose de véritablement "grand"et dont tout dirigeant despotique ou capitaliste a peur Nous ne pouvons oublier cette affirmation de Rosa Luxembourg:" "Quand les masses ont mal au ventre, les dirigeants ont la diarrhée". De nos jours, elles n'ont pas seulement mal au ventre mais mal partout et surtout dans leur karamthoum. Cette classe capitaliste arabo-berbère -qui-n'a-jamais-fait"sa" révolution"ne connait que la "Jouissance"à laquelle elle croît avoir droit et comme dit le bon peuple"Avec l'Indépendance pour laquelle elle, n'a pas pris les armes, elle a reçu "sfenja b-3ssalha"   Exploiteuse, voleuse, humiliante qui ignore TOUT de cette masse d'en bas(toutes générations confondues, rappelons le plus que jamais) même quand elle développe ses paternalismes "islamipolyformes" et "ta3mel-el kher" ou crée toutes sortes d'organismes soi-disant non gouvernementaux, (les véritables "non gouvernementaux" sont quasi nulles, comme partout ailleurs.&lt;br /&gt;C'est pourtant sur le dos de ceux là que cette classe capitaliste"moderne" avec le Palais à sa tête gagne "encore", ce 9 mars 2011! Sans rien faire, elle a enfin les réformes constitutionnelles qu'elle souhaite sans jamais se battre pour elles Mais nous savons bien que la meilleure constitution, même concoctée sous l'égide du ô combien sérieux Mannouni ne pourra jamais être mieux que celle reconnue la meilleure par tous les historiens et les constitutionnalistes: celle de Staline! Cette classe qui a trouvé en M6 son meilleur défenseur et le plus grand récupérateur du tsunami soulevé par les masses de la minuscule "Tunisie-sans pétrole-ni phosphate"et qui déferle sur cette partie du monde pour le moment . Encore une fois elle récupère de la pure " jouissance" sur le dos de ceux qui ont été tués le 20 février au soir, que ce roi a zappé en ne parlant que des"jeunes" comme si les luttes de classe pouvaient être voilées par des différence d'âge, comme si les enfants des nantis privilégiés avaient les mêmes intérêts que les enfants de leur personnel domestique !!!  Alors? Et maintenant? Bin "tout reste à faire". Car les récupérateurs de ce tsunami soulevé par les exclus tunisiens (toutes générations confondues) sont "modernes et variés": Politiques, intellos, bourgeois éclairés, islamisants charitables, tous ces donateurs de moutons de l'3id, ( pour transformer ainsi les exclus en moutons ?), parlementaires affairistes, militants de gôche, tous ces commis de l'Etat quelque soit leur petite idéologie et qui ont trempé leur doigt dans le miel du Makhzen, capitalistes modernes liés nécessairement à la Banque Mondiale et à sa politique de rigueur qui enrichit le petit nombre scandaleusement et appauvrit le plus grand nombre partout. Bref… Encore un effort si nous voulons aller jusqu'aux ultimes conséquences de l'éradication de la Servitude Volontaire. Le résultat sera notre création et elle se cherche dans la vigilance soutenue et permanente&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-6848143627159421188?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/6848143627159421188/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=6848143627159421188' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/6848143627159421188'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/6848143627159421188'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2011/03/le-roi-recuperateur-par-hakima-oum.html' title='Mohamed VI - le Grand Récupérateur, par Hakima oum Loubna'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-2034016578726724466</id><published>2010-06-22T15:58:00.003+02:00</published><updated>2010-06-22T16:02:02.269+02:00</updated><title type='text'>L’équipe de France a un problème d’inscription</title><content type='html'>Une équipe nationale est une « institution » qui travaille sur une surface. Dans ce cas, un terrain de football. Les différents acteurs sur une surface entament des relations particulières, obéissent aux mêmes règles et sont confrontés à une autre équipe. A ce jeu, n’importe qui pourrait jouer, pourtant dans ce cas, ce ne sont que des joueurs professionnels (ils pourraient également être amateurs, puisque ce sport est un sport amateur) qui représentent non pas une nation mais qui agissent pour le compte d’une fédération qui a une délégation de service public. Ce n’est pas la France qui joue, mais des représentants de la Fédération Française du Football Amateur. Or dans ce jeu d’équipe, le sens même du mot équipe est équivoque. Ce ne sont pas des personnes réunies pour une épreuve (comme on parlait d’équipée) qui vont jouer leur partie, mais une institution qui est représentée au travers des personnes qui ont été réunies. Je pourrais presque comparer l’équipe de France à un jury d’assise. D’ailleurs, le caractère impérieux de la représentation et de ses obligations est rappelé depuis quelques temps ad nauseam.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui m’intéresse avant tout dans l’affaire qui va s’achever dans quelques heures, c’est l’incapacité de cette équipe à inscrire. Il est évident que depuis quelques temps, non seulement, l’équipe n’arrive plus à construire du jeu (comme on dit) mais également à inscrire des buts. Cette incapacité à inscrire peut se comprendre de différentes façons. Les analyses sportives ont été nombreuses, mais ce qui m’a mis la puce à l’oreille, c’est cette feuille froissée lue par le sélectionneur encore en poste le jour de la grève (de l’entraînement) des joueurs. L’équipe de France est en manque de scribe. Le rôle d’un sélectionneur est d’inscrire la parole de l’équipe sur le terrain, de lui permettre de s’exprime, comme on dit, par son jeu, mais également de parler à la place des joueurs, de dire ce qu’ils ne peuvent pas dire puisque, je le rappelle, ils sont des représentants. Mais depuis quelques temps, l’équipe était muette. Il a fallu que des paroles qui n’auraient pas dû sortir de l’équipe soient inscrites par d’autres scribes pour que l’équipe se mette à inscrire, pas sur le bon support encore, mais j’espère que ça ne saurait tarder.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut s’amuser pour pouvoir inscrire. Ben jusqu’à présent, on s’est bien fait chier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-2034016578726724466?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/2034016578726724466/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=2034016578726724466' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/2034016578726724466'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/2034016578726724466'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2010/06/lequipe-de-france-un-probleme.html' title='L’équipe de France a un problème d’inscription'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-4285887175230113625</id><published>2009-07-19T17:52:00.001+02:00</published><updated>2009-07-19T17:52:59.180+02:00</updated><title type='text'>Des vallons sans valeurs</title><content type='html'>Une semaine assez bizarre durant laquelle un sprinter a gagné une étape de montagne, le peloton s’est retrouvé bouché des oreillettes, des échappées se sont échappées comme ça, au cas où, et qui s’achève dans un hurlement de hyène qui masquent les glapissements d’un vieux renard fourbu. J’ai bien fait de bosser comme un petit fou, j’ai rien loupé. Par contre la semaine qui vient, je vais perdre en efficacité ; les Alpes ont débarqué sur le Tour et le Tour n’est pas près d’en finir avec elles. Trois étapes de hautes montagnes, un contre la montre et une étape on va dire intermédiaire, jusqu’au Mont Ventoux ; puis la balade jusqu’à Paris. Samedi si les écarts sont aussi serrés qu’aujourd’hui en bas de la dernière côte du Tour, ça fera un beau pestacle. Ça tombe bien, je ne bosserai pas ce jour-là. J’espère que les jeunes loups vont montrer les crocs. Ça me fait penser tout ça à une nouvelle de Jack London, « Un steak », qui raconte le dernier combat d’un vieux boxeur qui comprend en descendant abattu du ring pourquoi le vieux qu’il avait battu dans sa jeunesse avait un regard si triste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’attends le dernier regard d’Armstrong avec une certaine émotion.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-4285887175230113625?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/4285887175230113625/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=4285887175230113625' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/4285887175230113625'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/4285887175230113625'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2009/07/des-vallons-sans-valeurs.html' title='Des vallons sans valeurs'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-7576216771725829270</id><published>2009-07-11T13:32:00.004+02:00</published><updated>2009-07-11T13:36:44.854+02:00</updated><title type='text'>Parmi les trouées</title><content type='html'>Du fait d’un rythme de travail excessivement excessif, je ne suis les étapes du Tour qu’à proximité de leurs arrivées. Je n’ai pas la chance d’en voir le ventre mou, ces moments qui préparent le délicieux final qui voit souvent le peloton fondre sur les rares échappés et se déchirer sur un dernier coup de rein, moment autrement appelé le sprint final. J’ai assisté avec un je ne sais quoi de nostalgie à l’échec de Millar sur les avenues de Barcelone, un coureur dopé jusqu’à l’os mais qui représente cette petite noblesse du Tour qui a fait Sa gloire. Millar avalé, il me fallait attendre le lendemain. Au cas où. Je n’ai pas été déçu. Un p’tit jeune qui tente sa chance, de loin, puis qui fausse compagnie à ses camarades d’échappée en toute désinvolture. Et qui gagne. Et qui endosse le maillot à pois. Une première victoire en pro. Il en gagnera peut-être d’autres, s’il a la chance de se fournir chez les gros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Justement, je me disais en voyant l’étape d’hier, que ce Tour était devenu une compétition qui ne pouvait plus se gagner qu’en équipe. Un homme seul n’en sera plus capable, quelle que soit sa force. Spencer doit s’en retourner dans sa tombe. Avant Hinault, c’était le temps des aristocrates, des meilleurs, le temps des efforts solitaires et du dépassement de soi, on parlait de bras de fer, de lutte à couteaux tirés, d’affrontements… Depuis le fade Delgado et ses continuateurs (Indurain, Armstrong), des gens sans aucune classe, aucun talent particulier, des rouleurs de côte comme le métier en chie dix par jour, qui ne gagnent rien d’autre que le Tour, se sont les équipiers qui font tout le travail pour leur « leader » (c’est un anagramme ça). L’étape d’hier, disais-je, m’a redonné le sourire. Bien qu’elle surpasse ses poursuivantes, l’équipe Astana a deux leaders. Le second, je passe dessus. Le premier est plus intéressant. Déjà vainqueur des trois grands Tours, d’une classique, d’un championnat et de quelques tours secondaires, il s’est affirmé par ses changements d'équipe intempestifs comme un véritable mercenaire, sans aucune foi, qui ne compte que sur lui-même pour surpasser les autres. Un homme sans aucune intégrité, mais qui a du style. Bref, un champion qui ouvre peut-être un nouveau chapitre du tour. Le blaireau et le panda doivent jubiler, quel animal serait ce Contador ? La hyène serait pas mal, pourtant… Peut-être avez-vous une idée ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-7576216771725829270?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/7576216771725829270/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=7576216771725829270' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/7576216771725829270'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/7576216771725829270'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2009/07/parmi-les-trouees.html' title='Parmi les trouées'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-6226791451347448006</id><published>2009-07-08T20:39:00.000+02:00</published><updated>2009-07-08T20:40:02.934+02:00</updated><title type='text'>Y’a encore des pros en ville</title><content type='html'>A y regarder d’un peu plus près, ce qui s’est passé aujourd’hui sur le tour ne devait plus arriver. En temps normal, quand y’a un boss dans le peloton, qu’une équipe domine et que les sprinters ont des fourmis dans les jambes, un coureur seul ne devrait pas gagner une étape quand l’avant-garde lui suce presque la roue. Ben parfois, y’a des p’tits gars qui arrivent encore, sans se péter les dents, à faire la nique à la grosse douzaine de formations qui aboient à ses talons. Ça fait plaisir. C’est pour ça qu’on regarde encore le tour, pas parce qu’on est au chômedu ou à la retraite ou trop gamin pour avoir un taf, mais pour partager le bonheur d’un type tout seul qui dandine son fion devant plus de cent cinquante coureurs, cinq cent bagnoles et trois milles camions. En sus, c’est pas un cador, un nobliau à poils durs, une star, mais un gars qu’a bossé parce qu’il sait pas faire grand-chose d’autre. C’est con, mais ça se fait comme ça le Tour, par le bas. Bon, après ça s’écrit par le haut, mais ça c’est une autre histoire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-6226791451347448006?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/6226791451347448006/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=6226791451347448006' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/6226791451347448006'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/6226791451347448006'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2009/07/ya-encore-des-pros-en-ville.html' title='Y’a encore des pros en ville'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-4714993583730945906</id><published>2009-07-07T18:07:00.003+02:00</published><updated>2009-07-07T21:12:56.035+02:00</updated><title type='text'>Un tour qui ne manquera pas de piquant</title><content type='html'>Silencieusement, j’ai regardé les premières étapes du Tour. Après un passage un peu poussif sur Sainte Dévote et quelques lacets sur les bords de la Piscine, la caravane (qui est depuis bien longtemps un TGV) s’est lancée sur la piste de sa « toison d’or », comme on dit quand on a des lettres. Et que croyez-vous qu’il advint ? Attirés par l’odeur, un vieux renard texan et sa compagnie cosaque (ou Kazakhe, je ne sais plus) rognent goulument les pans de la parure que la divine providence leur aura mis sous le museau. Entre eux et la victoire, il reste ce qui fait la gloire et l’honneur de ces combats des temps modernes, c’est-à-dire rien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-4714993583730945906?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/4714993583730945906/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=4714993583730945906' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/4714993583730945906'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/4714993583730945906'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2009/07/un-tour-qui-ne-manquera-pas-de-piquant.html' title='Un tour qui ne manquera pas de piquant'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-8191601139802300604</id><published>2009-02-17T23:33:00.000+01:00</published><updated>2009-02-17T23:34:13.871+01:00</updated><title type='text'>Chroniques de La Défense</title><content type='html'>Refaire les chemins de La Défense a, inévitablement, fait resurgir certains souvenirs de mes trajets passés. Alors je me souviens moi aussi. Je me souviens du petit jardin qui dominait l’Arche, celui que je traversais tous les jours et qui était occupé, les nuits d’été, par des petits groupes d’itinérants. C’était un lieu de rendez-vous, un lieu d’échange, un lieu de sociabilité. A sa place on peut trouver à présent un multiplex, dont j’ai vu la lente construction. D’abord, se furent les échafaudages, les amoncèlements de plaques, de sacs, d’outils. Puis vinrent les machines. Le jardin fut comblé. Puis des trous creusés, afin de faire communiquer les étages inférieurs avec cette plate-forme. Rapidement, il ne me fut plus permis de traverser cet espace, un labyrinthe apparut. Il fallait faire un coude, traverser le bâtiment connexe, passer quelques portes qui ne fermaient jamais. Rapidement, les fondations de ce qui est à présent achevé se remarquèrent, sur lesquelles poussèrent bien vite des murs, puis un plafond. Le labyrinthe disparut avec l’ouverture de la large allée qui à présent borde ce lieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà un souvenir de La Défense, il y avait à la place de cet ensemble de verre, d’acier et de béton un petit jardin que je traversais tranquillement les nuits d’été. C’était il y a cinq ans à peine. Je m’en suis souvenu la semaine dernière. J’avais oublié. J’avais oublié que j’avais oublié.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-8191601139802300604?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/8191601139802300604/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=8191601139802300604' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/8191601139802300604'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/8191601139802300604'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2009/02/chroniques-de-la-defense_17.html' title='Chroniques de La Défense'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-843532731926356033</id><published>2009-02-08T11:46:00.002+01:00</published><updated>2009-02-08T11:47:22.964+01:00</updated><title type='text'>Chroniques de La Défense</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Bscmmt2P2sw/SY64NVIWkpI/AAAAAAAAABk/cE9UMdHKmYo/s1600-h/Photo0075.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Bscmmt2P2sw/SY64NVIWkpI/AAAAAAAAABk/cE9UMdHKmYo/s320/Photo0075.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5300376350611640978" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Des enfants ont joué dans les travées du stade de Nuremberg. Des amoureux se sont embrassés sur le lac de Wansee. Une amie m’a raconté quelques souvenirs d’enfance à La Défense. Un ami m’a dit quel exceptionnel terrain de jeu c’était. Enfant, je jouais dans les terrains vagues autour de la maison, dans le cimetière au bout de la rue, dont je sautais le tronçon de mur qui longeait le château d’eau. La Défense dont je parle c’est aussi celle-ci, un lieu de souvenirs, un lieu imaginaire, un lieu de quotidiens, un lieu que chacun investit à sa façon. Un ami architecte en regardant certaines tours était subjugué, esthétiquement elles le touchaient. Je vois autre chose à La Défense, je vois la foule, les détritus, les chats bien gras, les dos ronds, les yeux rougis, la fatigue, l’ennui, la dureté du béton, les formes absurdes des tours qui bordent l’esplanade, les entrelacs des passerelles, l’air vicié et au petit matin, depuis la fenêtre de mon bureau le soleil qui tente de traverser la croûte du ciel parisien. J’irai en visite dans cette Défense que je ne connais pas, je prendrai ces lieux en photo, je transmettrai ce que l’on m’en aura dit. J’imagine sans aucune peine ce que l’on peut faire là-bas quand on est enfant, puis adolescent. Après, c’est une autre histoire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-843532731926356033?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/843532731926356033/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=843532731926356033' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/843532731926356033'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/843532731926356033'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2009/02/chroniques-de-la-defense_08.html' title='Chroniques de La Défense'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Bscmmt2P2sw/SY64NVIWkpI/AAAAAAAAABk/cE9UMdHKmYo/s72-c/Photo0075.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-6978519513969542217</id><published>2009-02-04T20:05:00.000+01:00</published><updated>2009-02-04T20:06:41.590+01:00</updated><title type='text'>Chroniques de La Défense</title><content type='html'>J’ai pensé un moment faire comme une amie et me lancer dans un blog sur La Défense qui la présenterait comme un lieu aux mille recoins, avec ses perspectives cachées, ses petits secrets, ses rencontres possibles. Mais je n’ai pas son œil et La Défense n’est pas le Père-Lachaise. Ici, il n’y a rien à voir, ici on traverse, on est en transit, on ne reste pas à La Défense, on ne flâne pas à La Défense, on ne s’arrête pas pour admirer la Grande Arche, elle s’admire depuis un hélicoptère ou depuis l’Arc de Triomphe ou encore depuis un plan d’architecte, on ne l’admire pas depuis ses escaliers, elle écrase malgré son vide, et très vite on finit par l’ignorer. J’ai cherché à me souvenir de ce qu’était pour moi La Défense avant d’y mettre les pieds, et j’ai dû arriver à cette conclusion qu’elle n’était rien. Je ne savais pas que cela existait, je devais connaître ce nom, mais il ne suscitait rien en moi. Il doit bien y avoir chez quelques personnes des souvenirs d’avant La Défense, d’un Puteaux de l’ancien temps, comme j’ai pu en avoir, sans les voir vécus, des souvenirs de l’ancien Montmartre ou du Perpignan d’avant guerre. Mais lorsque je regarde alentour, rien d’ancien ne subsiste, il faut pour cela aller un peu plus loin, plus au nord et atteindre Neuilly. Mais on est à la défense comme dans des mines de charbon, rien ne rappelle autre chose que le travail. Les corons locaux seraient les détritus débordant des poubelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Définitivement, il n’y a rien à voir à La Défense.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-6978519513969542217?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://jeunefilleauperelachaise.blogspot.com/' title='Chroniques de La Défense'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/6978519513969542217/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=6978519513969542217' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/6978519513969542217'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/6978519513969542217'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2009/02/chroniques-de-la-defense_04.html' title='Chroniques de La Défense'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-6269660963884825539</id><published>2009-02-03T21:32:00.003+01:00</published><updated>2009-02-03T21:34:04.716+01:00</updated><title type='text'>Chroniques de La Défense</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_Bscmmt2P2sw/SYiqL6ilj_I/AAAAAAAAABc/Ptca-MxORh0/s1600-h/Photo0056.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_Bscmmt2P2sw/SYiqL6ilj_I/AAAAAAAAABc/Ptca-MxORh0/s320/Photo0056.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5298672083270995954" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je retrouve avec une joie évidente les plaisirs de la chasse. La chasse aux mots. La chasse aux citations, aux articles pertinents, au travers de la presse. Aujourd’hui par exemple, dans Les Echos, un bel article sur le stress au travail à La Défense. Comme quoi. Une sociologue italienne a soulevé récemment un problème intéressant. Dans les années 80 est apparu un nouveau discours du maître, le discours managérial. Dans ce discours, la responsabilité du travail est transférée au salarié. Le salarié est devenu responsable de son travail, il est devenu responsable seul. Dans ce discours, il ne s’appelle plus salarié mais collaborateur, il est en première ligne, il assume la charge de son travail, il en rend comptes. Il doit donc assumer les erreurs, les fautes, l’entreprise se déresponsabilise. Mais la qualité de ce travail ne change pas, cela reste le travail de l’entreprise, ce n’est pas son travail propre, ce n’est pas son activité, c’est toujours le même travail fractionné, un travail à la chaîne, il n’y participe que partiellement. Responsabilité complète sur un travail partiel, parcellisé. Résultat, le stress du salarié augmente. Inévitablement. Il doit se justifier d’un travail qui le dépasse, qu’il ne maîtrise pas, il surinvestit. Cette surcharge l’isole un peu plus, l’oblige à s’oublier et parfois cela finit en burn out. L’inspection du travail de Nanterre a frappé fort en obligeant les entreprises à se justifier sur les conditions de travail de leurs salariés. Peu nombreux, mal équipés, sans pouvoirs importants, les inspecteurs du travail tentent tant bien que mal de faire leur boulot, celui de protéger les salariés contre ce genre de discours. Beaucoup de salariés l’ont pourtant si bien intégré qu’ils ne réagissent plus, ils prennent même le parti de leurs patrons, le parti de l’entreprise. La culture de la résistance s’est appauvrie, remplacée par une culture du résultat, une culture d’entreprise.&lt;br /&gt;La Défense est une des forges du discours du manager, un lieu d’expérimentation. J’ai en mémoire la scène de révolte dans Metropolis, au milieu des machines, des hommes et des femmes en colère qui ruent contre leurs conditions. Esthétiquement, La Défense ressemble au lieu imaginé par Lang. Peut-être qu’un jour…&lt;br /&gt;On peut toujours rêver.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-6269660963884825539?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/6269660963884825539/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=6269660963884825539' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/6269660963884825539'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/6269660963884825539'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2009/02/chroniques-de-la-defense_03.html' title='Chroniques de La Défense'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Bscmmt2P2sw/SYiqL6ilj_I/AAAAAAAAABc/Ptca-MxORh0/s72-c/Photo0056.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-7371344905960034907</id><published>2009-02-02T22:50:00.004+01:00</published><updated>2009-02-03T23:56:21.860+01:00</updated><title type='text'>Chroniques de La Défense</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_Bscmmt2P2sw/SYdq3cuUYDI/AAAAAAAAABM/1FjQ2gudyqE/s1600-h/Photo0054.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_Bscmmt2P2sw/SYdq3cuUYDI/AAAAAAAAABM/1FjQ2gudyqE/s320/Photo0054.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5298320987460493362" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Dimanche soir, petit matin du lundi, dernier métro, j’ai voyagé seul la moitié du temps. Personne dans mon compartiment. A Saint-Lazare, quelques voyageurs me rejoignent. On se sépare à Concorde, pour mieux se retrouver quelques mètres plus loin. Ce ne sont pas les mêmes, mais je ne fais pas la différence. J’ai eu l’occasion de prendre le premier métro vers La Défense, le premier RER plus exactement, ce qui n’est pas la même chose. Dans le premier métro, on trouve un peu de tout, dans le premier RER on trouve toujours le même, beaucoup de femmes, noires, elles sont en petits comités, elles font ce trajet depuis longtemps ensemble, elles parlent de choses et d’autres, en dialectal mâtiné de français. La langue vernaculaire du RER de 5h25. Elles s’éparpillent toujours en groupes tout le long des arrêts, mais la majeure partie sort à La Défense. Elles vont nettoyer les bureaux. J’étais souvent le seul blanc dans mon compartiment. Bien dodu et barbu. J’allais à l’époque travailler une petite poignée d’heures. Je finissais mon contrat. Je n’avais pas grand-chose à faire. Je faisais acte de présence. J’étais plutôt content d’y aller. J’étais déjà ailleurs.&lt;br /&gt;Hier, donc ce matin, je suis sorti seul de la gare de La Défense, j’ai traversé seul le petit morceau d’esplanade qui me mène à mon bureau. J’ai jeté un coup d’œil depuis l’escalator sur sa face nord. Il faisait froid. Depuis mes hauteurs, j’ai pensé au désert des tartares, les crénelures sous mes pieds, à imaginer la vie pour laquelle tout ça avait été conçu, la foule qui va, la foule toujours présente, la foule intrinsèquement liée à cette dalle, aspirée et recrachée par les tours. J’imaginais les milliers de petits chemins fabriqués par tous ces gens qui se comportaient en masse comme des globules, chargés d’oxygène à l’arrivée et ressortant lourds de gaz nocifs ; ils purifient un air qui n’est même pas pour eux. C’est grâce à eux que vit ce Léviathan de béton, mais ils l’ont oublié. La défense transforme, écrase et retraite chacun d’eux. Chacun de nous. La Défense est un lieu qui fait semblant de vivre.&lt;br /&gt;La Défense est un désert en-dedans encerclé de vie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-7371344905960034907?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/7371344905960034907/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=7371344905960034907' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/7371344905960034907'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/7371344905960034907'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2009/02/les-chroniques-de-la-defense.html' title='Chroniques de La Défense'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Bscmmt2P2sw/SYdq3cuUYDI/AAAAAAAAABM/1FjQ2gudyqE/s72-c/Photo0054.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-4066958538497873826</id><published>2009-02-01T12:43:00.001+01:00</published><updated>2009-02-01T12:43:44.093+01:00</updated><title type='text'>Chroniques de La Défense</title><content type='html'>Je suis de retour dans l’espace du tunnel. Depuis deux semaines à présent.&lt;br /&gt;Le premier jour, j’ai singé un cortège, moi en tête et me suivant toutes les fois passées sur ce chemin. Ce premier jour, j’ai vu beaucoup de choses. Je me suis décidé au dernier moment à prendre un vélo plutôt que le métro. Il me fallait traverser Paris jusqu’aux bords du Bois de Boulogne, lieu de la dernière station des vélos en libre service de la ville de Paris. Après la première côte, un incident, plutôt un incendie dans un immeuble jouxtant la Terrasse, fameux hôtel Montmartrois planté sur un coin du cimetière Montmartre. Je ne dus mon passage qu’à l’impréparation manifeste d’une jeune recrue de la maison poulaga qui ne sut s’opposer à ma volonté impérieuse de traverser le pont. Zigzag entre les camions de pompier, coups d’œil à l’immeuble évacué et reprise de ma route. Après la porte Maillot, je longeai le bois. A quelques mètres de ma première escale, je vis quelques grosses voitures noires aux vitres teintées garées à l’arrache qui marquaient l’entrée d’un immeuble cossu gardé par des hommes en noir, lunettes noires et bras croisés. J’ai pensé immédiatement que des mafieux russes devaient avoir un rendez-vous. Cette vision me fit sourire. Je me garai enfin et repris ma route pédibus jusqu’au premier pallier de la vaste esplanade de La défense.&lt;br /&gt;Il faisait noir. Pas de lune, pas de réverbère allumé, ces vastes espaces se traversent à tâtons, et en imagination, l’on voit surgir de toutes parts des hordes funestes, avec un fort accent méditerranéen. Je me désespère souvent de mon racisme primordial. Les seuls habitants permanents de ces lieux sont des chats, gras et peureux. Ils s’enfuient et se terrent dans les milliers de coursives et renfoncements qui constituent les seuls espaces privatisables de ce désert bétonné. Je les vois s’éclipser ne laissant à mon œil que la vision fugace de longues queues s’achevant dans un trou. C’est l’image qui me vint de ce ventre plat et froid qui en journée fourmille de millier de bactéries en costumes stricts, j’en traverse du trou jusqu’à la gueule immonde qui dégueule sa perspective du Louvre jusqu’à Saint Germain. Je sors de cette gueule par une de ses carries pour atteindre le but de mon chemin, le triste et glauque passage sous un échangeur quelconque qui jouxte les bureaux où je passerai mes nuits.&lt;br /&gt;Et peu après le levé du jour, je prendrai le chemin inverse non plus sur son ventre mais dans ses boyaux. Le lombric depuis lors m’y ramène toutes les nuits.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-4066958538497873826?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/4066958538497873826/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=4066958538497873826' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/4066958538497873826'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/4066958538497873826'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2009/02/chroniques-de-la-defense.html' title='Chroniques de La Défense'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-8327382285259409468</id><published>2008-12-09T09:58:00.000+01:00</published><updated>2008-12-09T09:59:37.918+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='antisémite'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='taxinomie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Terroriste'/><title type='text'>Terroristen</title><content type='html'>Le terroriste, c’est le grand autre. Un ennemi principiel, une part maudite qu’il faut retrancher à tout prix du corps social. Le terroriste cristallise les angoisses. Il est montré du doigt, mis au ban, c’est un monstre. Un monstre aveugle (puisque un monstre est toujours aveugle, hein !) qui tue sans discernement. C’est un être fanatique, toujours en conspiration et dont les actions ne sont guidées que par l’idéologie. Le terroriste cache toujours quelque chose, et s’il vit parmi nous, il est toujours suspect de masquer les raisons réelles de sa présence. Un terroriste a une part obscure qui le condamne de facto. Ainsi toute altérité devient le signe d’un possible être-terroriste.&lt;br /&gt;La figure du terroriste, fanatique, hirsute et fiévreux, les traits déformés par la haine qu’il porte en lui, est une image d’Epinal qui traverse les âges. Il agresse le corps social, tue sans discernement (donc), et peut être dans certains cas assimilé à un malfaisant, à un malfrat qui sous couvert de grandes idées (dont la noblesse est toujours discutable), ne cherche qu’à s’enrichir. Le terroriste accepte son statut de terroriste, et recevoir cette appellation est pour lui le but de son action. Il veut être reconnu, parce que le terroriste a besoin de cette publicité (le fait de rendre public) pour exister. Un terroriste ne le devient que quand il est appelé terroriste.&lt;br /&gt;Mais le terroriste est aussi un bouc émissaire, il est stigmatisé (inévitablement), il porte une faute, il est une mauvaise conscience, la preuve que quelque chose ne marche pas, ou alors, c’est qu’il est fou, la preuve que quelque chose ne marche pas en lui (ce qui peut aller de paire, faut pas déconner). Le terroriste est aussi bien le signe d’un malaise qu’un malaise. Son évocation trouble. Il trouble le jugement, inspire le dégoût et suscite la condamnation immédiate. Le terroriste doit être abattu. Il n’a pas le droit de cité. C’est pour lui l’ostracisme ou la mort.&lt;br /&gt;Qui peut bien avoir le droit légitime de nommer quelqu’un terroriste ? Qui a ce pouvoir hallucinant de taxinomie ? J’ vais pas vous faire un dessin. J’ai remarqué un truc qui me chiffonne depuis pas mal de temps, c’est que ce pouvoir de stigmatiser s’est peu à peu déconcentré, voire décentralisé. Certains termes sont employés pour démontrer la puissance d’un groupe voire d’une personne, et parmi ces termes il y a celui d’antisémite qui est devenu un enjeu dans le champ médiatique. Celui qui peut désigner quelqu’un comme antisémite, et être écouté donc reconnu comme légitime pour le faire, se retrouve avec cette arme de destruction massive qui est normalement aux mains de l’Etat : la taxinomie. Bourdieu est devenu antisémite, Siné, Pudlowski, Morin… j’en passe. Souvent pour régler des différents qui n’ont rien à voir avec un quelconque antisémitisme (il y a des antisémitismes, d’où le terme quelconque).&lt;br /&gt;Et histoire de taquiner, je souhaite finir en disant que souvent les Etats qui traitent des personnes morales ou physiques de terroristes sont des Etats terroristes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-8327382285259409468?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/8327382285259409468/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=8327382285259409468' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/8327382285259409468'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/8327382285259409468'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/12/terroristen.html' title='Terroristen'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-896382723069953162</id><published>2008-12-08T12:10:00.000+01:00</published><updated>2008-12-08T12:11:12.657+01:00</updated><title type='text'>On achève bien les poneys</title><content type='html'>Petit rappel. Sarkozy n’a rien inventé. Ça m’emmerde de causer encore de ça, mais ça sera rapide ; par contre, il a été inventé, inventé par une société à un certain stade de son histoire ; parce qu’il faut en remplir des conditions pour fabriquer un tel truc. Les aberrations, les états-limites, bref les anomalies dans une société sont de bons indicateurs de son état. Ça marche aussi avec les trains qui arrivent à l’heure, avec les non-événements, quand tout paraît tellement normal qu’on ne remarque plus que quelque chose s’est passé, ou ne s’est pas passé. Il faut pour cela des baromètres. Ces baromètres deviennent à leur tour des enjeux, j’en ai déjà causé avec les indices. Dans mon nouveau quartier par exemple, un baromètre fondamental va être détruit (je dis baromètre mais c’est évidemment bien plus que cela), une épicerie solidaire qui existait depuis plus de dix ans va être fermée faute de subventions de l’Etat, alors même que de plus en plus de familles venaient y acheter le minimum pour pouvoir subsister.&lt;br /&gt;Il y a un baromètre que j’aimerais bien voir mis en place, celui qui mesurerait la fréquentation des castings des émissions de télé-réalité. Ce principe d’émission est né en Hollande il y a une bonne dizaine d’années, mais avait déjà été imaginé dans les années 80 par Robert Sheckley, son bouquin avait donné lieu à un film fameux, « Le prix du danger. » Dans sa version effective, le spectateur rentre dans l’intimité d’une poignée de cobayes et désigne régulièrement un participant à sacrifier. Ces émissions ont eu un grand succès, mais depuis quelques temps, ça se tasse. Toutefois, un certain engouement existe encore autour des personnes qui sortent « vivantes » de ces émissions, et certaines acquièrent un certain renom. C’est le cas de la Nouvelle Star par exemple. La mise en scène de la réussite et du talent des impétrants suscite un grand-espoir chez beaucoup de jeunes gens. Une participante à un de ces castings m’a fait une description très colorée de cet événement.&lt;br /&gt;Plusieurs heures de queue, dans le froid, dans une foule atone, qui se demande ce qu’elle fait là. Au fur et à mesure qu’elle avance pourtant, elle commence a se souvenir du but de sa présence. Le bout du tunnel se rapproche, des animateurs sont envoyés régulièrement pour créer une ambiance, pour exciter les participants, caméra sur l’épaule. La mise en scène commence. La foule devient à la fois actrice et spectatrice, elle est filmée, reconstituée quand arrivent en son sein les premières personnes sorties choisies du casting, chacun peut voir que quelque chose arrive. Ce qui est jusqu’alors imaginé, prend de la réalité. La foule atone se transforme en troupeau, les doutes s’effacent, la mise en scène suscite la mise en scène, des sons commencent à émerger, certains chantent malgré le froid, d’autres font les clowns, chacun exprimant un versant de la foule, soumission ou détachement. L’espoir grandit, on va être entendu, le jury est à portée de voix, plus que quelques mètres.&lt;br /&gt;Ça dure cinq secondes.&lt;br /&gt;La foule est devenue spectacle. Sa mise en scène était le but de ce « castring » ; l’œil de la caméra est le spectateur concentré, son surmoi, son obscénité. Il faudrait un baromètre de l’obscénité, un baromètre politique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-896382723069953162?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/896382723069953162/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=896382723069953162' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/896382723069953162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/896382723069953162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/12/on-achve-bien-les-poneys.html' title='On achève bien les poneys'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-5211182860357904644</id><published>2008-12-03T09:52:00.000+01:00</published><updated>2008-12-03T09:53:25.223+01:00</updated><title type='text'>Forclusion du possible</title><content type='html'>Dans ma Ford intérieure, je me dis que tout de même c’est un peu excessif comme titre. Et ce d’autant plus qu’en y réfléchissant bien, je ne sais pas trop de quoi je vais causer. Je vais partir de quelques exemples.&lt;br /&gt;En écrivant le terme « forclusion » m’est revenue une anecdote de bureau, comme on dit. Suivre le fil qui a mené à la décision qui était imposée à tous est délicat, un faisceau complexe de raisons personnelles, de relations entre des salariés et quelques cadres importants et un constat économique un peu bancal, mais il n’en restait pas moins qu’il a fallu un jour s’entendre dire que le travail se limitait au contrat de travail, et que seul celui-ci prévalait. Première conséquence, il fallait arriver à l’heure. Lorsque l’on connaît le travail effectué, il est une évidence que l’heure d’arrivée n’a rien à voir avec la qualité du travail fourni. Ce qui pourtant était avancé en premier lieu. Ensuite, je savais que le but visé était le contrôle de quelques-uns, la possibilité offerte de lancer des procédures de licenciement. A partir du moment où tous les cadres travaillaient ensemble à imposer cette décision, tout devenait possible pour la Direction. Deuxième conséquence, je démissionnais. Ce n’était pas une décision directe et obligatoire, mais le climat devenait insupportable.&lt;br /&gt;Autre exemple, plus personnel donc je vais être évasif. Depuis un déboire amoureux assez lourd, j’ai du mal à m’acclimater à certaines relations, je n’arrive plus à imaginer sereinement ce qui pourrait advenir et fais preuve d’une certaine incontinence amoureuse. Je deviens incapable de penser le possible et dans l’urgence je détruis ce sentiment. Je ne parviens plus à laisser filer et garder la certitude de ce qui peut arriver. Immanquablement, je limite la relation par la constitution d’un genre de contrat.&lt;br /&gt;Autre exemple que je tire d’un courriel qui m’a été adressé récemment en réaction à un de mes blogs, et qui venait confirmer ce que m’avait dit une amie. Dans certaines mairies ou collectivités territoriales, il est possible de mettre en place des actions sociales, culturelles, sportives… si tout enjeu politique est absent, souvent du fait des nombreuses réélections des décisionnaires en place. Dans les collectivités où les politiques sont en lutte pour le pouvoir, ces actions dépendent entièrement de ces luttes. Il devient impossible de travailler sereinement, et tout ce qui a été fait peut être remis en cause du jour au lendemain.&lt;br /&gt;Pris dans de telles situations, on déprime, on éprouve un sentiment de déchéance, d’inutilité. Mais à chaque fois, il existe des solutions, qui passent par la lutte ; personnelle, politique ou/et sociale ; il ne faut pas se laisser aller à penser que tout s’achève avec cet échec, que rien d’autre n’est possible ; que ce qui est arrivé avait le caractère de la nécessité. C’est ce moment important qu’il ne faut pas foirer, le moment du basculement. J’ai déjà vu des renoncements qui annonçaient de véritables explosions psychologiques, quand face à un événement sur lequel on pensait ne pas avoir prise, on s’invente pour ne pas avoir à supporter l’échec.&lt;br /&gt;Il faut prendre le pouvoir, assumer l’échec et rouvrir le possible.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-5211182860357904644?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/5211182860357904644/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=5211182860357904644' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/5211182860357904644'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/5211182860357904644'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/12/forclusion-du-possible.html' title='Forclusion du possible'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-7979918202475030032</id><published>2008-12-02T11:04:00.000+01:00</published><updated>2008-12-02T11:05:01.046+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ensemble tout devient possible'/><title type='text'>Ensemble tout devient possible</title><content type='html'>Premier point : le site du candidat Nicolas Sarkozy n’étant plus accessible, je ne peux pas certifier l’absence de virgule entre Ensemble et Tout. Dans son prospectus, à aucun moment les deux termes ne sont séparés. « Ensemble c’est… », « Pour qu’ensemble cela… » etc.&lt;br /&gt;Deuxième point : les définitions sont prises du Littré ; je vais orienter mon discours donc je ne vais pas utiliser toutes les acceptions des termes discutés.&lt;br /&gt;Troisième point : je m’engage à ne faire preuve d’aucune neutralité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les définitions&lt;br /&gt;Ensemble : A la fois, en même temps, simultanément / En corps, en masse / Le tout ensemble, le tout pris à la fois et sans avoir égard aux détails.&lt;br /&gt;Tout : Qui comprend totalité, intégrité, qui ne laisse rien au dehors.&lt;br /&gt;Devenir : Prendre une certaine manière, une certaine qualité.&lt;br /&gt;Possible : Qui peut être, qui peut se faire.&lt;br /&gt;Correspondances&lt;br /&gt;Je constate que les termes de ce slogan vont par paires. Ensemble / Tout et Devenir / Possible. Le premier couple signifie une totalité. Le second une ouverture.&lt;br /&gt;Autres paires : Ensemble / Possible et Tout / Devenir, paires par opposition puisque la première désigne une totalité finie et ce qui ne la contient pas ou bien la totalité de ce qui n’est pas fini, et la seconde désigne une totalité en mutation.&lt;br /&gt;Enfin Ensemble / Devenir et Tout / Possible, paires beaucoup plus intéressantes puisqu’elles désignent des totalités non finies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est parti !&lt;br /&gt;A chaque fois nous avons un pré-requis : être Ensemble, et l’absence de virgule signifie l’immédiateté de la relation. Il n’y a pas un temps pour Ensemble et un temps pour la suite. Tout vient en même temps. Cet Ensemble Tout n’accepte pas le séparément rien. C’est Ensemble Tout qui est pré-requis. C’est ce qui va permettre un mouvement vers, une ouverture vers. Il faut tout fermer pour que tout s’ouvre. La totalité est le possible, puisque le devenir possible ne l’est que parce que rien n’est au-delà. L’unicité de la totalité est le seul devenir du possible.&lt;br /&gt;Cela n’a rien avoir avec la possibilité d’agir ensemble pour faire quelque chose, on n’ouvre pas des possibles par la lutte commune ; le possible n’existe que parce qu’il est dans ce qui est déjà uni. Que tout devienne possible à partir du moment où l’unité est faite est l’exacte contraire du slogan de 68 « Soyez réalistes, demandez l’impossible », à aucun moment il n’est demandé d’imaginer ce qui pourrait être, mais de faire que tout soit parce que tout est. L’unité est le seul champ des possibles. La constitution dans ces conditions d’un ministère de la pureté de la race devenait obligatoire. Tout ce qui n’est pas dans l’Ensemble doit être écarté pour que les seuls possibles soient déjà dans l’Ensemble.&lt;br /&gt;Que sont ces possibles qui sont déjà là, puisque ce qui est possible est ce qui peut être ? Il existe des ensembles de possibles, chacun dépendant de certaines conditions. Mais affirmer que tout n’est possible que parce qu’un Ensemble existe déjà, c’est ignorer l’infinité des conditions d’existence d’autres ensembles de possibles. Le seul Possible est donc d’être Ensemble.&lt;br /&gt;Ce n’est pas Tout qui est Possible parce que il y a un Ensemble, mais seul n’est Possible que l’Ensemble. Et là, on pouvait s’attendre à Tout. Et pour le coup, putain !, on est servi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-7979918202475030032?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/7979918202475030032/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=7979918202475030032' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/7979918202475030032'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/7979918202475030032'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/12/ensemble-tout-devient-possible.html' title='Ensemble tout devient possible'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-6685065737734629247</id><published>2008-12-01T11:43:00.001+01:00</published><updated>2008-12-01T11:43:32.197+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Zizek'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Todd'/><title type='text'>Conditions de la condition</title><content type='html'>Depuis trois heures, je rature, reprends, modifie ce satané papier. Je voulais au départ réagir à une idée développée par Emmanuel Todd dans en entretien accordé à Médiapart. Il s’étendait avec une certaine lascivité intellectuelle (c’est un grand jouisseur) sur ce constat que nous étions dans une période désertique. Les idéologies ont été remplacées par du vide, et l’idéologie dominante, il disait cela en partant d’une analyse sur la reproduction des élites, est une idéologie du vide. Les penseurs du capitalisme ne reconnaîtraient pas leur(s) petit(s). Et, chose amusante, ce vide est aussi un vide des solutions de remplacement. Il n’y a pas d’idéologie prête à prendre le relais. Pas de communisme ou de fascisme, donc nous avons le temps de penser ce qui va bien pouvoir advenir. Je résume bien sûr.&lt;br /&gt;Après ce constat, je voulais glisser subrepticement vers cette idée subtile et quasiment diabolique, que le capitalisme (le processus historique…) commençait à ressembler, dans la construction du discours sur le capitalisme par les élites, à l’Islam. Une fois le choc passé, je voulais présenter les concepts de Jahiliya, de Fitna, les associationnistes, la finitude du nombre de noms de Dieu, etc. Bref les trucs de base. Puis, après avoir également fait un petit point sur la nature trinitaire de Dieu en Occident, l’importance de cette nature dans l’histoire de la pensée, et cité de manière très fine Aristote, je pensais pouvoir opposer nature trinitaire et nature unitaire du divin et démontrer que le glissement de l’un vers l’autre est ce processus en cours dans la pensée du capitalisme. Ce que n’aurait pas entièrement refusé Bruno Etienne qui nous disait que l’avenir du capitalise est en Islam.&lt;br /&gt;Force m’est de constater que cette tentative est un échec. Je ne peux qu’effleurer le sujet, en donner la structure fondamentale et conclure, tout penaud, que le vide dont parlait Todd n’est qu’apparent, ce qu’il ne nie pas (c’est Todd tout de même, oh !), et qu’il existe un discours clé en main prêt à resubstantifier le discours du capitalisme (le capitalisme ne parle pas, c’est un raccourci).&lt;br /&gt;Epilogue : que trouve-t-on donc en face, si selon Todd, y’a plus rien ? Laissons causer cet autre libidineux qu’est Zizek : « Nous sommes aujourd’hui dans l’impossibilité de penser cette alternative. Mais je crois tout de même que nous sommes proches d’une explosion. Chez Lénine, déjà, l’utopie véritable est liée à l’urgence. On devient utopiste dès lors qu’on ne peut pas faire autrement. Dans ce sens, je crois que nous serons de plus en plus contraints à l’utopie. Le moment utopique de Lénine, avant et juste après la révolution d’Octobre, était le fruit d’une situation totalement désespérée. Une telle réaction serait liée au fait que le champ des choix « réalistes » n’est pas « réaliste » au sens de conforme à l’espace de l’idéologie hégémonique. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-6685065737734629247?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/6685065737734629247/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=6685065737734629247' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/6685065737734629247'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/6685065737734629247'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/12/conditions-de-la-condition.html' title='Conditions de la condition'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-1633659931374105101</id><published>2008-11-29T13:23:00.001+01:00</published><updated>2008-11-29T13:23:41.233+01:00</updated><title type='text'>Et si</title><content type='html'>Vittori de Filippis a été arrêté à son domicile, au petit matin, par une bande de cow-boys. Ancien directeur de la rédaction de Libération, toujours journaliste dans ce même journal, il était visé par un mandat d’amener signé par le juge Muriel Josié, dans le cadre d’une accusation en diffamation intentée par une personne qui ne supporte pas qu’on dise du mal d’elle, et qui s’obstine malgré les procès perdus, à vouloir gain de cause. Bref, un procédurier. Voir un journaliste menotté, ça fait comme une sorte de fussoir. Voir quiconque menotté d’ailleurs ; mais dans certains cas, ça cause un peu plus ; un politique menotté, un enfant menotté… Dans ces cas-là, il se passe quelque chose. Un truc qui cloche. Une charge symbolique forte qui ne laisse pas indifférent. Si l’on se place du côté du juge d’instruction, ou du flic à la manœuvre, toutefois, il n’y a rien d’anormal là-dedans. Ce sont des procédures. Mandat d’amener donc intervention de la police, donc menottes, donc incarcération, donc fouille au corps… Tout citoyen étant justiciable, il doit se soumettre aux procédures judiciaires. Toute procédure en cours doit être menée à terme. Sauf erreur dans la procédure. Car une erreur dans une procédure peut amener à la nullité de cette procédure. Mandat d’amener donc…&lt;br /&gt;La validité d’un acte juridique dépendra des conditions de l’acte. Remplissez ces conditions et vous pourrez lancer la procédure. Cette procédure validera a posteriori et a priori cet acte. La procédure limite par conséquent les actions de justice. Elle protège les justiciables car à tout moment il est possible de la remettre en cause. La violence de la procédure dont je parlais plus haut est l’autre conséquence de sa limitation. Puisqu’il faut la suivre à la lettre, il n’est pas possible qu’elle se passe autrement ; quelques soient les conditions de son application. Et si c’était le cas de toute procédure ?&lt;br /&gt;J’ai eu l’occasion misérable de vivre de l’intérieur une procédure de licenciement dans une entreprise. Un salarié dont j’avais la responsabilité ne voulait plus travailler. Sans toutefois vouloir abandonner son poste. Il fallait donc mettre en place une procédure qui permettrait de démontrer qu’il mettait en danger le bon fonctionnement du service. Pour ce faire, il fallait pouvoir lui signifier plusieurs fois (trois fois je crois) qu’il faisait mal son travail et que les mises en garde n’avaient aucun effet. Ensuite, il devenait possible de présenter son dossier aux RH pour licenciement. Entretemps, il démissionnait.&lt;br /&gt;Une procédure est un processus inexorable. Sa conséquence est inscrite a priori, et son aboutissement n’est possible qu’en toute violence. Mais ce qu’il ne faut jamais oublier dans les procédures c’est qu’elles ont été choisies. Le choix d’une procédure est le choix d’une violence, et celui qui masque ce dernier choix derrière la procédure est ce que Sartre appelait un « salaud. »&lt;br /&gt;Désolé monsieur, c’est la procédure.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-1633659931374105101?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/1633659931374105101/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=1633659931374105101' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1633659931374105101'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1633659931374105101'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/11/et-si.html' title='Et si'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-5273605039236997617</id><published>2008-11-28T09:45:00.001+01:00</published><updated>2008-11-28T09:48:05.116+01:00</updated><title type='text'>Les tièdes</title><content type='html'>Certains jours, il me faut beaucoup de temps pour simplement imaginer de quoi je vais bien pouvoir causer, voire si je vais causer de quoi que ce soit. Le plus souvent, c’est par manque d’envie. J’avoue. Dans les cas où c’est imaginer quoi dire qui m’empêche, la frustration est grande et le résultat, quand il existe, est à mon goût un peu miteux. Sans présumer de la qualité de ce qui suit, je dois avouer que c’est d’un flash que ça va s’écrire.&lt;br /&gt;Le chômage officiel remonte. Nous sommes donc un peu plus nombreux. Les raisons de cette hausse existent en quantité. Malgré les efforts colossaux de l’administration actuelle de briser tous les baromètres, tous les instruments de mesures indépendants, elle a dû accepter cette évidence. Faisons notre petit tour du Littré, afin de trouver un biais : « la statistique est la science qui a pour but de faire connaître l’étendue, la population, les ressources agricoles et industrielles d’un Etat. » C’est un terme qui m’a toujours fasciné, car pour moi c’est une science d’Etat, la possibilité de mesurer ce qu’il faut maîtriser. Par la statistique, la connaissance va créer du pouvoir, la possibilité offerte in fine de détruire l’objet de l’étude. Contrairement à la sociologie qui est une science de combat, la statistique est une science de contrôle. Il y a eu de nombreux débats autour de la mesure des origines, des appartenances imaginaires, symboliques etc. or en sociologie ces mesures sont fondamentales pour bien connaître l’objet étudié. D’un autre côté mettre en place de tels outils peut être dangereux car la connaissance peut engendrer du simple flicage. Depuis quelques années toutefois, les différentes administrations au pouvoir se sont évertuées à briser tous les outils statistiques indépendants pour constituer des outils de non-mesure, des outils qui justifieraient a priori les politiques menées. Par exemple, le chômage baisse parce que les outils de mesure ont été changés, les prix baissent car le panier qui servait à mesure les fluctuations des prix n’est plus le même etc.&lt;br /&gt;Malgré cela, le chômage augmente. Tout ne serait donc pas dans l’instrument de mesure. Il est par contre devenu plus difficile de savoir comment il augmente. Il faut pour cela faire appel à des spécialistes qui vont savoir déchiffrer, analyser, trouver les tendances, démontrer. C’est dans ces cas-là qu’apparaissent les tièdes. J’ai eu un petit flash ce matin, une anecdote d’un de mes professeurs de fac. Il s’entretenait avec un quelconque imam autour de l’islamisme radical, et cet imam lui expliquait combien la foi était structurante, ne plus avoir ce doute permet de trouver sa place dans le monde. Il faut un appareillage idéologique, même s’il est con comme une religion, ça permet de savoir où l’on va, qui l’on est, pour soi et les autres, même si par ailleurs c’est aussi une aliénation. Après faut faire gaffe. Ce jeu complexe entre identité, aliénation et idéologie est le cœur des rapports humains, il permet d’établir des codes, des obligations, des espaces de relation… Il faut l’accepter et le comprendre. Dans l’état de vide intellectuel dans lequel nous errons depuis quelques temps, il faut des bornes, il faut marquer le terrain, comprendre ce qui se passe, ne pas oublier que l’on est agi comme on agit. C’est dans ce sens qu’il faut pratiquer l’analyse de combat, ne pas hésiter à faire preuve de violence analytique, de prendre parti, d’aller contre la tiédeur ambiante quitte à faire preuve d’excès.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-5273605039236997617?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/5273605039236997617/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=5273605039236997617' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/5273605039236997617'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/5273605039236997617'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/11/les-tides.html' title='Les tièdes'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-901305422367492454</id><published>2008-11-27T12:23:00.000+01:00</published><updated>2008-11-27T12:24:17.880+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le vrai canard'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Canard enchaîné'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Libération'/><title type='text'>Coin !</title><content type='html'>Il fallait bien qu’un jour mes yeux se décillent. Je commençais à en être très irrité, mais on se fait à tout. Certaines compagnies ne sont pas plus souhaitables que cela, pourtant on s’y fait avec le temps. Une question d’habitude. On se retrouve à faire des choses peu intéressantes et l’on se dit que c’est ça la vie aussi. Qu’après tout, on ne choisit pas entièrement son environnement. Heureusement, des moments particuliers existent. Je cite souvent une scène des « 120 journées de Sodome » de Pasolini, quand une des demoiselles esclaves dans un effort absolu de faire comme si tout cela était normal s’étouffe en tentant de manger de la merde. Ce matin, j’ai un peu eu cette sensation. Tous les matins, je me tapais un truc qui avait des relents. Des relents de Sarkozye. Abonné depuis presque quatre ans à Libération, au moment où le journal se mourrait, j’en avait fait un genre d’engagement citoyen, pour que ce journal vive et porte une parole de gauche, je le gardais parfois contre ma raison. Car dès son premier édito, Joffrin annonçait ce que serait son canard, un truc un peu boiteux mais qui s’engageait résolument à gauche. Depuis l’accession du nabot à la tête de l’Etat, le wait and see joffrinien, sa volonté de raison garder me portait sur le système analytique. Certains éditos allaient jusqu’à trouver l’action du petit caporal positive. Ces jours-là, je l’avoue, j’en pétais une durite. Mais aujourd’hui, ils sont allés trop loin. C’est pas Joffrin himself qui est allé trop loin, mais son journal. Dans un article à chier, une certaine Roussel, travaillant visiblement au service culturel, donc dans le service le plus snob du journal, a défendu le travail d’investigation des deux journalistes qui ont pondu « Le Vrai Canard. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le Canard Enchaîné de la veille, Michel Gaillard étrillait par le menu cette enquête à deux sous. L’argumentation était solide, la mise en bière bien ficelée. Ce n’est pas la première fois qu’une investigation était ainsi remise à plat. Je me souviens encore de l’article qui était paru peu après la sortie de l’ouvrage « L’affaire Yann Piat » qui critiquait les méthodes et les conclusions des deux journalistes dont un était au Canard à l’époque. Quand le Canard se plante, il assume. Quand un de ses journalistes déconne, il assume. Il y a certainement de l’arrogance là-dessous, mais il me semble que c’est surtout le fait d’une vision du journalisme, vérifier ses sources, consolider ses analyses, présenter les points de vue tout en gardant un ton décalé, une distance avec ce qui est en jeu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Libération se prend au sérieux, Libération détient la vérité, Libération est un journal de gauche, Libération me fait chier. Donc je me désabonne. Maintenant, qu’est-ce que je vais pouvoir lire pour me réveiller ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-901305422367492454?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/901305422367492454/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=901305422367492454' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/901305422367492454'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/901305422367492454'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/11/coin.html' title='Coin !'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-1270994660224997874</id><published>2008-11-26T09:32:00.001+01:00</published><updated>2008-11-26T09:32:36.049+01:00</updated><title type='text'>Le parti (suite)</title><content type='html'>« La campagne, c'est la période où vous tuez vos ennemis : la transition, c'est le moment où vous poignardez vos amis »&lt;br /&gt;Le fin mot de James Carville (ancien conseiller de Bill Clinton), d’un cynisme consommé, résumera très bien la période qui commence. Pourtant, je vois mal la très hétéroclite alliance autour de Mme Aubry s’en laisser compter aussi facilement. Les marquis qui ont soutenu la candidature Royal par contre s’en feront un plaisir. Ils voulaient la victoire, en acceptant la défaite les premiers, ils exhibent leur légitimisme de bon aloi, attendant en retour des places de choix. Se sachant incontournables, des messieurs comme Collomb ou Guerini, vont avec emphase abandonner leurs places de premiers soutiens à l’ex première dame du parti. « E buon i soldi », fameuse réplique du Parrain, sera le grand inspirateur des petites manœuvres qui commencent. Les amis de Fabius et Strauss-Khan voudront truster un maximum de postes afin de préparer les candidatures de leurs chouchous (l’aveuglement des militants qui soutiennent un candidat m’a toujours effrayé), Delanoë ayant disparu, pas mal de postes sont à prendre, et il n’est pas impossible que de nouvelles têtes apparaissent au sein même du Conseil National.&lt;br /&gt;Voilà pour les hommes. Le reste est plus intéressant.&lt;br /&gt;Depuis plusieurs années, l’opinion publique régresse. Chute des ventes de journaux, apparition de publications gratuites qui livrent sans analyses des informations basiques, abaissement du niveau général de la qualité des journalistes, égalisation des informations diffusées par les journaux télévisés, perte de confiance dans les grands médiateurs qu’étaient les journalistes, les politiques, les analystes et autres spécialistes des états du monde, en d’autres mots, trahison (s’il était possible de faire pire) des clercs de tout ordre, ont réduit les consensus autour de sujets généraux et favorisé l’apparition dans le monde politique de personnalités messianiques auxquelles il est facile de s’identifier. Parallèlement, un autre processus est en cours. Augmentation de la fréquentation des marchés de proximité, constitutions d’associations et de réseaux d’associations très dynamiques, recherche des liens au plus proche, multiplication des micropublications aussi bien sur papier que sur le web, poids grandissant des structures mutualistes (hors secteur bancaire, faut pas déconner), bref une autre manière d’aborder le lien social qui va favoriser le voisinage aux grands problèmes généraux qui jusqu’alors passionnaient la société française. La disparition du Parti Communiste au profit du communisme municipal et la régionalisation du Parti Socialiste s’inscrivent dans cette perspective. Il me semble que ce que nous avons vécu ces derniers jours au PS est le dernier feu d’une manière d’aborder le Parti et ses équilibres. Il est clair que le discours halluciné de Mme Royal a un écho réel chez les militants et les adhérents car il exprime un besoin de reconstruire des solidarités qui avaient été laissées de côté par le projet Mitterrandien de prise du pouvoir. Lent processus qui n’a pas grand-chose à voir avec les hommes du parti. Ils vont tout faire pour conserver leurs prérogatives, mais l’évolution générale du parti ne dépend pas d’eux. On verra.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-1270994660224997874?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/1270994660224997874/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=1270994660224997874' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1270994660224997874'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1270994660224997874'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/11/le-parti-suite.html' title='Le parti (suite)'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-4351929674206733104</id><published>2008-11-25T09:16:00.001+01:00</published><updated>2008-11-25T10:44:57.553+01:00</updated><title type='text'>Le parti</title><content type='html'>Avec le temps, j’ai appris à modérer mes analyses sur le parti socialiste. Je pensais, honnêtement, après la période jospinienne, que le parti allait éclater ; puis, avec la Royal, qu’une nouvelle génération émergeait. J’ai même cru que le NPA allait pousser le parti à se réformer. Eh bien makach ! A chaque fois, c’est le statu quo, ou alors le compromis mollasse. Le PS s’obstine à ne pas changer. Ce qui à chaque fois en prend un sacré coup, c’est la construction idéologique du parti. Pour que survive sa structure fondamentale (les instances et les hommes) il a fallu enterrer toute possibilité de construire un corpus idéologique, un programme voire toute intention programmatique. Alors que, fondamentalement, le parti socialiste s’est constitué autour de thèses, d’ouvrages, de prises de position intellectuelles, chaque membre du parti qui voulait un tant soit peu progresser dans les instances du parti se devait d’avoir couché sur le papier ses idées. Cette tradition existe encore, mais loin des œuvres de « l’ancien temps », les nouveaux écrits sont de vulgaires auto-hagiographies, occasions d’exhiber son petit trou du cul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’échec récent d’un homme comme Bertrand Delanoë me laisse pourtant quelque peu espérer. Comme son prédécesseur au poste de poltron en chef, il a honteusement renoncer au socialisme pour raison de modernitude et progressance. Le libéralisme à 30 centimes qu’il voulait promouvoir à l’intérieur même du parti, s’il a déjà fait pas mal de ravages, ne semble pas convenir à la multitude des adhérents dont tous veulent savoir ce qu’ils pensent sans jamais les écouter. Bien entendus, jamais suivis. Le groupuscule de barons, qui se tiennent par les couilles et les trompes, a réussi, dans un parti de militants, à constituer un parti dans le parti, avec ses harems et obligés, et pense à présent pouvoir se passer d’eux. Tel est l’enjeu de tout ce cirque entre les deux prétendantes : est-il possible d’assurer enfin les instances dirigeantes du parti contre tout risque démocratique ? Mme Royal se donne le beau rôle, mais elle frémit à l’idée que sa place puisse dépendre de la petite multitude. Encore une fois, ça va finir en compromis, en partages des tâches et des places, avec leurs petits avantages afférents. Puisque le PS est certain de ne pas accéder au pouvoir avant longtemps, les chasseurs de maroquins ont placé tous leurs espoirs en lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains comme Jean-Cul Mélanchon le font en faisant mine d’en partir, d’autres en jouant les réformateurs, quand d’autre se rêve en ultime sauveur. Tout ceci serait très amusant, s’il ne s’agissait que de théâtre. Or, le parti est une des composantes (volens nolens) de notre démocratie, le seul espoir d’une chiée de gens dans la mouisse et le seul à pouvoir prendre le pouvoir pour eux. Le cancer dont il souffre ne doit pas être de son seul fait, il a été rendu possible par ses adhérents et militants, mais les métastases viennent de plus loin. Sans trop me tromper je peux dire que je suis aussi responsable de ce qui se passe, par ce que j’ai renoncé. Prouvez-moi que j’ai tort, et faites revoter.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-4351929674206733104?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/4351929674206733104/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=4351929674206733104' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/4351929674206733104'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/4351929674206733104'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/11/le-parti.html' title='Le parti'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-2272732325915850833</id><published>2008-11-23T11:52:00.000+01:00</published><updated>2008-11-23T11:54:33.798+01:00</updated><title type='text'>Deux tentatives</title><content type='html'>Peau de chagrin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fond d’huile dans une poêle&lt;br /&gt;Emincez-les&lt;br /&gt;Faites revenir et dorer légèrement&lt;br /&gt;Réservez&lt;br /&gt;Dans une eau bouillante&lt;br /&gt;Plongez-les &lt;br /&gt;Emondez-les&lt;br /&gt;Couper en cubes&lt;br /&gt;Après les avoir lavés&lt;br /&gt;Coupez-les en lamelles&lt;br /&gt;Faites revenir avec des piments&lt;br /&gt;Rajouter le reste&lt;br /&gt;Faire réduire à peau de chagrin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rapture&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bouche tordue&lt;br /&gt;En un rictus&lt;br /&gt;D’un sourire la douleur&lt;br /&gt;Œil soulevé&lt;br /&gt;En un rougissement&lt;br /&gt;D’un regard évanouie&lt;br /&gt;Main crispée&lt;br /&gt;Comme une invite&lt;br /&gt;D’une caresse une griffure&lt;br /&gt;Bras tendu&lt;br /&gt;Prêt à l’accueil&lt;br /&gt;D’un appel une menace&lt;br /&gt;Corps soulevé&lt;br /&gt;Sur une jouissance&lt;br /&gt;D’un étirement démembré.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-2272732325915850833?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/2272732325915850833/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=2272732325915850833' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/2272732325915850833'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/2272732325915850833'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/11/deux-tentatives.html' title='Deux tentatives'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-1166750988679109591</id><published>2008-11-22T02:48:00.001+01:00</published><updated>2008-11-22T02:48:40.630+01:00</updated><title type='text'>Le dire</title><content type='html'>Je crois que ça commence par quelque chose dans la voix. Une légère altération, de celles qui introduisent un changement de rythme dans une phrase, ou l’arrivée imminente d’un complément. Le moment devient solennel. Il ne l’est pas encore, il se prépare ; les mots se choisissent car impossible de bien démêler dans cette grosse pelote de vocabulaire ceux qui seront les plus à même d’exprimer intelligemment ce que l’on veut dire. On commence à être dit. On perd un peu les pédales. J’ai placé là une énergie qui me déstabilise et je compte sur la loi de la gravitation et autre force qui pousse ou tire pour arriver à peu près intact dans le lieu d’où je vois encore en débutant entre deux déséquilibres jaillir la lumière que j’ai voulu vouloir atteindre. Dans un tremblement de main, la voix déraille, et les yeux qui traînaient jusqu’alors calmement s’obstinent à saisir le mouvement des anges. C’est une seconde à peine en exagérant qu’il suffit d’enfreindre et tout va se dire sans qu’aucun recul, non, sans que plus rien, non, pour qu’il ne soit plus possible, non,non,non, dès le premier ton. Le reste ce sera du silence.&lt;br /&gt;Quelque chose reste sur le rebord, vide et froissé. Il s’est bien passé quelque chose, son paquet est encore là.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-1166750988679109591?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/1166750988679109591/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=1166750988679109591' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1166750988679109591'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1166750988679109591'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/11/le-dire.html' title='Le dire'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-6778737084267525364</id><published>2008-10-31T17:42:00.001+01:00</published><updated>2008-10-31T17:44:22.603+01:00</updated><title type='text'>Des silences en partage</title><content type='html'>Il avait passé une excellence soirée avec elle. A papoter de choses et d’autres. Ils se connaissaient depuis longtemps. Pas vraiment fait les 400 coups ensemble, mais partagés quelques instants particuliers. La préciosité de ces choses-là ne se mesure pas à l’aune de ce que l’on peut en dire, rien d’exceptionnel là-dedans, à moins que l’on puisse penser la force d’un lien fortifié d’instants. C’était plutôt cela leur relation, une accumulation de moments pris sur les vies quotidiennes. Alors, quand ils se retrouvaient, revenait subrepticement la noria des verres bus, la cohorte des minutes sacrifiés autour d’une table, la théorie des frôlements et paroles échangées. Ni l’un ni l’autre ne pouvait clairement exprimer le pourquoi de tels moments, si même un seul avait eu une quelconque utilité dans quelque domaine que ce fût. Ils constataient qu’ils étaient bien ensemble et cela suffisait. Jusqu’à cette soirée. En résumé, elle était semblable aux autres. Aucune nouveauté dans ce train-train. Comme une habitude. Ça revenait, voilà tout. Une fois de plus. Pourtant, quand il sortit de chez elle, il pressentit que certains des instants qui patinaient leur corde commune n’avait pas la consistance habituelle. C’est ainsi qu’il évoqua in petto ce troublant sentiment. En examinant de plus prêt ces petites choses, il remarqua l’étrangeté de certains gestes, de certaines phrases, la cruauté relative de certains silences, donc quelques uns, bien rares il est vrai, durèrent plus qu’à l’accoutumé. Ce sont surtout ces silences, ce manque de mots à ces moments-là qu’il s’appliqua à compter. Il en vit au moins trois. Peut-être auparavant étaient-ils déjà rodant entre deux phrases, quand cette fois-ci ils apparaissaient avec une crudité qui l’étonna. Que faisaient donc là ces silences ? Non pas qu’il chercha la moindre utilité aux choses vécues, mais tout de même, il devait bien exister une raison pour qu’arrivent certaines choses. Des raisons suffisantes ? Peut-être des raisons relatives. Et en définissant ce terme étrange il comprit ce qu’il avait en tête. Des raisons à deux. Ce qui lie. Connaissance intime de l’autre. Ses goûts, ses envies, son odeur, sa manière de prendre un verre et de le porter à soi, deux corps qui exultent dans un grand bain de mots. Cet érotisme était apparu bien avant cette soirée, mais jamais il n’avait acquis cette pâte, cette réalité. La corde s’enroulait, se raccourcissait de trop se tordre, s’enroulait autour d’elle même, se collait d’instants en instants, par ces miettes entre crochets et aspérités, trous et bosses, un paysage à soi qui naissait dans le grand vide de l’entre-eux-deux. L’espace existant avant eux et ne demandait qu’à se remplir d’eux.  Et il exprima cette idée étrange qu’après tout l’amour n’est peut-être qu’une particularité de l’espace qui… Alors c’était ça. Tout ce vide c’était de l’amour. Et il n’osa plus penser. Se disant qu’il n’était jamais bon de dire aimer entre deux hémisphères. Que cela se faisait entre quatre yeux. Demain. Il verrait demain. Pour être sûr.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-6778737084267525364?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/6778737084267525364/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=6778737084267525364' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/6778737084267525364'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/6778737084267525364'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/10/des-silences-en-partage.html' title='Des silences en partage'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-7141308149698835492</id><published>2008-10-30T11:14:00.000+01:00</published><updated>2008-10-30T11:15:16.216+01:00</updated><title type='text'>Ambiance</title><content type='html'>Ce matin, je n’ai pas trouvé libé dans ma boîte aux lettres. Non pas que j’ai renoncé à mon abonnement, mais plus simplement, et comme je m’en suis douté à la simple vision de cette absence, le syndic du livre était en grève. Très critiqué, ce syndic n’en fait pas moins un travail important dans le monde de la presse. Il est un point de repère, une borne, qui permet de voir où en est la presse et, plus généralement, le monde de l’édition. Mais je ne voulais pas du tout parler de lui. J’ai découvert mon libé quotidien sous un format pdf d’une belle qualité d’aloi, et grâce à ma connexion Numéricable, j’ai passé plus d’un quart d’heure à rêvasser devant la page de garde du site. Je ne fais qu’évoquer, un soit-dit-en-passant en quelque sorte. C’est ce que j’ai lu dans libé qui m’a poussé malgré moi à lancer mon traitement de texte. Quelque chose qui s’est passé dans le cinquième arrondissement de Paris et qui se passe un peu partout en France. Parce qu’il me semble qu’avec ça nous touchons au cœur du politique. Et pour une fois M’sieur Joffrin l’a évoqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un vieux problème. Une énigme ; un truc pas vraiment résolu. La différence entre ce qui est légal et ce qui est légitime. Quand on définit les deux termes, on voit tout de suite que ce n’est pas la même chose. Faisons comme Ponge et ouvrons notre Littré : Légal, du latin Legalis, qui est prescrit par la loi ; Légitime, du latin legitimus, qui a un caractère de loi. L’un est écrit, l’autre pas. L’un définit le Pouvoir, l’autre l’Autorité. Le premier est borné, le second est induit. D’un côté nous sommes dans le monde de l’inscription, dans le second dans le monde de la relation. Et ce deuxième monde est celui de la politique. La politique ce n’est pas la loi, c’est le monde de la relation qui permet cette loi. Ce qui est premier en politique, c’est ce qui relit, pas ce qui régit. Le monde de la loi est un monde figé (pour faire plaisir aux juristes je dirai fixé), un monde de la Lettre. Et ce qui est la lettre de la loi, c’est ce qui est légitime. La lettre de la Lettre, c’est la différence entre l’application du droit et le zèle dans son application. Le fondamentalisme, la bureaucratie, ou leurs formes extrêmes que sont le communisme soviétique ou le nazisme, détruisent la lettre de la Lettre, fétichisent la loi. Le fils de pute qui avec zèle applique le règlement X ou Y, ou s’en tient à la loi telle qu’elle est écrite, se sent légitime dans son action dans certains cas, notamment celui ou la loi n’a plus de lettre. L’actuelle gabegie législative a comme conséquence de détruite la lettre pour la Lettre et de remplacer ce qui est politique par de l’administratif. En me relisant je vois que je suis sur le point de tomber dans un piège. Ce n’est pas une relation diadique (vi, je l’ai dit) mais une relation à trois. Tout ceci est permis par des rapports sociaux. C’est par ce que nous sommes à un moment de l’histoire de notre société que ce petit pic fasciste est atteint. Je dis petit parce que ce n’est qu’un début.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je me dis qu’on a là un truc pas mal pour savoir où l’on en est. Dans la triade vous les mettriez où vous les trois zouaves ? Personnellement je vois bien un Société/Droit/Politique, mais ça n’engage que moi ☺&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-7141308149698835492?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/7141308149698835492/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=7141308149698835492' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/7141308149698835492'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/7141308149698835492'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/10/ambiance.html' title='Ambiance'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-2523956318448448797</id><published>2008-10-25T15:25:00.001+02:00</published><updated>2008-10-25T15:25:34.279+02:00</updated><title type='text'>Le retour de la refoulée</title><content type='html'>J’ai une imagination plutôt féconde. Je ne parle pas d’aventures dans des mondes merveilleux, mais de choses plus immédiates, de trucs qui défrisent les pâquerettes. Et comme chaque spectateur devant un événement, je ressens cet étrange souffle de l’exception. Depuis quelque temps tout de même ce petit souffle prend les allures d’un fond d’air. Omniprésent. Et il me titille la machine à fantaisies. Il me fait voir des choses plus grandes que « nature ». Ainsi ce vent mauvais, ce ventre fécond, cette impatience, cette angoisse, ce grondement, de ces choses qui sourdent comme on dirait tremblement pour parler d’une colère. Ce souvenir d’une lecture qu’un papier lu récemment m’a remis en mémoire. C’était dans « Le Talon de Fer », une scène, celle où l’on se dit tout, celle qui lance le reste. Quand le héros annonce sous les cris d’un parterre de grands patrons que la guerre est déclarée, il lui est répondu : « nous la gagnerons ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelques années détestables, dont l’Histoire semblait avoir été bannie, elle revient comme une évidence ; la lutte des classes est l’Histoire. Certains grands patrons ne l’ont jamais perdue de vue. Ils savent. Simplement ils voulaient la cacher par des constructions qu’ils ne maîtrisaient jamais entièrement. Ce cynisme qui a nourri plusieurs générations se dévoile. Warren Buffet déclarait il y a peu, la lutte des classes existe et « nous sommes sur le point de la gagner » et toutes les décisions présentées comme des plans de sauvegarde des biens de tous ne sont en fait qu’une spoliation généralisée des biens du plus grand nombre. Nationalisation des banques ? Bien pire que cela, la destruction du travail de tous pour le profit d’une minorité. La valeur que nous créons préserve les biens de ceux qui la détruisent. Nous garantissons les orgies de nos maîtres. Déguisée sous les oripeaux d’une conscience universelle, le patronat mondialisé (il est lui-même pris dans ce processus) prépare sa victoire finale contre tout travail. La destruction de la nature dont on nous rebat les oreilles est la fausse conscience du droit univers de l’homme spectaculaire. La mise en abîme de notre propre destruction en tant qu’être-dans-l’Histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ça, ça fout les boules.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-2523956318448448797?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/2523956318448448797/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=2523956318448448797' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/2523956318448448797'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/2523956318448448797'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/10/le-retour-de-la-refoule.html' title='Le retour de la refoulée'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-207414904164200260</id><published>2008-10-09T14:01:00.001+02:00</published><updated>2008-10-09T14:01:45.595+02:00</updated><title type='text'>Un miroir posé sur le Monde</title><content type='html'>L’Europe de Sarkozy ressemble étrangement à Sarkozy lui-même. Profitant du Salon de l’Auto pour présenter un plan d’aide à l’industrie automobile « nationale », il a décrit l’Europe telle qu’il la voit : « Absence de pensée manifeste », « organisation informelle. » Il faut briser les règles pour rendre l’Europe efficace, propose-t-il au détour d’une « réflexion » sur la politique industrielle américaine. L’Europe est un carcan, il faut savoir le briser en temps utiles. Et tout ceci était dit avec naturel, presque sans notes, comme en aparté. C’est la pensée de Sarkozy Nicolas, c’est ce qui lui vient spontanément lorsqu’il aborde ce sujet. Nous avions déjà pu lire sa « philosophie spontanée » au détour d’une double entrevue accordée à Michel Onfray pour un magazine de vulgarisation. Je suis toujours surpris par la capacité qu’a ce petit bout d’homme à déraper. Cela semble venir comme ça, naturellement comme on dit, je suis certain que c’est préparé, et pourtant, cela n’a pas la « structuration » des dérapages de l’autre spécialiste du genre, le gros borgne. Lui il faisait écrire ses dérapages, il les préparait avec beaucoup d’application, c’était planifié, et à force d’entendre le personnage on savait que l’homme derrière avait bien fourbi ses armes. Ses sorties scintillaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une Europe sans pensée manifeste. C’est le cœur de la pensée européenne du gouvernement en place. Il n’y a pas d’idée d’Europe, de rêve d’Europe chez ces gens-là. Le Marchiani de Sarko, son petit porte-flingue, celui qui porte un nom d’oiseau, avait bien préparé le terrain en disant combien le carcan européen pesait sur l’économie française, qu’il fallait faire preuve de souplesse dans l’application des critères de Maastricht. Et ce petit côté « I want my money back » des libéraux. L’Europe comme grande zone de libre échange. L’Europe que si cela profite directement, rapidement, immédiatement même, une Europe à moindre coût, une Europe de larbins, de serviteurs, de bouc-émissaires. Sur ce sujet comme sur beaucoup d’autres, il n’y a pas de pensée positive, ce ne sont que des calculs, des placements idéologiques à court terme, aucun grand plan d’ensemble, que des petits services. Cette petitesse politique est le miroir de la petitesse de ces hommes. Il n’y a rien de grand en eux, ce sont des louis-philippards, entourant un Louis Napoléon de pacotille. Malgré tout, on sent bien que derrière il y a un projet de société, qu’il y a une adhésion, une idéologie, l’application de la formule trop souvent oubliée « l’idéologie dominante est l’idéologie de la classe dominante ». Celle-ci n’a pas partie liée avec la classe gouvernante, elle se sont fondues, et la sortie proclamée de l’Histoire (dont l’enseignement est remis en cause dans l’Education nationale) est le signe manifeste de cette fusion-acquisition, comme on dit maintenant. Avec un cynisme désobligeant, le président en exercice confessait à ses débuts sa volonté d’être riche, d’intégrer ce monde des dirigeants. Et qu’après tout, le reste ils s’en branlait.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-207414904164200260?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/207414904164200260/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=207414904164200260' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/207414904164200260'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/207414904164200260'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/10/un-miroir-pos-sur-le-monde.html' title='Un miroir posé sur le Monde'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-6580715720772276330</id><published>2008-10-08T12:34:00.001+02:00</published><updated>2008-10-08T12:34:46.672+02:00</updated><title type='text'>3300</title><content type='html'>Ça baisse dans tous les coins. Les bourses s’allègent, les positions se renforcent, des plans sont érigés, ça fusionne un peu partout, on parle de trou d’air, d’injection de liquide, de fonds touchés, de pertes qui se multiplient, de pots cassés… certains matins, c’est un peu dur. Hier, fred m’a dit que le CAC devrait baisser jusqu’à 3300 points avant de rebondir. Certainement. J’y comprends que dalle à tout ça. J’ai simplement biché les tristes mines des hommes troncs ce matin, y’avait tellement de mouvements chez Euronext que le système de cotation a buggé, ils savaient pas si c’était volontaire ou non, ils croyaient que tout s’était arrêté. Qu’il n’y avait plus rien. Une suspension. Tout le monde a l’air dépassé par les événements. Alors on sonde, partant du principe que c’est une crise de confiance, on sonde l’opinion, savoir si les gens flippent, s’ils ne vont pas retirer leurs économies, savoir si ce que font les gouvernements ça sert à quelque chose. Les gens normaux ont un peu la fièvre, mais pas plus. Ça n’a pas l’air de nous concerner. Pour le moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les fonds de pensions américains, ces fonds qui gèrent les retraites d’une partie de la populations, ont perdu 2.000 milliards de dollars ces 15 derniers mois. Ce modèle de retraite vient d’en prendre un coup dans l’aile. Le premier ministre en exercice s’était fait le chantre de ces fonds en France. Est-ce qu’on va en causer de ça ou sera-ce à qui noie le mieux le poisson ? C’était tout de même le truc des libéraux pour assurer les retraites. Est-ce qu’on va remettre ça sur le tapis ? Reparler du Fond de réserve des retraites, le truc que le gouvernement actuel refuse d’abonder et essaie de siphonner depuis quelques temps ? On peut commencer à voir les courants qui traversent cette tempête, ce qui se joue en dessous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je me permets de faire remarquer simplement que le taux de suicide n’a pas augmenté chez les golden boys.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-6580715720772276330?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/6580715720772276330/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=6580715720772276330' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/6580715720772276330'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/6580715720772276330'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/10/3300.html' title='3300'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-1321204362453390612</id><published>2008-10-07T10:19:00.000+02:00</published><updated>2008-10-07T10:20:11.484+02:00</updated><title type='text'>Le jeu</title><content type='html'>Petit ras-le-bol aujourd’hui. Je commence à saturer. Beaucoup d’infos. J’ai passé presque deux heures à lire la presse. Je voulais partager des trucs sur la crise. Mais je me rends compte que je n’ai plus grand-chose à dire. A part cette peur qui prépare. Cette crise offre des opportunités. Permet de renforcer certaines positions. La baisse des indices boursiers est un moment du jeu. Une orgie de destruction de valeur. Un truc ma foi assez typique. Tout cela ne nous concerne pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui se passe à Sandouville est bien plus intéressant. Une lutte sociale en cours. Là on est dans le dur. Des ouvriers qui luttent contre une direction qui est dans le jeu, soutenue par un gouvernement qui travaille pour elle. Un article dans le Libé d’aujourd’hui m’a sorti de ma torpeur de poule devant un réveil, un article sur le dur. L’enquête d’un sociologue qui s’est fait embauché dans un abattoir. Il cause du travail concret. Des conditions de travail en temps de crise. Pendant la vache folle. Et il décrit le travail humain tel qu’il est. Un travail toujours en invention. Réglementation en évolution constante, décisions contradictoires de la direction, nécessités de la production, obligations de résultat, et une pratique qui se construit collectivement au plus près des tâches. Ça c’est notre jeu. Et bien que je ne le pratique plus depuis déjà pas mal de temps, j’ai l’impression d’être toujours dedans. Le travail me poursuit ; même sans emploi, je suis dans le travail. La recherche d’emploi, de poste, comprendre les demandes du recruteur, savoir analyser cette demande pour fournir les arguments pour l’embauche, la multiplication des biais de présentation, les courriels envoyés qui s’accumulent. C’est du travail. Le travail pour retrouver un emploi. Au-delà de cette pratique de la recherche, j’invente mon travail au fur et à mesure, je l’imagine, comme je l’imaginais en poste. Je crée ma pratique personnelle du travail comme activité quotidienne parce que rien ne les sépare. C’est une chose que je commençais à oublier à cause de cette crise. A force de jongler avec des choses abstraites, je perdais de vue ce qui est réellement, pratiquement. L’exercice de commentaire est une partie de mon travail, mais il ne le limite pas. Le tout étant de ne pas l’oublier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une pensée pour Jean-Paul qui doit avoir le moral dans les chaussettes…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-1321204362453390612?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/1321204362453390612/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=1321204362453390612' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1321204362453390612'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1321204362453390612'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/10/le-jeu.html' title='Le jeu'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-4280861690210844552</id><published>2008-10-06T12:10:00.000+02:00</published><updated>2008-10-06T12:11:18.867+02:00</updated><title type='text'>Les loups entre eux sont très civilisés</title><content type='html'>Et si une partie des turbulences financières, dont on cause largement dans les follicules, les troquets et les blogs, était amplifiée par les banques elles-mêmes ? JP Morgan par exemple, importante banque d’affaire, aurait fait chuter Lehman Brothers en gelant certains de ses actifs, et racheté Bear Stearns et Washington Mutual, tout cela parce que ces banques manquaient de liquidités. Puis nous voyons BNP Paribas rachetant Fortis par tronçons après refinancement par divers Etats européens, et soit dit en passant, ce rachat a pu se faire grâce à des fonds publics. Si l’on regarde d’un peu plus près les banques en danger, ce sont surtout des banques d’affaire, des fonds d’investissement et des banques de détail (qui gèrent des comptes courants) qui se sont lancées dans la banque d’investissement (ce qui a été rendu possible, je le rappelle, par l‘abrogation du Banking Act qui depuis les années 30 séparait ces deux activités pour que « plus jamais ça »). L’assèchement du crédit fragilise les banques qui ont parié sur des produits spéculatifs mais ne touche que marginalement les activités de banque de dépôt (autre nom des banques de détail). Les Caisses d’Epargne et les Banques Populaires (qui continuent à se rapprocher lis-je amusé sur mon télescripteur) ou encore Dexia sont fragilisées par leurs activités de placement de produits spéculatifs et par certains placements immobiliers (n’oublions pas qu’au départ la crise était immobilière, du fait des spéculations sur ce marché). On ne parle pas ou quasiment pas de la Banque Postale, par exemple, qui ne fait que du détail (dépôt et épargne classique) ; pour l’instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc sont surtout touchées les institutions financières qui se sont appuyées pour se développer sur des produits financiers à risque. Les aides accordées ou débloquées par divers Etats vont profiter à ces institutions-là. Or, pour la très grande majorité des gens de base (vous et moi) la fin de ces activités ne nous en toucherait pas une. Pourtant, nous sommes contraints de régler une partie de la note ; de manière honteuse. Utiliser par exemple l’épargne populaire pour sauver les spéculateurs immobiliers, est tout de même un comble. Pouvoir trouver des milliards pour préserver les gains des plus riches quand il semble impossible de trouver des fonds pour aider les plus démunis d’entre-nous est… Pourtant ça passe tout seul. Pendant ce temps-là, le PS prépare son congrès et le NPA se digère. Quant au PC.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prochain mauvais coup sera règlementaire. Jusqu’à présent, il existe des régulateurs assez puissants même si peu connus du grand public, des normes contraignantes qui obligent les banques à se préserver sur certains marchés, ou à assurer leurs actifs. Et bien beaucoup de ces garde-fous vont tomber, pour le plus grand bonheur des petits sorciers de la « haute finance ». La crise profite à certains. Il serait peut-être temps de s’énerver. Personnellement, je suis assez bon au lancer de poids.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-4280861690210844552?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/4280861690210844552/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=4280861690210844552' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/4280861690210844552'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/4280861690210844552'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/10/les-loups-entre-eux-sont-trs-civiliss.html' title='Les loups entre eux sont très civilisés'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-9163776950802304400</id><published>2008-10-05T15:28:00.002+02:00</published><updated>2008-10-05T15:37:14.485+02:00</updated><title type='text'>Irresponsables?</title><content type='html'>http://www.lefigaro.fr/societes/2008/10/05/04015-20081005ARTFIG00059-jp-morgan-aurait-coule-lehman-brothers-.php&lt;br /&gt;http://www.mediapart.fr/journal/economie/041008/fortis-le-temps-du-chacun-pour-soi&lt;br /&gt;http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/economie/20081005.OBS4327/le_plan_de_sauvetage_de_la_banque_allemande_hypo_a_echo.html?idfx=RSS_notr&lt;br /&gt;http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2008/10/le-plan-paulson.html?xtor=RSS-450&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les exemples sont nombreux et vont continuer à pleuvoir. Les règles du grand jeu n'ont pas changé avec la crise.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-9163776950802304400?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/9163776950802304400/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=9163776950802304400' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/9163776950802304400'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/9163776950802304400'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/10/irresponsables.html' title='Irresponsables?'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-5669473277857349983</id><published>2008-10-03T11:36:00.001+02:00</published><updated>2008-10-03T11:39:01.221+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='credit default swap'/><title type='text'>Le prochain train</title><content type='html'>J’ai pris une assurance habitation qui a bien fonctionné. J’ai eu un dégât des eaux et un mois et demi après, après plus de deux ans et demi de versements réguliers, je peux dire que cette assurance a été un bon placement. Dégât entièrement couvert, des aides diverses et un retour assez rapide à une situation normale. J’étais assuré contre un risque, par un contrat clair, auprès d’une entreprise spécialisée. Maintenant, imaginons que nous ayons tous pété les plombs, que nous sommes derrière le miroir. Alors on ferait comme si…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au lieu de m’assurer moi, j’assure mon voisin. Je vais voir un assureur et je lui demande d’assurer mon voisin, un voisin que je connais à peine. Mieux, je vais voir quelqu’un pour assurer mon voisin. Même pas un assureur, juste quelqu’un. Et je propose de faire un contrat sur un risque, par exemple que mon voisin va perdre son portefeuille. En fait que mon voisin ne pourra plus payer ses charges et finira inscrit à la Banque de France. On va même pas faire de contrat, on va faire ça sur un bout de papier, entre nous. A la confiance, hein ! Et ce bout de papier je déclare qu’il représente la dette de ce voisin, et cette dette je la mets en location sur cinq ans. Si au bout de cinq ans, mon voisin n’est pas inscrit à la Banque de France, je paie le montant de sa dette, rubis sur l’ongle. Et ce bout de papier je le loue pour le montant de sa dette à 5% par mois par exemple avec en prime cet engagement que si dans les cinq ans, mon voisin il fait banqueroute, je verse le montant de sa dette, pareil, rubis sur l’ongle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bienvenus dans le monde des CDS, des « credit default swap ». Une invention fabuleuse qui commence à peine à être réglementée et qui pesait l’année dernière environ 65.000 milliards de dollars. Mais certaines estimations vont jusqu’à 650.000 milliards de dollars. Personne ne sait vraiment. Et ce qui rend cette machine formidable, c’est que ces obligations, comme on dit, peuvent être revendues, et revendues encore jusqu’à ne plus savoir qui s’était engagé au départ. Mieux encore ! Les dettes engagées n’ont pas à être bloquées, elles n’apparaissent nulle part. Axa par exemple est dans ce marché à hauteur de 450 millions d’euros, sur AIG et Lehman Brothers… Enfin, d’après les dires d’Axa. Les docteurs Folamour de la Phynance sont d’une imagination débordante et d’une irresponsabilité sans bornes. Et cerisier sur la fosse septique, impossible de savoir exactement quel placement classique s’appuie sur ces obligations. Il y a du monde à la barre disent-ils, espérons que ce sera à la barre d’un tribunal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me permets de vous renvoyer vers deux articles :&lt;br /&gt;http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&amp;aid=8634&lt;br /&gt;http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/09/30/le-piege-des-credit-default-swaps_1100669_3234.html&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça laisse rêveur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-5669473277857349983?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/5669473277857349983/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=5669473277857349983' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/5669473277857349983'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/5669473277857349983'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/10/le-prochain-train.html' title='Le prochain train'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-4872541402535847385</id><published>2008-10-02T11:12:00.001+02:00</published><updated>2008-10-02T11:12:42.991+02:00</updated><title type='text'>Qui se sent merdeux se torche</title><content type='html'>J’ai enfin pu lire quelques analyses un peu plus poussées sur la crise du crédit. Et si j’ai bien compris, les banques nous tiennent par les couilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Afin d’obtenir toujours plus de pognon, elles jouent le chantage au crédit. Le jeu est simple. Les dépôts effectués auprès des banques doivent être garantis jusqu’à un certain niveau. C’est un système assez peu contraignant qui autorise en fin de compte les banques à utiliser comme elles le souhaitent les dépôts effectués par les agents économiques (entreprises et ménages). Seule une petite partie du pognon déposé dans une banque est réellement dans cette banque. Tout le reste circule dans un réseau financier mondial complexe à la vitesse de plusieurs milliers de milliards par jour. Par exemple, un de ces nœuds de circulation (Clearstream, la fameuse chambre de compensation) voit passer tous les jours mille milliards d’euros, à peu près, d’opérations financières en tout genre. C’est de l’argent, mais arrivé « à un tel niveau de concentration qu’il en devient image. » Afin de pouvoir continuer ce jeu, les banques ont, toutefois, besoin d’un peu de fraîche. En temps normal, les banques centrales sont là pour filer un coup de main ; chaque banque du coin a des dépôts obligatoires chez elles qui garantissent, pour faire court, les dépôts des clients et si y’a un soucis, elles refilent un peu de thune, histoire de boucler les fins de mois. Le risque aujourd’hui, c’est que les banques, comme elles ont joué avec un pognon qu’elles n’avaient pas, refusent de laisser sortir le moindre kopek de leurs coffres et se tournent systématiquement vers les banques centrales. Les banques centrales deviennent alors prêteuses en premier recours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais voilà, comme les banques ne veulent plus prêter, elles font plus leur boulot. Dans not’ beau système, « les prêts créent les dépôts » ; c’est parce que les entreprises empruntent que les gens ils ont un boulot, donc de la thune, donc des dépôts chez les fafioteurs. Alors qu’est-ce qu’ils disent cézigues ? Que si on leur donne pas de flouze, ça sera tintin pour les entreprises. Ce qu’on appelle le « crédit Crunch ». En d’autres terme, si vous voulez qu’on vous en prête, c’est dans le cul la balayette. Nous voilà donc en plein chantage des banques. Et le risque de récession est réel ! A force de proposer des placements merdeux à 25%, les banques (et les assureurs, voire les supermarchés) ont créé des produits financiers tout pourris qui reposaient sur du rien. Une véritable cavalerie. Alors ? Ben va falloir banquer. Et derrière, rien ne sera fait. Cette crise a déjà eu lieu, tout ce petit monde était au courant, au Japon, y’a pas très longtemps, mais ça marche tellement bien en temps normal qu’y’a aucune raison de tout changer. Donc on va payer. Personnellement, je fais mien le fameux proverbe grec (merci Sana !) « Quand ton ennemi t’encule, surtout ne bouge pas, tu pourrais le faire jouir ». Et si on ne payait pas ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-4872541402535847385?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/4872541402535847385/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=4872541402535847385' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/4872541402535847385'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/4872541402535847385'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/10/qui-se-sent-merdeux-se-torche.html' title='Qui se sent merdeux se torche'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-7502992094996833316</id><published>2008-10-01T10:55:00.001+02:00</published><updated>2008-10-01T10:55:57.194+02:00</updated><title type='text'>Il n’est pire aveugle…</title><content type='html'>Dans le cadre chaleureux de quelque débat télévisé, j’ai eu l’occasion d’assister à une passe d’arme entre économistes, journalistes et analystes financiers. Ce genre de rendez-vous se sont multipliés ces derniers jours. Dans le contexte actuel, cela semble normal. Cela s’appelle le besoin d’information légitime des spectateurs. Vous êtes chez vous, au calme et soudain vous vous retrouvez assaillis par les informations. Vous découvrez une crise. Un événement sous vos yeux. L’Histoire ! Bref vous en demandez plus ; paraît-il. Donc, un débat. Alors qu’ai-je ouï…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord, qu’il ne fallait pas paniquer. Ce qui est déjà pas mal. Tout est fait pour que nous paniquions. Rythme des informations, grandiosité (ben quoi ?) des chiffres, excitation des commentateurs, multiplication des annonces officielles et analyses définitives sur la fin de quelque chose. J’ai donc appris que le modèle politique américain s’était effondré ( ! ), que l’Etat avait son rôle à jouer dans la régulation de l’économie, que le capitalisme avait des hauts et des bas mais que le communisme c’était pire, que seul un effort collectif permettrait de sortir de la crise, etc. Disons que tout était fait pour que le spectateur se sente concerné par ce qui se tramait dans le calme des agences financières. Nous devions nous préparer à mettre la main à la poche. Que c’était notre devoir. Mais que le capitalisme c’était une bonne chose, et qu’il fallait simplement le réguler un peu. L’Etat intervient en notre nom pour éviter une débâcle. Afin de préserver notre épargne, notre argent. Nous allons donc payer pour des entreprises qui ont passé ces dernières années à virer du monde pour améliorer leurs profits, à maximiser leurs profits en jouant sur des produits purement spéculatifs afin d’atteindre le sacro-saint pourcentage à deux chiffres de rendement, à augmenter tous les frais possibles et imaginables jusqu’à en créer de nouveaux (paiement des opérations sur chèques, coût des retraits dans les agences concurrentes, frais de dépassements…) Certaines de ces entreprises se sont mises en danger pour acheter des concurrents et ces opérations, nous allons les payer. A perte qui plus est. A-t-on jamais vu gouvernement de droite (je précise, mais c’est purement rhétorique) demander un remboursement quelconque pour l’aide apportée à une entreprise d’intérêt national ? J’ai même vu cet e….. de Seillière (qui nous doit plusieurs milliards je le rappelle) se réjouir du pognon que venait de rafler ses misérables comparses à nos représentants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces conditions, demander l’interdiction des licenciements, le remboursement des aides apportées aux entreprises qui licencient malgré leurs bénéfices et la pénalisation du droit des affaires, entre autres choses, paraît être la moindre des choses. Je rajouterais la castration des banquiers, mais par bonheur ils n’en ont pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-7502992094996833316?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/7502992094996833316/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=7502992094996833316' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/7502992094996833316'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/7502992094996833316'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/10/il-nest-pire-aveugle.html' title='Il n’est pire aveugle…'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-1408217367455991859</id><published>2008-09-30T12:25:00.000+02:00</published><updated>2008-09-30T12:26:00.205+02:00</updated><title type='text'>Petit message à l’attention des anti-américains primaires…</title><content type='html'>Regarder les infos à la télé, ça permet de rester informé, mais qu’est-ce que ça rend con ! A force de me faire défoncer les yeux et les oreilles par les analyses à chaud et autres réactions en direct, j’ai fini par oublier quelques petites choses fondamentales. Et d’abord que les Etats-Unis ont été fondés par des protestants. Ça a l’air idiot dit comme ça, mais c’est pourtant le cœur du « truc » (esprit du peuple, nation, idéologie… pour le coup je n’ai pas d’idée arrêtée ; je pencherais plutôt pour l’idéologie américaine, mais j’ai l’impression que c’est plus que ça. Max Weber en avait déjà largement causé). La Grâce, l’effort, la responsabilité individuelle pour n’en citer que quelques-unes, sont des conceptions de la place de l’homme dans le monde toujours aussi présentes. Et l’idée simpliste selon laquelle le capitalisme américain est autonome, anhistorique, impérialiste, soutenue par un peuple entier, empêche de lire correctement ce qui se joue en ce moment outre-atlantique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’éclatement de la bulle spéculative immobilière a touché des entreprises financières qui depuis plusieurs années faisaient des bénéfices à deux chiffres. Sans création de valeur. L’impossibilité devant laquelle se sont trouvés des milliers de familles américaines à rembourser les prêts shylockiens (les taux usuraires sont au moins limités et réglementés) sur lesquels s’appuyaient de nombreux produits spéculatifs a simplement, mécaniquement, de manière prévisible, fait s’effondrer un pan de cette économie virtuelle. Dans cette affaire, les seuls floués ont été les petits propriétaires expulsés de leurs maisons pour défaut de paiement. Ce fait n’a pas été oublié lors des débats d’hier au parlement américain. L’administration Bush, à laquelle a été associée la future administration Obama, avait en tête de garantir la solvabilité de cette partie du système bancaire qui s’était développée sur l’absurde cavalerie financière des subprime. Les réactions de beaucoup d’américains (un peuple qui, je le rappelle, n’hésite pas à lutter pour ses libertés) a forcé ses représentants à mettre les responsables de la crise face à leurs responsabilités. Beaucoup d’emplois seront perdus, de la valeur sera détruite, mais au moins le peuple américain aura montré son caractère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France, c’est une pantalonnade qui se joue. Notre parlement est aux ordres, j’ai noté quelques réactions mais rien à voir avec ce qui se passe de l’autre côté. Nos administrations vont voler au secours de nos si incompétents dirigeants économiques. Nos élites sont d’une bêtise ! et ça ne date pas d’hier (il suffit de lire Benda, ou plus récemment Todd). Pour comprendre ce qui se passe, il faut commencer par éteindre la télé, la radio, arrêter de lire la presse française et lire les anciens. Comme dit Chérèque, on cherche à nous enfumer. Et il sait de quoi il cause.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-1408217367455991859?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/1408217367455991859/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=1408217367455991859' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1408217367455991859'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1408217367455991859'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/09/petit-message-lattention-des-anti.html' title='Petit message à l’attention des anti-américains primaires…'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-7459026173555389621</id><published>2008-09-29T12:15:00.001+02:00</published><updated>2008-09-29T12:15:19.533+02:00</updated><title type='text'>Alors, obèse ?</title><content type='html'>Moi qui suis fumeur, je connais bien le problème qu’affrontent la plupart des obèses. Et je parle des obèses très tranquillement, puisque l’ayant été, j’ai toute licence sur le sujet. Pour être obèse, il ne suffit pas de grignoter, ou de manger beaucoup. Il y a certainement des trucs avec les hormones, l’habitude, l’hygiène physique… enfin la manière dont le corps va traiter ce qu’il ingère. Il est tentant lorsque l’on est obèse de se défausser sur je ne sais quelle fatalité qui empêche de retrouver un poids plus correct, moins dangereux pour le corps. Comme il est parfois plus que tentant d’en faire de même lorsque l’on fume. Personnellement, je fume parce que j’aime ça, tout en connaissant les risques que je prends. On peut m‘objecter que dès lors, je devrai assumer seul les conséquences de mon addiction ! Je suis certain que, comme le font déjà certains assureurs, la sécurité sociale refusera un jour de traiter les pathologies qui touchent les fumeurs. L’obésité prend ce chemin délicat qui mène à l’exclusion. Stigmatisés, obèses et fumeurs mènent le même combat. Et affrontent les mêmes problèmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tabac est surtaxé. Le prix de la clope est quasi prohibitif, et il va encore augmenter. Il est évident que cela à des effets directs sur sa consommation. Et sur certaines maladies, notamment cardiaques. Lorsque je vois toutes les saloperies qui se retrouvent dans la fumée que nous inhalons, j’ai un léger frisson. Et cette question me vient : qui a mis ça dedans ? Et quel est le lien entre les molécules présentes et les maladies causées. Je ne conseille à personne de commencer à fumer, c’est un choix qu’il faut avoir fait en connaissance de cause ; informer sur ce sujet est fondamental, mais diaboliser est un belle connerie. Et puis faire le lien, comme une évidence, tu fumes donc tu tousses, comme si il n’y avait pas d’autres facteurs… ou tu manges des bonbons donc tu es gros. Une alimentation toute pourrie, c’est effectivement un facteur de risque, mais quels peuvent être les effets d’une augmentation du prix des sucreries ? Est-ce que le sucre est le seul facteur favorisant l’obésité ? Est-ce qu’une simple campagne d’information sur les risques d’une alimentation mal équilibrée suffit (je pense à l’abject mangerbouger.fr) ? Et si la solution était plus simple : arrêter d’utiliser les produits bas de gamme comme déversoir pour tous les déchets de la chaîne agroalimentaire. Quand on n’a pas le sou, on bouffe de la merde. Pourquoi ne pas assainir l’industrie agroalimentaire ? Ou plus simplement, lutter contre la pauvreté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce, Shana Tova !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-7459026173555389621?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/7459026173555389621/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=7459026173555389621' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/7459026173555389621'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/7459026173555389621'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/09/alors-obse.html' title='Alors, obèse ?'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-1996853433622838315</id><published>2008-09-26T11:29:00.001+02:00</published><updated>2008-09-26T11:29:23.761+02:00</updated><title type='text'>Talon de fer et rideau de fer</title><content type='html'>Et ce qui m’étonne et m’étonnera toujours, c’est que ça marche. Prenez un air martial, un ton définitif, puis dites que la catastrophe est proche mais qu’on va tout faire pour remonter la pente, ensemble, que le plus dur est devant nous, etc. Le petit rat qui s’occupe du chômage là-dessus nous dit que ça va exploser mais que c’est pas leur faute, l’hystéro qui gère la thune que c’est la récession et que le budget va être bordellique, la taulière des tauliers que c’est un onze septembre bancaire, etc. C’est si évident, si simple dans son exécution, tellement gros, que ça passe. Un grand communicant qui revient à la mode le disait : la foule est plus à même de croire un gros mensonge qu’un petit mensonge. Susciter la panique pour obtenir l’obéissance ; un vieux truc. Alors ? Pour masquer ses saloperies, la petite oligarchie qui soutient le Louis-Napoléon de Neuilly met en scène une crise pour gagner plus en faisant travailler plus les autres, pour pouvoir gratter encore plus de pognon à l’Etat. Comme il l’a dit à Toulon, l‘Etat interviendra pour protéger l’épargne des petites gens, non pas en renforçant les pouvoirs de la Caisse des Dépôts, par exemple, dont c’est la mission initiale, mais en… ça il l’a pas dit, mais je suis prêt à parier qu’il fera comme d’habitude, en refourguant de la fraîche à ceux dont les bilans comptables seront les mieux trafiqués. Toutefois, et contrairement à ce qui est ressassé ad nauseam, il existe des règles comptables internationales très strictes, une réglementation bancaire internationale qui s’impose à tous les pays, même si les organes chargés de ces contrôles ne sont pas toujours à la hauteur, bref le capitalisme est régulé et qu’il suffit que les Etats imposent ces règlementations souvent draconiennes. Mais il est tellement plus facile de dire que rien ne va, que rien n’a été fait, que le passé n’existe pas, et que tout doit se faire maintenant. Du passé faisons table rase disions-nous, c’est le nouveau mot d’ordre du capitalisme triomphant. Le mot d’ordre de toutes les dictatures. Quelque chose d’important est en train de se mettre en place sous nos yeux, un mur entre nous et notre passé se construit. Un nouveau rideau de fer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-1996853433622838315?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/1996853433622838315/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=1996853433622838315' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1996853433622838315'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1996853433622838315'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/09/talon-de-fer-et-rideau-de-fer.html' title='Talon de fer et rideau de fer'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-1798017994135425440</id><published>2008-09-25T11:45:00.001+02:00</published><updated>2008-09-25T11:45:38.579+02:00</updated><title type='text'>Points de suspension…</title><content type='html'>Précision. J’ai oublié d’évoquer dans mon blog d’hier une mécanique classique qui a son importance. Les tensions à l’intérieur même de l’Empire l’obligent à se tourner vers l’extérieur. Nous retrouvons cette mécanique dans le capitalisme. C’est ce que j’ai appelé plusieurs fois dans ce blog « les fronts pionniers », le besoin de dévorer des espaces. Et que l’on retrouve, d’une certaine façon, chez Gabel lorsqu’il décrit les processus de spatialisation du temps, mécanique fondamentale de la réification et de la fausse conscience. Cette négation des contradictions internes « détemporalise » le phénomène qui prennent la forme des antiennes classiques : « Notre Empire est éternel », « le capitalisme est naturel »… mais encore les troubles schizoïdes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brèfle. Profitant honteusement de la présence d’un poste de télévision dans mes environs visuels immédiats, j’ai regardé, affalé comme il se doit, un reportage intéressant sur le retour de l’Etat en Nouvelle Zélande. Dans les années 80, ce pays s’était lancé (le gouvernement de ce pays…) dans un vaste programme de privatisation de ses services publics (entendus au sens large – Banque, Assurance, Chemins de fer…). A la fin de cette décennie d’ouverture des capitaux, une panne d’électricité de six semaines dans la capitale économique, Auckland, a obligé les élites politiques locales à repenser la place du politique dans l’économique ; toute honte bue, les travaillistes au pouvoir durent renationaliser quelques services fondamentaux : banques, chemins de fer, distribution d’énergie… Mais le mal était fait ; de nombreuses villes de province étaient en crise, le système de protection sociale en lambeaux et les infrastructures obsolètes. Il faut à présent 12 heures pour parcourir les 600 km entre Auckland et Wellington, les grandes industries sont aux mains de capitaux spéculatifs notamment australiens, les aides sociales inexistantes. Le retour en arrière est impossible même si la situation semble s’améliorer. Par contre, le nationalisme local se porte bien. Plutôt que de lancer une vaste réforme économique et faire une politique sociale de gauche, les travaillistes locaux ont excité la fibre patriotique des descendants de prostituées, bagnards et autres massacreurs d’indigènes. Résultat des courses, les petites gens travaillent plus pour gagner moins, la situation économique est florissante et les étrangers (hors touristes) ne sont pas les bienvenus. Y’a un climat. C’est toujours intéressant de regarder les pays en pointe dans ces affaires, ils nous en disent long sur notre avenir immédiat.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-1798017994135425440?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/1798017994135425440/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=1798017994135425440' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1798017994135425440'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1798017994135425440'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/09/points-de-suspension.html' title='Points de suspension…'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-5763158609119621107</id><published>2008-09-24T11:38:00.001+02:00</published><updated>2008-09-24T11:38:49.447+02:00</updated><title type='text'>Une histoire d’Ours</title><content type='html'>Sur notre promontoire eurasien, l’inquiétude règne. Car LA question se pose encore. Comment arrêter une civilisation aussi dévoreuse d’espace ? L’impérialisme Russe semble être aussi vivace qu’au XVIème siècle et l’épisode de résorption de la fin du millénaire s’être achevé. Ce qui me surprend toujours avec la Russie, c’est sa capacité à ne pas imploser. Par quel « miracle » des peuples aussi différents peuvent-ils coexister dans un même Etat ? On ne peut pas parler de volontariat, ou de vouloir-vivre-ensemble, toutefois, l’appartenance à cet immense ensemble n’est pas sans contreparties. Certes, les peuples absorbés ont perdu leur autonomie historique, mais une intégration par le haut a toujours joué en faveur de ces nations. L’armée, le clergé, l’administration, la noblesse d’Etat pour faire court, mais également les noblesses locales, ont cimenté cet ensemble en s’appuyant, avant tout, sur la slavité et l’orthodoxie. En reprenant le flambeau de Constantinople et en devenant par là même la troisième Rome, l’orthodoxie a amené avec elle les expériences impériales romaine et byzantine. D’une certaine manière l’Empire russe est la suite historique de l’Empire romain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, mais alors c’est quoi cette idée de zone de libre échange économique entre l’Union européenne et l’Empire russe ? J’en reste sur le cul. A chaque fois que l’Europe s’est tournée vers la Russie, nous avons connu la guerre. Ceux qui ont fait un minimum d’études le savent. La puissance russe doit être contenue. Se laisser séduire par l’esprit Grand-Russe est dangereux, mais l’ignorer est impossible. Ce n’est pas une coopération qu’il faut proposer mais une opposition. La diplomatie européenne ne fait pas le poids face à son homologue russe. Militairement, nous sommes des nains. Alors c’est quoi le calcul dans cette affaire ? Je crois que nos petits diplomates pensent pouvoir tenir l’ours en chaîne économiquement. C’est tellement idiot que j’ose à peine l’écrire. Si cette zone de libre échange devait voir le jour, il est clair que c’en sera fini de l’Union Européenne. Qu’un nabot syphilitique y ait pensé ne m’étonne pas plus que ça, mais que cela puisse advenir me terrorise.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-5763158609119621107?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/5763158609119621107/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=5763158609119621107' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/5763158609119621107'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/5763158609119621107'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/09/une-histoire-dours.html' title='Une histoire d’Ours'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-6760061653311951523</id><published>2008-09-23T12:02:00.001+02:00</published><updated>2008-09-23T12:02:24.171+02:00</updated><title type='text'>La fatalité</title><content type='html'>J’ai entendu, aujourd’hui, une fois de plus, sortant de la bouche d’un dirigeant d’une puissance moyenne de la périphérie de l’Europe, cette idée qu’il fallait moraliser le capitalisme financier. Ça ne mange pas de pain, c’est devenu un classique de ces périodes de soubresaut. Et nous savons à présent que ce ne sont que des paroles en l’air. Disons des paroles de réconfort. Que rien ne sera fait. C’est une illusion. Il n’est pas possible de moraliser le capitalisme, quelque soit le qualificatif qui lui est joint. Le capitalisme est un système de valeurs, une manière d’appréhender l’homme dans sa globalité, une vision du monde plus qu’un simple système économique. C’est à force de mauvais emploi du terme que la confusion a été rendue possible. Le capitalisme est une idéologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Moraliser le capitalisme financier » c’est simplement trouver les justifications adéquates aux souffrances qu’engendre pour de larges franges de l’Humanité la crisouille actuelle. Le capitalisme détruit le travail pour générer des profits. Il a besoin pour se développer de terreaux fertiles, de grands espaces. La crise des subprimes est une conséquence de l’exploitation des travailleurs pauvres américains. Vaste espace. Et l’on voit bien que sans grands espaces à exploiter le capitalisme engendre ce bon vieux réflexe si humain : la guerre. La terreur est consubstantielle au capitalisme, elle permet de tenir l’humanité enchaînée, dans sa forme la mieux organisée ce système de terreur s’appelle le nazisme. Le ventre d’où est sortie la bête immonde est toujours fécond. Notre peur est maïeutique. Il nous faut lui résister.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-6760061653311951523?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/6760061653311951523/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=6760061653311951523' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/6760061653311951523'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/6760061653311951523'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/09/la-fatalit.html' title='La fatalité'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-5108787598523791622</id><published>2008-07-28T09:20:00.001+02:00</published><updated>2008-07-28T09:21:04.545+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bilalian'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le tour'/><title type='text'>Le Four est tini…</title><content type='html'>J’ai suivi avec un intérêt nauséeux la dernière étape du Tour, celle qui menait la caravane sur les Champs-Elysées. Pas seulement parce qu’elle foutait le tournis cette étape (près de 50 bornes à monter et descendre les Champs) mais aussi (voire surtout) pour les commentaires éclairés des spécialistes de l’épreuve, j’ai nommé les commentateurs sportifs. Une bien belle espèce s’il en est. Les trois premières heures se passèrent en dérives sur le Tour, le cyclimse, la France, les retransmissions sportives, les vannes à 30 centimes d’euro, la gloire journalistique, jusqu’aux stratégies adoptées par les différentes équipes, les grands moments de ce Tour (ce fut rapide) et surtout que ce Tour il était propre. Bilou (alias Bilalian), chef des gens qui commentent les sports sur l’ORTF, nous en a sorti de bonnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec des trémolos dans la voix il causa avec sa sérénité habituelle de la force du Tour, du professionnalisme des suiveurs, des équipes techniques, de l’importance de montrer la France qu’elle est belle et que c’est une fête populaire. Et là, il s’est embarqué dans des trucs pas trop clairs le bilou. Car monsieur dépêches (un téléscripteur à la place du cerveau) ne sait pas bien mentir, tout en parlant de fête populaire, il ne pouvait s’empêcher de faire montre d’un mépris sans bornes pour ce petit peuple qui bouffe des merguez retraitées, du mauvais rosé, dans ses caravanes sans conforts, en short délavé, tee-shirt publicitaire et charentaises aux pieds. Le peuple, ça pue. Chassez le naturel, il revient en vélo (comme disait Pierô).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il y a eu ce long intermède sur les étapes du Tour hors de France. Un enchaînement de commentaires sur la beauté de la France, sur l’inutilité d’aller voir ailleurs, sur la qualité des petites routes de France, des petits villages de France, des petits coins magnifiques de France, bref la grandeur de la France dans tout ce qu’elle a de petit. Que faire un tour en Espagne ou en Italie, c’était pas nécessaire, et qu’après tout, ça n’apportait rien au niveau sportif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France elle est belle, le Tour il est beau, tout va bien. Mais tout serait parfait si seulement la France du Tour pouvait être propre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-5108787598523791622?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/5108787598523791622/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=5108787598523791622' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/5108787598523791622'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/5108787598523791622'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/07/le-four-est-tini.html' title='Le Four est tini…'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-5632919653556473196</id><published>2008-07-25T01:18:00.000+02:00</published><updated>2008-07-25T01:19:57.471+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ricco'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le tour'/><title type='text'>Le Tour</title><content type='html'>Donc. Pendant ce long mois et demi de silence, pas mal de choses se sont passées. Rien qui ne vaille vraiment la peine de s’user le ciboulot, mais nonobstant (quel joli mot) y’a une accumulation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’avons-nous vu ? Une photo grand format qui disparaît de la devanture de l’échoppe du Maire de Paris, un Premier Ministre plié en et divisé par deux, un footballeur de haut niveau au cœur déformé, une femme politique qui fait de la variétoche quand une autre se fait cambrioler, Mozart qu’on assassine à Aix, un cobra qui se shoote… et de toutes ces nouvelles qui ont fait la une (tout dépend de quoi), je dois avouer que seule la dernière m’a vraiment intéressé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ricco se dopait. Tout ce petit monde le savait, il fallait seulement le prouver, trouver la faille. Une EPO indétectable mais qui pendant l’effort laisse sa trace dans les urines. Et voilà le travail. Fallait bien chercher. Il fallait savoir qu’il y avait quelque chose à chercher, utiliser les outils adéquats, et enfin trouver un marqueur incontestable. Puis se fut l’exclusion de l’athlète. Puis le départ de l’équipe. Toutefois, j’ai perçu quelques signes de déception. Venant d’un peu partout, mais surtout de la presse, l’idée que ce tour était un peu lent, que c’était un tour de transition, que le spectacle n’était pas vraiment là (la montée de la Croix de Fer fut exemplaire), qu’il manquait quelque chose, ces moment d’anthologie qui font l’épopée, qui font l’histoire du tour. Oui mais voilà, sans dope…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car nul ne peut placer plus de deux accélérations dans une montée à 10% sans artifices (Sastre n’en a placé qu’une et a mis quatre minutes de plus que Pantani et consorts pour monter l’Alpe d’Huez), nul ne peut lutter contre un peloton en chasse, nul ne peut gagner deux étapes de montagne d’affilée etc. C’est facile à comprendre, pas de dopage, pas de spectacle. Et si spectacle il y a, il décevra tout le monde. Imaginez une course d’équipe avec bons de sortie, des arrivées en sprint massif, un tour de baroudeurs, sans l’exploit du chiffre, sans la souffrance de ceux de devants, un tour qui se fait à l’arrière, à la pédale, dans le dur, un tour d’ouvriers. Et ça, la télé n’en veut pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tour dévore. Flétrit les chairs. Brise les corps. Vomit son insanité fondamentale. De la merde dans le sang des coureurs pour de la merde dans l’estomac des voyeurs, de l’EPO pour mieux vendre du boudin. Bref, une traînée publicitaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors soyez logiques, rendez-nous Ricco ou arrêtez tout !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-5632919653556473196?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/5632919653556473196/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=5632919653556473196' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/5632919653556473196'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/5632919653556473196'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/07/le-tour.html' title='Le Tour'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-4956621601968344279</id><published>2008-06-05T09:48:00.001+02:00</published><updated>2008-06-05T09:49:26.965+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dati'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Clinton'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Obama'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hymen'/><title type='text'>Hymen, jeudi 5 juin</title><content type='html'>Bien évidemment, commenter une décision de justice est une chose qui ne se fait pas. D’ailleurs, rares sont les hommes politiques (et donc les femmes politiques, puisqu’il faut accoler un féminin à un masculin, manière de bien marquer la séparation et d’insister sur la concession faite, comme on pourrait dire encore (comme cela se fait aux Etats-Unis, mais évidemment pas en France) un homme politique noir, ou afro-français (j’imagine…), ou une femme politique arabo-française (voire islamo-française, mais là encore je délire), même il serait pensable de prendre quelque partie d’un individu et de l’essentialiser (la séparer, j’insiste) et de conclure que si l’un ne va pas sans l’autre, que comme la tradition est la sagesse du monde, qu’il n’y a pas de contrainte en religion (vous n’en reviendriez pas si je vous disais que ce sont les stricts observants d’une religion fort décriée qui le soutiennent), qu’un voile peut s’accrocher à une branche (ah ! souvenez-vous de ces chevauchés dans les flims de cape et d’épée, dans ces romances où la trinité voile/cheval/donzelle passait par l’accrobranche (qui est devenu est véritable activité m’a-t-on dit) et une tache de rouge quelque part) et que le vote des femmes blanches de plus de 50 ans qui vivent dans les Appalaches est captif, nous devons convenir ensemble d’une chose bien délicate, l’hymen n’a rien de religieux, sauf chez les catholiques) qui l’ont fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai eu - je passe à autre chose - l’occasion de lire quelques articles sur la chirurgie de l’hymen, et le passé politique d’Hillary Clinton, et je me suis demandé s’il était possible de refaire la virginité politique de quelqu’un (j’allais dire d’une professionnelle, mais je crois que cela aurait été de fort mauvais goût) dans un monde post-racial (énhaurme !) où le seul changement brandi comme maxime de toute action peut suffire pour accéder à la magistrature suprême. Obama, en toute justice, vient d’être désigné (on dit nominé aux Etats-Unis) pour représenter le Parti Démocrate aux prochaines présidentielles, et je n’ai pas pour habitude de commenter des décisions de justice. Amen !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-4956621601968344279?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/4956621601968344279/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=4956621601968344279' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/4956621601968344279'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/4956621601968344279'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/06/hymen-jeudi-5-juin.html' title='Hymen, jeudi 5 juin'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-2736255605331872976</id><published>2008-05-18T12:31:00.002+02:00</published><updated>2008-05-18T12:33:41.591+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Romero'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Diary of the Dead'/><title type='text'>Le silence s’éveille dans un dernier vagissement</title><content type='html'>Plusieurs fois j’ai pu croiser, dans différentes productions américaines, cette chose étrange qu’est le dernier vagissement de l’humanité. Le fond sonore de l’humanité, un bruit qui de loin en loin donne un « la ». La somme de tous nos sons, qui imite le son étalon, la note universelle, la note de la mathématique. « Dans un dernier vagissement.. », c’est ce que j’ai entendu aujourd’hui, dans un petit film, une petite production, presque un film fait à la maison. Tout est dans le presque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Romero n’en finit pas de clore sa grande saga de la non-mort. Il propose cette fois-ci le journal intime de la non-mort, ses dernières pensées avant que la nuit ne tombe. Caméra sur l’épaule, l’objectif sur la plaie. Le récit des jours sans au-delà, le journal du premier jour, où l’humanité s’est enterrée dans sa tombe crânienne. Nous sommes invités à suivre un petit groupe d’étudiants qui apprend la grande nouvelle alors qu’il tournait un film d’horreur. Tout est filmé au premier degré, que quelques rares moments de distance vient à peine augmenter, juste de quoi faire le point, pour mieux « shooter » à vue. Démarches lentes et irrégulières des sousvivants, excitation des survivants, premiers pas hésitants des pionniers du nouveau monde. Et puis le vide que laisse la fin du bruit de la civilisation. Le dernier râle des machines humaines, pour un dernier « la ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un film pour les puristes du genre, sorti directement en DVD. « Diary of the Dead »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-2736255605331872976?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/2736255605331872976/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=2736255605331872976' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/2736255605331872976'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/2736255605331872976'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/05/le-silence-seveille-dans-un-dernier.html' title='Le silence s’éveille dans un dernier vagissement'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-3767901089998384608</id><published>2008-04-23T18:47:00.001+02:00</published><updated>2008-04-23T18:47:58.994+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Edwy Plenel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Information'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Internet'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mediapart.fr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journalisme'/><title type='text'>Mediapart, 23 avril 2008</title><content type='html'>A l’heure où j’apprends que Pascal Sevran ne serait pas mort et que Libération serait en rade de correcteur, un site a fait son apparition dans mon petit quotidien. Tous les jours, depuis une semaine maintenant, je file faire un tour sur l’Internet découvrir les enquêtes d’un petit groupe de journalistes échappés du monde déliquescent de la presse papier. Autour de ce grand faiseur d’Edwy Plenel, deux douzaines de journalistes se sont associés pour titiller le monde empesé des follicules hexagonaux. Il est peut-être un peu tôt pour dire ce qu’il adviendra de ce nouveau modèle de journalisme qui ne peut, comme le fait depuis déjà bien longtemps le Canard Enchaîné, se fier qu’à la soif d’information de ses lecteurs et leur irréfragable envie de savoir pour vivre. Et un peu aussi à leur fidélité monétaire. Mais pour un début, je dois avouer que je suis bluffé. Déjà quelques enquêtes d’excellente tenue, une présentation des informations simple et efficace, et un traitement diachronique des sujets qui fâchent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, les grands sujets du jour ne sont pas oubliés et ce qui fait l’information, chose que l’on a tendance à oublier, ce n’est pas la vie, mais bien les journalistes. Une information, créée ou reprise, inscrite dans un journal devient l’information du jour. Il n’y a pas d’information en soi. Ce sont des choses construites par un processus complexe et le « ça c’est de l’info coco ! » n’est plus qu’une réplique compassée de vieux films de série B. Quand je vois qu’une reprise d’un communiqué de presse sur la dernière éponge Spontex, une critique dithyrambique du dernier Lévy et les massacres au Darfour sont traités dans un certain journal gratuit avec le même professionnalisme, mon petit cœur d’infomane en fait une asystolie. L’info, c’est ce qui se partage et la naissance d’un nouveau lieu de partage est une chose qui se fête. Par exemple sur mediapart.fr, j’ai pu lire une enquête bien foutue sur le phénomène (l’épiphénomène plutôt) Betancourt, un bon Mauduit sur les émoluments des patrons du CAC40, et d’autres petites perles sur la Caisse des Dépôts, la propriété intellectuelle ou la création graphique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, allez-y, courez-y même, ça coûte 9 € par mois et c’est du journalisme ça coco !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-3767901089998384608?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/3767901089998384608/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=3767901089998384608' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/3767901089998384608'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/3767901089998384608'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/04/mediapart-23-avril-2008.html' title='Mediapart, 23 avril 2008'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-3806910580848270547</id><published>2008-04-14T13:04:00.001+02:00</published><updated>2008-04-14T13:04:52.708+02:00</updated><title type='text'>Libération, 14 avril 2008</title><content type='html'>Une crise surprenante qui ne surprend personne. Les grandes organisations internationales s’y attendaient, les acteurs principaux des marchés mondiaux la préparaient, les prévisionnistes l’avaient décrite. La grande crise alimentaire a commencé. Sous nos latitudes, elle prend le nom de baisse du pouvoir d’achat, sous leurs latitudes, famine. Ses causes sont tellement nombreuses, qu’il semblerait raisonnable de se demander comment il aurait été possible de l’éviter. Modification du climat, crise financière, spéculation sur les marchés des matières premières et dérégulations, hausse du pétrole et investissements massifs dans les biocarburants, baisse des aides aux pays du tiers-monde, évolution des modes de consommations des géants du sud… Ce que je trouve admirable dans ce constat, c’est qu’il oblige. A partir du moment où une situation est devenue incontrôlable, où trop de critères sont en jeu, il devient obligatoire de prendre des décisions, de mettre en place des mesures drastiques, de combattre avec « courage », par « sens du devoir », par « obligation morale », dans « l’urgence humanitaire », etc. Bref, il faut agir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les putes de supermarché qui nous gouvernent vont nous déballer leur sempiternelle camelote, nos éditorialistes préférés vont écrire la plume dans le cul qu’il faut réguler tout ça, qu’il y a eu urgence, les déchets de notre classe dirigeante évacués dans les différentes organisations internationales vont nous expliquer doctement qu’il fallait s’y attendre… Cela me fait furieusement penser aux réformes de la Protection Sociale. Il suffit de ne pas financer, de laisser pourrir une situation pour ensuite expliquer qu’il n’est pas possible de continuer comme ça, qu’il faut réformer, couper dans le vif et faire preuve de « courage » et de « sens du devoir ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. » (Allocution de Nicolas Sarkozy prononcée à l’Université de Dakar)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le talon de blé est à l’œuvre, de l’autre côté. Nos dents creusent leurs tombes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-3806910580848270547?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/3806910580848270547/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=3806910580848270547' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/3806910580848270547'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/3806910580848270547'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/04/libration-14-avril-2008.html' title='Libération, 14 avril 2008'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-9173277180459371511</id><published>2008-04-07T20:28:00.002+02:00</published><updated>2008-12-14T00:42:19.666+01:00</updated><title type='text'>La flamme</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Bscmmt2P2sw/R_poDIPnKUI/AAAAAAAAAA8/c2-GLxK79cU/s1600-h/DSCF2191_1.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Bscmmt2P2sw/R_poDIPnKUI/AAAAAAAAAA8/c2-GLxK79cU/s320/DSCF2191_1.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186572323832408386" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Journée frileuse. Neige la veille. Grêle le jour même. Nous attendions le défilé. Au milieu d’un flot gendarmesque, publicitaire, ordurier, une flamme conspuée qui passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Honte à la République !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-9173277180459371511?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://flickr.com/photos/39651568@N00/sets/72157604426228978/' title='La flamme'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/9173277180459371511/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=9173277180459371511' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/9173277180459371511'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/9173277180459371511'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/04/la-flamme.html' title='La flamme'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Bscmmt2P2sw/R_poDIPnKUI/AAAAAAAAAA8/c2-GLxK79cU/s72-c/DSCF2191_1.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-1596395950746899939</id><published>2008-04-01T13:16:00.000+02:00</published><updated>2008-04-01T13:17:18.854+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gabriel Byrne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='In treatment'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rodrigo Garcia'/><title type='text'>We’ll have to talk about that</title><content type='html'>Il me semble que c’est en cherchant de nouvelles choses à voir sur le site de HBO que j’ai croisé cette série ; In Treatment. Depuis que je m’y suis mis « sérieusement », j’ai multiplié mes sources d’information. Il y a bien évidemment les sites des grands chaînes américaines (dont HBO), le site de la BBC, qui produit d’excellentes séries, le site a-suivre.org, un collectif d’amateurs du genre qui va gratter un peu partout des informations sur les séries, les feuilletons et les téléfilms, et enfin Libé qui a une petite rubrique qui vaut le détour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès le premier épisode, le ton est donné ; une pièce, deux personnes, peu de mouvements de caméra. 22 minutes. La réalisation se concentre sur les acteurs et le texte. La tension est forte. Beaucoup de silences. Ici on parle. Les histoires personnelles servent de décor. Gabriel Byrne est Paul, psychanalyste américain, ancien jeune-turc. Nous sommes invités à suivre quelques-uns de ses clients. Des cas spéciaux, pour lui. Le lundi, ce sera Laura, le mardi Alex… et un couple. Et puis en fin de semaine, c’est Paul qui retrouve son ancienne psy. Il parle de lui, de ses clients, de ses difficultés. Ces clients si spéciaux, c’est sa manière à lui de continuer sa psychanalyse, il en parle très directement, les mots animent les visages ; les gestes sont rares, on se lève pour prendre une respiration, on se replace sur son fauteuil, on se mouche. Ça évacue beaucoup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In Treatment est une série israélienne (BeTipul), réécrite pour le public américain. L’adaptation en a été faite par un réalisateur déjà croisé chez les « Sopranos », « Six feet under » ou encore « Carnivàle », Rodrigo Garcìa. Je ne sais pas si en France une chaîne la diffusera. J’espère. Ça vaut le coup d’œil. Le dernier épisode de la première saison a été diffusé le 28 mars.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-1596395950746899939?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/1596395950746899939/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=1596395950746899939' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1596395950746899939'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1596395950746899939'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/04/well-have-to-talk-about-that.html' title='We’ll have to talk about that'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-3490165021188826748</id><published>2008-03-24T16:46:00.000+01:00</published><updated>2008-03-24T16:47:19.962+01:00</updated><title type='text'>The 4400</title><content type='html'>Quand un phénomène angoissant surgit, il existe deux manières de l’aborder. La première consiste à analyser ce phénomène comme la résultante d’un processus interne au sujet. Il s’agit alors de comprendre ce qui dans le sujet a permis l’émergence d’un tel phénomène. Il faut alors analyser ce sujet, dévoiler ses mécaniques internes et relier ces dernières au phénomène. Il devient possible de trouver des solutions adéquates et faire en sorte que de tels phénomènes ne se répètent pas. C’est très général tout ça, mais c’est volontaire. La deuxième manière de l’aborder est de considérer que ce phénomène est indépendant du sujet, qu’il est extérieur et que son apparition est fortuite. Dans ce cas, il suffit de bombarder l’Irak.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le propos des 4400, série bien comme il faut et fort sympathique à ses débuts, est de mettre en garde l’humanité (puisque tout le monde est abonné à Hollywood) contre les dangers qui pèsent sur l’avenir du monde. L’apocalypse est à nos portes, elle est pimpante et rayonnante, elle attend juste un peu que toutes les conditions soient bien réunies pour débarquer. Alors que faire pour que ce qui doit arriver n’arrive pas. Les 4400 ont la solution, il faut que dans des milliers d’années, les hommes aient atteint un niveau technologique tel qu’ils puissent venir capturer quelques clampins du millénaire qu’on vient de quitter, les modifient et les renvoient au début de ce millénaire pour qu’ils puissent, sans que quiconque se bouge le cul, sauver l’humanité, la terre et le peuple Américain. Parce qu’eux, ils ont un vrai projet pour l’avenir, avec des vrais moyens, car certainement ils ont eu de vrais débats…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci dit, cette manière de voir les choses a un nom : la providence. D’autant plus facile à gober outre-atlantique que « provide » est largement usité. Nous on a les sauveurs, les hommes providentiels, les leaders charismatiques, ça évite de se prendre la tête avec des choses compliquées à comprendre et d’agir de manière « intelligente ». Comme disait l’autre avant de jouer avec son flingue sur le bord du canal : « Ma politique n’est ni de gauche, ni de droite, elle est bonne ». Ou à peu près. Tous unis, E.T. va nous sauver et faisons la guerre en Afghanistan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai un peu dérapé sur la fin on dirait.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-3490165021188826748?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/3490165021188826748/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=3490165021188826748' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/3490165021188826748'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/3490165021188826748'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/03/4400.html' title='The 4400'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-8268928936223352784</id><published>2008-03-14T15:30:00.000+01:00</published><updated>2008-03-14T15:31:05.604+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ecrire'/><title type='text'>J’écris, tu… ?</title><content type='html'>Les livres tenaient salon. Grands et petits, minces et gros, chers et accessibles, brillants et fades, lourds et légers, colorés, noir et blanc et monochromes, souples et rigides, brochés et reliés, in-quarto et in-folio, parfois illustrés, parfois non coupés, seuls et en collection, avec et sans collaborations, neufs et d’occasion, romans, nouvelles, poèmes, encyclopédies, dictionnaires, bandes dessinées, de poche, d’étude, recherches, d’agrément, guides, de recettes, monographies, biographies, photographies, récits de voyages…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Peut-être que ce que je suis en train de commencer ne sera qu’une de ces nombreuses histoires dont je n’arrive à écrire que le début. Nombreuses… en fait une dizaine, tout au plus. Mais elles se ressemblent toutes. Elles commencent par l’affirmation qu’elles finiront et s’achèvent en plein récit au bout d’une centaine de lignes. A peine des histoires en fait, des ébauches de commencement. Des petits débuts. Le premier trait de ce qui s’annonce soi-même comme une grande fresque. A chaque fois, j’exprime dans ces prémices ma volonté de mener au bout quelque chose d’important, qui va me dépasser par sa complexité et surtout sa longueur. Je rêve dans ces premiers mots des cent milles qui doivent suivre, de l’immense voyage qui doit débuter, d’une traversée onirique d’un monde que j’ai en moi, presque achevé mais inachevé parce qu’inécrit. Je sais que j’ai assez de mots pour tout dire de ce que j’ai presque sous les yeux, chaque forme, chaque idée mais quand il s’agit de mettre ceci devant moi sous une forme exprimée, je n’arrive à saisir que le moment fugace d’une ligne, d’un mouvement, un visage. Je ne cherche pas à toucher une chose par une multitude d’approches, comme l’objeu de Ponge, mais à écrire la multitude en moi d’une seule manière. Par l’écriture construire en le mettant là, devant moi. L’obje. Un univers vaste qui tient en une chose et dont la seule cohérence est encore d’être inécrit. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-8268928936223352784?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/8268928936223352784/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=8268928936223352784' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/8268928936223352784'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/8268928936223352784'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/03/jcris-tu.html' title='J’écris, tu… ?'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-1230880261801636072</id><published>2008-03-08T13:07:00.002+01:00</published><updated>2008-03-08T13:24:21.699+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='temps'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='instant'/><title type='text'>L’antépénultième degré, 08 mars 2008</title><content type='html'>L’art de perdre son temps est un art qui se perd. C’est dans l’esprit du temps. Et c’est fort dommage. Les seuls qui défendent encore cette manière d’être arguent que perdre son temps, c’est souvent le gagner, car l’efficacité n’a rien à voir avec l’usage rationnel du temps. Ce qui est peut-être pire que de condamner tout simplement celui qui perd son temps parce qu’il le perd. On serait encore autorisés à perdre raisonnablement son temps pour des raisons rationnelles. Nous sommes tombés bien bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Perdre son temps, c’est perdre son temps. Et la seule raison de cette perte de temps c’est de le perdre. On n’a rien à y gagner, cela ne permet rien, n’ouvre aucune perspective. On perd son temps. Car le temps, nous en avons tous de reste. Nous en sommes largement pourvus. Pourtant nous nous battons pour ne pas en avoir, pour que le temps à perdre soit perdu pour nous. Nous mettons tout en place pour ne pas avoir à supporter ce temps à perdre qui pour moi importe le plus. Ce n’est pas un temps pris sur du temps passé à faire quelque chose, c’est le temps originel que nous sauvons de quelque chose à faire pour son usage fondamental. Tous nous nous battons pour créer du temps utile à partir d’un temps qui n’est autre que nous-même sous notre forme la plus simple. Notre temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Tic…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Perdre son temps est devenu la chose la plus difficile qui soit. Et la chose la plus condamnable. Alors ne perdons pas un instant, perdons-les tous !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-1230880261801636072?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/1230880261801636072/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=1230880261801636072' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1230880261801636072'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1230880261801636072'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/03/lantpnultime-degr-08-mars-2008.html' title='L’antépénultième degré, 08 mars 2008'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-1235107586328691021</id><published>2008-02-26T12:45:00.001+01:00</published><updated>2008-02-26T12:45:37.884+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='American Gladiators'/><title type='text'>American Gladiators</title><content type='html'>Quand j’étais plus jeune (phrase que j’ai de plus en plus l’occasion de dire ces temps-ci), j’étais fasciné par deux sports : le golf et le catch. Pas grand-chose de commun entre ces deux activités, sauf que je pouvais en suivre des retransmissions sur canal+. Le golf accompagnait avantageusement mes insomnies, quand au catch, c’était plus une activité télévisuelle post-scolaire. Et à force, j’ai fini par me laisser transporter par ces mises en scènes excessives, ces combats sur-joués, et les nombreux effets de manchette qu’occasionnent les affrontements grotesques que proposait, si je ne m’abuse, la télévision canadienne. Et rien que pour l’accent québécois des présentateurs, cela valait le coup. A l’époque la grande star du catch s’appelait Hulk Hogan. Il était impressionnant mais par rapport aux autres catcheurs, il était dans la moyenne. Ce qui le différenciait des autres était son goût prononcé pour la mise en scène, il avait des gimmicks que toute la foule reprenait, il trouvait un second souffle quand tous pensaient qu’il allait perdre, il savait jouer avec les nerfs des spectateurs et puis, il était champion du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hulk Hogan était déjà depuis longtemps dans le circuit à l’époque. J’ai même du assisté à son dernier match professionnel il me semble. Il y a plus de quinze ans. Ensuite il a joué dans une série qui lui était consacrée. Il a animé des émissions. Un vrai pro de la com’.  Cette année, il a repris le chemin des ondes en tant qu’animateur d’un show qui avait un grand succès au moment où il a arrêté sa carrière : American Gladiators. Le pitch… Des américains normaux affrontent des « gladiateurs » surentraînés dans une arène chauffée à blanc, lors d’épreuves souvent hallucinantes. Il y a des éliminatoires, puis deux demi-finales et un « Grand finale », à chaque fois, les concurrents, après avoir passé l’épreuve des gladiateurs, doivent s’affronter lors d’un parcours d’obstacles particulièrement éprouvant. Pour gagner 100 000 dollars, une bagnole et le droit de devenir gladiateurs eux-mêmes. L’éliminateur qu’ils l’appèlent. A chaque fois je m’accrochais à mon siège. C’est tellement bien foutu que je me laissais prendre au jeu. Je vibrais avec ces p’tits gars d’Amérique, qui jetaient toutes leurs forces dans cette dernière bataille. Comme on dit, ils luttaient contre eux-mêmes pour trouver la volonté de finir ces épreuves. Et là, c’est le drame…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes les mises en scène, c’est-à-dire celle de la vie de ces p’tits Américains, les enjeux personnels, la lutte contre les gladiateurs, puis l’épreuve finale, concentrent toute l’attention (focus) du spectateur et de l’acteur sur la puissance de l’individu (puissance de la volonté), sa sortie de son cadre social (déréalisation) et son entrée dans l’ordre des gladiateurs (réification). Et ce processus classique d’aliénation s’achève par la glorification de deux individus qui correspondent exactement au WASP moyen. Une émission fasciste dans ses modalités (l’individu est transcendé lors d’un parcours initiatique et intégré dans une structure de combat) qui en plus a servi lors de son épreuve finale à présenter un film (Vantage Point) dans lequel le Président des Etats-Unis est assassiné par des terroristes. Parce que j’oubliais un élément fondamental, pour entrer dans le Nouvel Ordre il faut dépasser LA peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’ayez crainte, cette émission arrivera certainement en France.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-1235107586328691021?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/1235107586328691021/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=1235107586328691021' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1235107586328691021'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1235107586328691021'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/02/american-gladiators.html' title='American Gladiators'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-1983647079658717318</id><published>2008-02-25T11:57:00.001+01:00</published><updated>2008-02-25T11:57:33.345+01:00</updated><title type='text'>L’antépénultième degré, 25 février 2008</title><content type='html'>De loin, il était reconnaissable à sa démarche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ses petits pas rapides. Ses pieds se projetaient légèrement vers l’extérieur et décrivaient de légers cercles qui faisaient cahoter ses épaules. Son buste rigide transmettait directement ses pas à ses cervicales, faisant dodeliner irrégulièrement sa tête. Il devait tous les vingt pas hausser les épaules pour calmer la douleur qu’inévitablement ressentait son cou. Sa petite taille accélérait ridiculement ce processus et donnait l’impression qu’il était en permanence excité. Ceux qui tentaient de le suivre devaient au bout d’un certain temps faire abstraction de lui et retrouver leur rythme sous peine de littéralement exploser. En sa présence les métabolismes se modifiaient et tous s’en plaignaient. « Je dois parfois me boucher les oreilles, fermer les yeux et compter jusqu’à cent pour retrouver mon calme » me disait encore hier un de ses amis. « Il semble toujours en train de combattre quelque démon intérieur » m’écrivait un de ses anciens collaborateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le connaissais depuis pas mal de temps, mais ces derniers mois tout allait plus vite. Les états qu’il traversait normalement en une semaine, il les traversait en ce moment en une journée. Il était changeant, irritable, et aucune de ses décisions ne pouvaient être discutées. Ce qu’il décidait devait être appliqué immédiatement, car il ne pouvait être dans l’erreur. Tout devenait urgent. Ce qui sortait de lui devait immédiatement prendre forme. Vous ne vous imaginez même pas à quel point ! Récemment il aurait fait une crise parce qu’un toilette était inaccessible, et pour passer ses nerfs aurait exigé que lors de ses nombreux déplacements un toilette lui soit toujours réservé. Il y a peu, il aurait exigé que sa secrétaire dorme dans sa chambre pendant ses déplacements au cas où il aurait une chose urgente à faire. Quand j’ai voulu en savoir plus, personne n’a osé commenter cette décision, mais son plus proche collaborateur m’a assuré que c’était strictement professionnel. Ce que je n’ai pas mis en doute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De loin il était reconnaissable à sa démarche et je le vois qui se rapproche de moi. Il ne m’a pas encore vu semble-t-il, il parle nerveusement à son garde du corps. Il porte des lunettes noires. Il paraît plus nerveux que d’habitude. Malgré moi je commence à angoisser. Il m’a vu, il me sourit. Je tente un sourire que je sens crispé, j’ai l’impression d’être avalé par quelque chose qui me dépasse, de rentrer dans une bulle où l’on a piégé un ouragan. Il me prend la main et me dit :&lt;br /&gt;« J’en peux plus de tous ces pauvres cons ! »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-1983647079658717318?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/1983647079658717318/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=1983647079658717318' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1983647079658717318'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1983647079658717318'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/02/lantpnultime-degr-25-fvrier-2008.html' title='L’antépénultième degré, 25 février 2008'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-3018147589965588324</id><published>2008-02-18T12:59:00.000+01:00</published><updated>2008-02-18T13:00:10.841+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Panafieu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Delanoë'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='municipales 2008'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='paris'/><title type='text'>L’antépénultième degré, 18 février 2008</title><content type='html'>Le paon et la pintade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De sa basse-cour, une pintade regardait amèrement un paon. Elle se disait, voici un oiseau tout plein de lui-même à exhiber ainsi toutes les plumes de sa queue. Il est arrogant, prétentieux et ridicule entouré ainsi de dizaines de petits oiseaux affolés par son hémicycle multicolore. Cette scène lui soulevait le cœur. Comment pouvaient-ils se laisser séduire par un animal aussi inutile ? Et elle pensait que tous ces improductifs méritaient bien ce petit roi, ce tocard, quand elle reine de sa basse-cour n’avait alentour que des animaux à la bonne chair, succulents et appétissants. Canards, dindes, oies, poules et poulets tous nécessaires à la vie de la ferme. Sans eux, rien de tout ceci n’existerait, même ce paon. Il serait crevé dans quelque recoin du sous-bois voisin, incapable qu’il était de se nourrir lui-même. Ce parasite la mettait hors d’elle. Elle préféra s’en aller rejoindre les siens et cacaber au milieu des cancanes et des cacarbes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le paon ignorait superbement ses bruyants voisins qui dandinaient dans leur fange. Il préférait les doux tirelies de l’alouette, les trisses de l’hirondelle et les chants du rossignol. Il était fasciné par la légèreté de leur vol, leur souplesse, leur rapidité. Il se sentait reposé par leur présence lui qui toute la nuit avait veillé sur la tranquillité de la basse-cour. Sans lui rien de tout ceci n’existerait, ces volatiles patauds passaient leurs journées à se gaver et leurs nuits à digérer leurs festins. Il était seul aux aguets toute la nuit durant prêt à sonner l’alerte au moindre danger nocturne. Il était la dernière barrière contre les prédateurs de la nuit, renards et chiens sauvages. De plus, la beauté de son plumage fascinait les visiteurs et attirait de nombreux chalands. Il faisait la gloire et la richesse de ses maîtres. Enfin, il connaissait le terrible secret de la basse-cour, le cœur de son existence, seul il savait le grand mystère de ce lieu, l’abattoir où tous devaient finir. Il en était le protecteur désintéressé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et chacun, pintade et paon, sûr de sa vraie valeur, criaillait qu’il était le vrai représentant du lieu au grand désarroi du fermier irrité par ces cris bruyants et disgracieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moralité, rendez-vous le 16 mars.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-3018147589965588324?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/3018147589965588324/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=3018147589965588324' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/3018147589965588324'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/3018147589965588324'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/02/lantpnultime-degr-18-fvrier-2008.html' title='L’antépénultième degré, 18 février 2008'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-3335852905855016648</id><published>2008-02-15T09:18:00.001+01:00</published><updated>2008-02-15T09:21:00.847+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sarkin Sybol'/><title type='text'>L’antépénultième degré, 15 février 2008</title><content type='html'>Sarkin Sybol était fou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nul n’en doutait. Mais personne n’en faisait trop cas. Après tout, il parlait bien. Et puis il était très dynamique. Il était également séduisant. Paraîtrait-il. Mais Sarkin Sybol était avant tout puissant. Indéniablement. Sarkin Sybol avait du pouvoir. Il avait du pouvoir parce que personne n’avait été capable d’en vouloir plus que lui. Il en avait même beaucoup. Il pouvait presque tout faire. Et tout dire. Et penser à haute voix. Et il aimait le pouvoir. Pour le pouvoir. Et pour ce qu’il permettait. Et peu s’opposaient à lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son pouvoir grandissait. Démesurément. A présent, il recouvrait tout. Nul n’y échappait. Rien n’était hors de sa portée. A quoi pouvait servir plus de pouvoir ? Si cette question avait le moindre sens, elle l’acquerrait à ce moment précis. Lui même, dévoré par le doute, ne semblait plus savoir qu’en faire. Il l’avait dénudé. Il avait fait réapparaître les vieux stigmates. Il retrouvait dans cet excès cette volonté née de temps plongés obstinément dans l’oubli. Comme de la flamme d’un four dont on dit qu’elle brille trop. Sa lumière le brûlait de l’intérieur. Sa peur le soir d’être seul. Sa honte d’être abandonné. Son incontinence affective. Son excitation permanente. Et cette douce sensation que tout lui appartenait. Que rien ne s’opposait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sarkin Sybol était fou. Mais il n’était pas fou seul. Il était fou à millions. Il était fou comme ceux alentour qui le disaient puissant. Il était comme un roi de carnaval qui refuserait que le soleil se lève. Un carnaval qui durerait cinq ans.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-3335852905855016648?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/3335852905855016648/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=3335852905855016648' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/3335852905855016648'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/3335852905855016648'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/02/lantpnultime-degr-15-fvrier-2008.html' title='L’antépénultième degré, 15 février 2008'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-4381348659287606239</id><published>2008-02-11T11:02:00.000+01:00</published><updated>2008-02-11T11:03:43.500+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jean'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nicolas'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='David'/><title type='text'>L’antépénultième degré, 11 février 2008</title><content type='html'>Nicolas était ravi de voir son fils Jean et son ami David jouer ensemble aux billes. Bien que peu habile à ce jeu, David amusait beaucoup Jean. Ses maladresses faisaient également sourire Nicolas. Au fil du temps pourtant, Jean commença à s’ennuyer. David n’était pas très bon. Il était même souvent mauvais. Et les moments qu’ils ne passaient pas ensemble à jouer aux billes, David les passait à jouer avec d’autres personnes que Jean. Et il perdait beaucoup de billes. Alors Jean devait le laisser gagner un peu, et Nicolas devait offrir d’autres billes à Jean. La réputation de David était faite dans la cours de récréation et de nombreux joueurs se pressaient autour de lui afin de gagner ses billes. C’était tellement simple. Alors Jean finit par le dire à son papa. Alors Nicolas à dit à David de ne plus jouer qu’avec Jean, sinon il n’y aurait pus de billes. Mais David se croyait meilleur que sa réputation, et il s’obstina.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour que Nicolas envoyait un SMS, Jean vint le voir pour lui dire qu’il ne voulait plus jouer avec David, qu’il n’avait plus de billes et qu’il préférait, lui, avoir les billes et jouer contre les autres. Alors Nicolas alla voir David, le traita de gamin, le gronda et lui dit qu’il n’était pas capable de jouer correctement, et que c’était fini, qu’il sifflait la fin de la récréation et que maintenant il devait se débrouiller seul. Alors David se mit à pleurer et Jean était triste mais aussi bien content de ne plus avoir ce boulet avec lui. Parce qu’en fait, il n’avait jamais supporté David. Il faisait semblant pour faire plaisir à son papa qui était triste. Parce que maman était partie. Et que sa nouvelle maman elle jouait trop aux billes avec d’autres messieurs que papa.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-4381348659287606239?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/4381348659287606239/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=4381348659287606239' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/4381348659287606239'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/4381348659287606239'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/02/lantpnultime-degr-11-fvrier-2008.html' title='L’antépénultième degré, 11 février 2008'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-739286269347792629</id><published>2008-02-01T13:13:00.000+01:00</published><updated>2008-02-01T13:15:18.486+01:00</updated><title type='text'>Libération, 1 février 2008</title><content type='html'>Tout ce petit monde se tient bien au chaud. Et nul n’oserait défaillir. La solidarité qui existe entre les grands patrons de France est admirable. Et chacun est prêt aux pires saloperies pour que l’édifice ne présente aucune aspérité. Tout est bien lisse. Jusqu’au tenancier de la Banque de France qui n’hésite pas, comme le fit son prédécesseur en son temps, à affronter le ridicule plutôt que d’énoncer la plus simple des évidences. Pas un poil d’éthique ou de morale là-dedans, ce n’est même pas une question de compétence, juste une question d’édifice. Le mur de Berlin ne tenait pas tout seul. Les cardinaux du capitalisme gallican savent où sont leurs intérêts, et comment les défendre et quand un danger survient, quand un d’eux est pris la main dans le pot de confiture, ils sont capables de mobiliser tous les moyens en leur possession pour faire se lever le plus épais des brouillards. La Société Générale était fêtée par ses pairs comme l’entreprise la plus rentable dans son exploitation des économies des plus faibles de par le monde, six années à la suite ! Alors pour sauver l’ogre il fallait bien payer de sa personne et mobiliser toute la cour. Jusqu’à la CGT de la Société Générale qui est allée montrer son cul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes le cas Kerviel est intéressant, le rachat possible de la Société Générale vaut bien le bruit qu’on en fait dans la presse, la réforme (qui ne se fera certainement pas, faut pas déconner) des « autorités » de régulation bancaire est un problème en fait passionnant, mais le cœur de cette mascarade, dans laquelle se joue l’avenir de dizaines de milliers de salariés et les économies de millions de personnes de par le monde, est cette solidarité de fer entre les grands administrateurs français organisée pendant le ministère de Moussiou Balladur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus le capitalisme est dit sauvage et plus il est organisé. Simplement les régulateurs ne sont pas ceux que l’on croit…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-739286269347792629?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/739286269347792629/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=739286269347792629' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/739286269347792629'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/739286269347792629'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/02/libration-1-fvrier-2008.html' title='Libération, 1 février 2008'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-8266465754291431092</id><published>2008-01-25T17:32:00.000+01:00</published><updated>2008-01-27T17:08:03.465+01:00</updated><title type='text'>Heuristique de la peur, 25 janvier 2008</title><content type='html'>J’avais été marqué durant mes premières années d’études par la lecture de Hans Jonas. Je trouvais le principe de responsabilité qu’il développait particulièrement intéressant car il permettait de penser les conséquences directes d’actions quotidiennes. Une sorte de principe général à usage quotidien. Ce n’était pourtant ni un vade me cum, ni une philosophie, plutôt la recherche d’une transcendance dans l’immanence comme on disait. Ce n’était pas très bien écrit, parfois cela manquait d’argumentation mais l’idée centrale était pratique. Elle a d’ailleurs inspiré pas mal de penseurs de l’écologie politique. On lui doit l’infâme principe de précaution. Mais on ne peut pas lui en vouloir, comment pouvait-il savoir qu’il engendrerait un tel monstre ? Si je parle aujourd’hui d’heuristique de la peur ce n’est pas pour rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La peur permet de construire de nouvelles formes d’actions qui éviteraient les conséquences du phénomène qui la génère. C’est ainsi que toute la polémique autour du réchauffement climatique est née. La peur peut être heuristique. A partir d’un scénario catastrophe, il est possible d’établir des règles d’action qui permettraient de prévenir les conséquences des présupposés qui ont généré cette peur. Agir en conséquence, mais pas toujours en connaissance de cause, puisqu’il est impossible de savoir exactement quelles seront les conséquences réelles et directes de ce qui est en train d’advenir. Si la peur est un mauvais guide, il paraîtrait sensé de se dire qu’une réflexion sur cette peur, sa mise en perspective, peut ouvrir un champ d’action jusqu’alors caché par cette même peur. Cela paraît même raisonnable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, ce sage principe de responsabilité ne permet de prévenir que ce qui pourrait arriver, et permet également de faire l’impasse sur les circonstances qui ont permis l’émergence de cette peur. La peur seule suffit, et elle engendre seule l’action. Il est possible d’utiliser des analogies pour penser les actions à mener, de construire des routines facilement utilisables, que l’on peut mettre en place rapidement, des procédures d’alerte par exemple. Mais le grand vice de cette idée de la précaution est qu’elle est antidialectique. Ce qui a permis la génération des conditions de la peur n’est pas pris en compte. La situation de peur est anhistorique et son règlement purement « géométrique », spatialisé disait Gabel. La seule temporalité qui reste est le futur, pire un futur « conditionnel », celui qui ne peut générer aucune pensée, aucune confrontation d’arguments raisonnés. Ce qui est discuté n’existe pas, et ce qui n’existe pas justifie l’action. Une vraie saloperie intellectuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi je parle de ça? Un papier à la gloire de Jérôme Kerviel aurait-il été plus adéquat ? Simplement parce qu’une fois de plus un événement anxiogène inspire l’usage du conditionnel. « Il faudrait moraliser les circuits financiers. » Bah ! Je resterai poli.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-8266465754291431092?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/8266465754291431092/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=8266465754291431092' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/8266465754291431092'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/8266465754291431092'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/01/heuristique-de-la-peur-25-janvier-2008.html' title='Heuristique de la peur, 25 janvier 2008'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-2061801872817420396</id><published>2008-01-23T15:46:00.001+01:00</published><updated>2008-01-23T15:46:46.483+01:00</updated><title type='text'>House MD, 23 janvier 2008</title><content type='html'>Peut-être est-ce parce que je n’ai pas toujours su trouver les sous-titres adéquats ? Peut-être que mon anglais n’est pas aussi bon que je pouvais le croire ? Peut-être suis-je trop sensibles à certains sujets ? Peut-être est-ce parce que je vois le mal partout ? Ou peut-être ai-je raison ? Il n’en demeure pas moins que ce qui m’avait semblé être une série originale, bien écrite, agréable, légère n’est qu’une série américaine comme il s’en produit trop depuis quelques années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Auparavant, la légèreté était de mise. Bien que très fournies en personnages et en actions, les propos de ces séries étaient misérables. Les personnages étaient typiques, les réactions téléphonées, les relations ennuyeuses, bref c’étaient des feuilletons, des petits en-cas, des trucs pas trop lourds qui justifiaient l’achat d’un journal pour tout le ménage, puis une fois télévisés, permettaient de vendre aux familles agglutinées devant leur poste des machines à laver, des voitures ou des cigarettes. C’était simple. Ça marchait. Parfois c’était plus fin que ça en avait l’air, parce que la pression était plus forte, les scénaristes devaient faire preuve d’imagination, insérer un autre récit dans le récit, faisant de Bewitched par exemple la série sur l’Amérique moyenne triomphante et une critique sauvage de l’antisémitisme du WASP américain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il a bien fallu produire plus de contenus, pour plus de chaînes, pour plus de publicité. Une surenchère d‘écriture, proposer toujours mieux, toujours plus prenant. Les personnages se sont étoffés, les actions se sont multipliées, il fallait que le client soit satisfait des prestations fournies par la chaîne avec laquelle il avait un contrat. Je ne parle pas du téléspectateur, mais du vendeur de téléphones portables et de voitures, de produits financiers et de parfums. Téléspectateur captivé, annonceur content. Alors il fallut toucher le plus possible l’âme de ce petit puit de consommation vissé à son fauteuil. Il fallut lui parler de lui en plus grand. Qu’il se sente concerné. L’Amérique profonde est réactionnaire, religieuse, blanche, alors on lui donne ce qu’elle veut pour qu’elle reste accrochée au poste, qu’elle sache ce qu’elle doit consommer. Le rupin New-yorkais doit avoir du Seinfeld pour rester devant son poste car on y parle de lui. L’intello californien veut qu’on se moque de lui tout en flattant ses talents, on lui refourgue Californication. Le scénariste avait carte blanche, alors il fonçait. Une surenchère qui pouvait gêner l’annonceur. Alors il fallut s’y prendre autrement, garder la forme acide qui plaît tant au téléspectateur, mais y rajouter ce qui auparavant était au premier plan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car Dr House est plus fin. Il rend hommage à ces séries gnan-gnan qui parlaient d’hôpital, du beau chirurgien qui opère des blondes à forte poitrine qui tombaient amoureuses de lui après qu’il les a sauvées. Puis il va reprendre ce qui a fait le succès du soap tout en rajoutant le sabir médical popularisé par ER. Ce Dr House est exécrable, odieux, supérieur, mais quel talent ! Quelle vista ! Un vrai génie. Au départ il bouffe tout, Hugh Laurie est magistral, les autres personnages sont des faire-valoir, une série pour des urbains csp++ qui se savent supérieurs. Et puis, et puis… lentement, le reste du monde s’organise contre lui, son talent est remis en cause, son génie critiqué, il doit également se battre contre son addiction. Les thèmes abordés sont plus polémiques : la réussite sociale, la concurrence dans le travail, l’avortement, l’euthanasie, la responsabilité individuelle… et House est systématiquement en porte-à-faux. Il a des idées différentes des autres, il est rationnel et individualiste, ne croit en rien, sauf au froid diagnostic. « Tout le monde ment », comment permettre l’existence de la moindre vérité hors de la Raison. Mais son environnement le fait parfois plier. Et si le fœtus était un humain, et si l’euthanasie était réellement un problème, la famille un repère dans un monde sans repères… Le discours droitier s’insinue, on sent à qui parlent les producteurs, les responsables de la chaîne, ils veulent faire plaisir à l’annonceur qui sait lui ce qu’est la vraie Amérique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle chaîne déjà ? La Fox bien évidemment…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-2061801872817420396?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/2061801872817420396/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=2061801872817420396' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/2061801872817420396'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/2061801872817420396'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/01/house-md-23-janvier-2008.html' title='House MD, 23 janvier 2008'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-1693384423289823297</id><published>2008-01-22T11:08:00.000+01:00</published><updated>2008-01-22T11:09:00.221+01:00</updated><title type='text'>Les Echos, 22 janvier 2008</title><content type='html'>Quand il s’agit de comprendre un phénomène économique complexe, la lecture des Echos est plus utile que celle de Libération. Il faut maîtriser le volapuk économique. Les termes imbittables pullulent. Mais l’approche générale est plus riche. L’article central sur le Krach boursier d’hier proposé aujourd’hui par Libération commence par un petit cours de morale. Grave erreur lorsque l’on veut expliquer un mécanisme financier. Utile pour saisir les motivations individuelles, dangereux lorsque l’on veut comprendre les mécanismes d’un champ. Une idée pourtant se retrouve et dans Libération et dans Les Echos, celle de l’autonomie relative du champ financier par rapport à l’économie réelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En temps de crise, des idées jugées fantaisistes en temps normal ressurgissent. Depuis quand parle-t-on d’économie réelle dans la presse ? C’est d’économie tout court dont il est question. Les yoyos des bourses sont des phénomènes économiques à part entière. La production de nouveaux instruments financiers également. Il en va de même de la décision de la BCE de conserver ses taux directeurs à un niveau élevé. Et soudain on apprend que ce n’était pas de l’économie. C’était autre chose. Cela concernait en fait les banques, les assureurs, les Banques Centrales, les fonds de pension et de placement, les bourses… une autre économie. Un jeu d’écriture. Quand une banque décide de proposer un produit de placement à forte rentabilité adossé à des titres eux-mêmes adossés à des produits dérivés (indirectement) de dettes, où est l’économie réelle ? Au bout du fusil. Les ménages pauvres américains, anglais, espagnols… ce sont eux qui financent ce géant qui s’acharne à poser Ossa sur Pelion, et ce sont eux qui paient le prix final. Eux, c’est nous. Alors un « choc sur l’économie réelle » ? C’est à se demander qui a perdu de vue la réalité dans cette affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« En refusant toute importance au revenu brut, c’est-à-dire à la quantité de la production et de la consommation indépendamment du surplus, en refusant donc toute importance à la vie elle-même, les abstractions de l’économie politique ont atteint le sommet de l’infamie. » Critique de l’Economie Politique, Karl Marx, 1844.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-1693384423289823297?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/1693384423289823297/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=1693384423289823297' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1693384423289823297'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1693384423289823297'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/01/les-echos-22-janvier-2008.html' title='Les Echos, 22 janvier 2008'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-880698654515906888</id><published>2008-01-18T16:11:00.000+01:00</published><updated>2008-01-18T16:13:37.265+01:00</updated><title type='text'>18 janvier 2008</title><content type='html'>Les dresseurs de grands fauves utilisent l’allemand pour donner des ordres à leurs bêtes. Parce que l’allemand est une langue dure. L’afrikaner semble également marcher, si j’en crois une amie. Donnez un ordre en italien à un Lion, il devrait vous sauter dessus et vous bouffer tout cru. Si je suis ce raisonnement bien sûr. Il est alors plus facile pour un allemand d’être dresseur de fauves. Pourtant je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un dresseur de fauves allemand, ce qui ne veut pas dire qu’il n’en existe pas. Disons plutôt qu’il semble plus facile d’utiliser l’allemand pour dresser un fauve, cela n’en dit pas plus sur la nationalité du dresseur. Ni du fauve d’ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sami Naïr, après Edgar Morin, nous a servi son couplet sur la politique de civilisation. C’est normal, puisqu’il fait partie des fondateurs du terme. Il protège son bébé. Donc il cause en intellectuel mondain (je veux dire dans le monde) et discute des limites du modèle d’action de Monsieur Sarkozy concernant cette nouvelle politique. L’homme sait argumenter, c’est sa langue maternelle. Il parle bien, écrit bien, et comme Edgar Morin, il construit une réflexion critique sur la politique de civilisation passée à la moulinette des petits messieurs de l’administration élyséenne. Force m’est de constater que l’argumentation ne porte pas. Elle est séduisante, mais elle n’a aucun effet. Ce qui était jusqu’alors fondé sur une pratique sociale, devient le lieu d’une expression émotionnelle. Le pathos remplace la praxis. Ce sont deux langues différentes. Le pathos soumet les foules, comme l’allemand les fauves. Nos intellectuels gagneraient à devenir bilingues. Ils nous aideraient au moins à comprendre ce qui nous arrive. Faudrait-il déjà qu’ils acceptent de voir qui leur arrive quelque chose. Morin déniait. C’était pathétique. Il subissait la langue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a connu des grands fauves plus gaillards.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-880698654515906888?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/880698654515906888/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=880698654515906888' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/880698654515906888'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/880698654515906888'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/01/18-janvier-2008.html' title='18 janvier 2008'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-8790268291625820157</id><published>2008-01-14T17:02:00.000+01:00</published><updated>2008-01-14T17:04:05.803+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='House MD'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Docteur House'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dr House'/><title type='text'>House MD, 14 janvier 2008</title><content type='html'>Un monde bien dangereux que celui dans lequel nous vivons. A tout moment nous pouvons être agressés par ces petites choses logées dans notre environnement. Au coin de la rue, dans nos supermarchés, sur nos vêtements, dans les crèmes que nous utilisons, dans le métro, sur les barres du métro, sur ses sièges, dans nos parcs, en voiture ou en vélo, elles nous traversent, nous inondent et parfois elles restent là, bien au chaud, paresseusement installées sur notre peau, lovées dans nos muqueuses ou se baladant dans notre sang. Pour la plus grande gloire de l’Empire, nous fabriquons de nouveaux monstres, nous élevons ce qui sera peut-être les hérauts de notre destin. Ces petites choses prolifèrent et se renforcent, elles deviennent de plus en plus agressives avec le temps, elles finissent même par développer leur propre logique. Elle deviennent intelligentes et pourtant ne sont pas plus grandes qu’une tête d’épingle. Et ces petites choses se multiplient à la vitesse de l’image, bâtissant de véritables cités sur nos rétines, elles agissent, sans jamais se mouvoir, sur la moindre parcelle de nos cerveaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces supers bactéries prennent de multiples formes, mais une notamment a attiré mon attention, grossissant à vue d’œil sur l’image inversée de ma rétine. Elle s’appelle House. Elle est virulente. Elle a trouvé, dans les nombreux espaces libres de la grouillante citadelle qui vit sous mon crâne, un lieu de villégiature dans lequel elle compte bâtir un immense empire. Car la bactérie House est résistante, coriace, vorace, imaginative. Son ADN parle pour elle. Un scénariste qui a été touché par la grâce de Calliopé, un producteur doué qui a enfin appris à marcher droit, un acteur shakespearien qui retrouve un rôle à sa mesure et une flopée d’acteurs, de scénaristes, de réalisateurs, de producteurs qui prennent un malin plaisir à participer à cette orgie télévisuelle. Quand c’est bien écrit, bien monté et bien joué, ça se voit tout de suite. Merci à tous ceux qui ont œuvré pour qu’enfin mes yeux voient. Je leur dirai seulement : « qui me rendra ce temps ? »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-8790268291625820157?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/8790268291625820157/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=8790268291625820157' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/8790268291625820157'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/8790268291625820157'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/01/house-md-14-janvier-2008.html' title='House MD, 14 janvier 2008'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-7039448190214370450</id><published>2008-01-11T15:42:00.000+01:00</published><updated>2008-01-11T15:48:05.932+01:00</updated><title type='text'>Libération, 11 janvier 2008</title><content type='html'>Le mieux disant culturel. Qu’est-ce qu’on en a bouffé ! C’était le but affiché par l’administration Chirac pour justifier la privatisation de TF1. Et puis devoir choisir entre un bétonneur et un marchand d’armes pour cultiver les téléspectateurs, en leur imposant des critères minimalistes, sous la surveillance d’une bande de soupeurs ; autant demander à des renards d’améliorer la qualité d’un cheptel de poulets… Pourtant l’argument a porté à droite, ce qui renforce l’idée que j’évoquais tantôt sur la fonction de la culture chez les petits penseurs conservateurs. Bouvard et Pécuchet ont pris du galon depuis. Le président actuel vitupérait les intellectuels, dénigrait la réflexion, laissant dire à sa Ministre de l’Economie qu’il était temps d’arrêter de penser. Voilà qui est fait pour crédibiliser cette idée que la fin de la publicité permettra à l’ORTF de ne plus faire la course à l’audimat à tous prix et d’améliorer la qualité de ses programmes. Quand on voit l’état d’indépendance de ce même office vis à vis de l’administration, on ne peut que se réjouir du renforcement de ses liens avec le Ministre du budget. Madame Albanel présentant le JT de 20h, qu’elle classe! Dans ce cas, Hortefeux ferait un excellent Ministre de la Culture et de la Communication. On peut même imaginer un grand Ministère de la Propagande et de l’Intérieur sous sa direction. Une bonne idée d’annonce pour masquer le prochain coup fourré contre le droit du travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’ailleurs… Les partenaires sociaux n’arrivent toujours pas à s’entendre sur le contrat de travail. Le patronat semble renoncer au paritarisme d’après guerre en laissant les gouvernements décider à sa place contre les syndicats. Pourtant le club des cinq n’est pas au mieux, avec une représentativité qui frôle les 5%, les syndicats ne survivent que grâce aux prérogatives que leur accorde le droit du travail. Il faut s’attendre au pire. Et malgré mon imagination fertile je crois ne même pas avoir les moyens de l’entrevoir.&lt;br /&gt;En Allemagne les mêmes partenaires sociaux discutent âprement du salaire minimal. Mais à un tout autre niveau, car là-bas le paritarisme veut vraiment dire quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis la Colombie, Cécilia, Attali, la rétention de sûreté, Israël, le dépistage de la surdité et le PS. Quel « et » bien venu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-7039448190214370450?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/7039448190214370450/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=7039448190214370450' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/7039448190214370450'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/7039448190214370450'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/01/libration-11-janvier-2008.html' title='Libération, 11 janvier 2008'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-8372623209049653352</id><published>2008-01-10T15:37:00.000+01:00</published><updated>2008-01-10T15:40:37.933+01:00</updated><title type='text'>Libération, 10 janvier 2008</title><content type='html'>Les sujets d’actualité ne manquent pas. Ça fourmille même. Parthénogenèse ? In vitro ? Quels sont les sujets qui ont un réel intérêt ? A force de suivre l’actualité, je finis par ne plus bien savoir quel sujet est important. Quel fil dois-je suivre pour comprendre le sens de l’histoire ? Toutes ces traces doivent construire une direction, ou alors à quoi bon ? Quand je tente de deviner le vecteur directionnel de cet immense fourbis, je suis comme un parieur jouant à la roulette, j’utilise des séries qui n’ont de logique qu’a posteriori, elles n’ouvrent aucune perspective pour l’avenir, impossible de découvrir avec ces constructions quel sera le prochain numéro. Il n’existe pas de martingale, et en fin de compte toute théorie qui lie hasard et gain débouche inévitablement sur une perte. Des théoriciens de l’Histoire veulent croire que « ça » avance vers quelque chose qui sera toujours positif. Ce que nous appelons le progrès. Que les séries qui s’inscrivent peuvent se définir comme ayant une somme positive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, y’a des processus. Le dépérissement du travail, l’accumulation du capital, le progrès technique, le désenchantement du monde, l’unification de l’Histoire… mais tous ces processus, ces vecteurs historiques, ne sont validés que sur de courtes périodes. Imaginez le monde si le modèle Athénien avait triomphé de l’Histoire ! Il est possible de constituer des futuribles, à partir de processus concurrents, mais aucun de ces futurible ne s’imposera définitivement. Il est possible d’avoir une idée de ce qui va advenir en trouvant les vecteurs les plus dynamiques, et en observant bien ce qui en est train de se passer, il est possible de les définir. Un travail d’enquête passionnant mais qui nécessite plus que la lecture d’un simple quotidien. N’ayant pas les moyens techniques et intellectuels pour un tel travail, je ne peux utiliser qu’une seule méthode : la rêverie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’où parfois ces délires autour d’un sujet souvent quelconque. Par exemple, prenons les élections aux Etats-Unis. Je ne sais pas grand-chose sur les Etats-Unis, ses mœurs, son histoire, son organisation politique, mais à force de pratiquer l’actualité américaine, à force de lire des analyse concurrentes sur ce qui s’y passe, à force d’accumuler des informations souvent secondaires et très rarement de première main, il m’est possible d’imaginer une victoire claire et nette des républicains à la prochaine présidentielle. De la partie la plus conservatrice de ce parti. L’opinion publique américaine est travaillée par la peur, l’incertitude de l’avenir, la crainte du dépérissement de son modèle. C’est en plus grand ce qui s’est passé en France. Les Démocrates, comme le Parti Socialiste l’année dernière, sont incapables (pour l’instant, mais rien de vient le contredire) de faire vibrer l’opinion publique américaine. Pourtant le bilan de l’administration Bush fils, comme l’était celui de Chirac, est particulièrement désastreux. Qui fera vibrer l’imagination de l’Amérique majoritaire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est possible de faire l’analyse inverse. Et avoir raison. Précision importante tout de même, je ne dis pas ça parce que je me serais levé du pied gauche, ou parce qu’il fait gris dehors, mais parce que je ne vois pas comment il pourrait en être autrement. Je n’y échappe pas, encore un pari…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-8372623209049653352?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/8372623209049653352/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=8372623209049653352' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/8372623209049653352'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/8372623209049653352'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/01/libration-10-janvier-2008.html' title='Libération, 10 janvier 2008'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-7152440191743658546</id><published>2008-01-09T12:16:00.000+01:00</published><updated>2008-01-09T12:22:19.648+01:00</updated><title type='text'>Libération, 9 janvier 2008</title><content type='html'>J’dis pas qui s’pass’ rien, mais d’là à dire qui s’pass’ que’qu’chose…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce petit mois à cheval entre deux années, j’ai un peu feuilleté la presse, vu les journaux télévisés, j’ai pratiqué l’actualité de manière un peu différente. Rien de remarquable. Et reprendre la lecture quotidienne de Libé m’a fait du bien. J’ai retrouvé mes marques. L’actualité est une habitude en fin de compte, au même titre que le café du matin, ou celle de se laver les cheveux une fois tous les deux jours. Ça rythme. Quelque chose s’achève quand la quatrième de couv’ a été parcourue, que le journal se retrouve plié à mes pieds, et autre chose peut commencer. J’ai eu sous les yeux toute la matinée ce titre de Libé « L’escamoteur » qui résume pour ce journal la conférence donnée hier par monsieur Sarkozy. Et cela m’a rappelé quelques petites choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est de tradition à droite de parler de culture pour faire oublier le reste. J’ai ce souvenir bien précis d’un de mes professeurs, du temps de mes études, qui critiquait ma génération la traitant de génération de l’avoir et non plus de l’être. Nous ne cherchions que le bonheur matériel, posséder des biens et nous oubliions ce qu’était la véritable richesse : la culture. Venant de cet homme, que j’ai appris à connaître plus tard, c’était la pire des hypocrisies. Il n’avait de culture que celle du pouvoir et cherchait par tous les moyens à en accumuler toujours plus. L’orgueil que sa foi condamnait (il était très croyant) était chez lui une pratique quotidienne. Mais il n’était pas le seul à professer ces âneries. Un seul de ces professeurs de droite, si bien intentionnés, avait ce réel soucis d’enseigner ce que l’on nomme les humanités à ses étudiants. « Sodome est sauvée » disait-il souvent quand un seul savait, rachetant l’ignorance des autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et monsieur Sarkozy dans tout ça ? Edgar Morin, pour qui j’ai une réelle estime, aurait inspiré (Emmanuel Todd en sait quelque chose) cette belle sentence « politique de civilisation » au président en exercice. Mais chez lui, c’est le cœur d’une action politique, dont le but est de recréer du lien entre les citoyens. Tout simplement. Cela implique un lourd travail de redéfinition de la civilisation occidentale. Un truc énorme qui ressemble bien à Edgar Morin, intellectuellement bien évidemment. Melle Laguiller a très simplement défini ce que l’administration actuelle entendait par cette formule : « Il n’y a que la volonté réaffichée de servir les plus riches et de mystifier les classes populaires. » Rien de neuf sous le soleil donc. Un de mes profs avait écrit cette formule tout aussi claire : « les étudiants se font enculer par des prêtres dans les chiottes de la pensée », je crains tout de même que la prêtrise sarkozienne n’ait raison des fondements de la pensée de Monsieur Morin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’dis pas qui s’pass’ rien, mais d’là à dire qui s’pass’ que’qu’chose…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-7152440191743658546?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/7152440191743658546/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=7152440191743658546' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/7152440191743658546'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/7152440191743658546'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2008/01/libration-9-janvier-2008.html' title='Libération, 9 janvier 2008'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-8171965442352600715</id><published>2007-12-09T16:29:00.001+01:00</published><updated>2008-01-09T12:19:41.249+01:00</updated><title type='text'>Libé, 9 décembre</title><content type='html'>Une ouverture vers l’avenir (titre ironique)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est possible de définir simplement les buts du gouvernement actuel :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- privatiser les derniers secteurs publics&lt;br /&gt;- fournir au patronat une main d’œuvre soumise&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’où ce nom de gouvernement d’ouverture. Ouverture vers une libéralisation complète de l’économie, masquée par un simulacre d’ouverture politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Détruire les tentatives d’organisation des plus faibles en montrant que tout leader sorti du peuple est achetable (Amara), en isolant les plus faibles (Hortefeux et Boutin), en détruisant les protections en place (Bertrand et Dati) et en masquant le tout avec quelques petits messieurs (dont Kouchner).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les régimes spéciaux… C’est General Motors qui m’a remis la puce à l’oreille. Ce géant de l’industrie américaine avait failli disparaître à cause du poids des pensions de l’entreprise (les retraites et la santé des ouvriers dépendent de ses fonds). Les régimes spéciaux de la SNCF, d’EDF ou même de l’Opéra de Paris empêchent ces entreprises d’être privatisées, le poids des pensions devenant trop lourd sans le soutien de l’Etat (de la Caisse des dépôts notamment.) En les intégrant au régime général, ce poids disparaît, elles deviennent de ce fait privatisables plus facilement. Aux Etats-Unis, l’Etat Fédéral est venu en aide à GM en finançant une partie des pensions qui restaient attachées à l’entreprise. En France, ce seraient ces mêmes pensions qui seraient détachées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut imaginer une autre finalité : en généralisant les régimes généraux (en détruisant tout régime spécial si vous préférez) le gouvernement préparerait une généralisation des régimes particuliers en « définançant » (comment le dire autrement ?) les régimes généraux. On irait vers la fin de notre système de protection sociale par répartition. On peut imaginer par la suite la généralisation des régimes par capitalisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, l’autre grande tâche du gouvernement est de « démodeler » le droit du travail en le rendant le plus illisible possible et d’isoler les justiciables. Bref offrir au patronat une main d’œuvre éclatée et sans droits. Un cauchemar en train de se construire sous nos yeux, lentement, pièce par pièce. Il est possible d’imaginer à terme une véritable privatisation de la justice. Ce qui avait été tenté par le gouvernement Chirac dans les années 80.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’oubliais ! Il n’y a pas de Libé le dimanche.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-8171965442352600715?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/8171965442352600715/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=8171965442352600715' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/8171965442352600715'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/8171965442352600715'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/12/lib-9-dcembre.html' title='Libé, 9 décembre'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-4622818256696842317</id><published>2007-12-05T12:34:00.001+01:00</published><updated>2007-12-05T12:34:53.457+01:00</updated><title type='text'>Libé, 5 décembre</title><content type='html'>Jusqu’à la nausée. Je pense parfois au cercle de la merde du Salo de Pasolini. On a beau savoir comment ça fonctionne, que ça marche comme ça depuis une foultitude de temps, ça reste de la merde. Elu déjà depuis une grosse poignée de mois, Monsieur Sarkozy n’a fait que favoriser ses amis et écraser les plus faibles d’entre nous. Et Libé (entre autres) continue de gloser sur le projet de loi sur le pouvoir d’achat, sur le « choc de croissance », sur Fadela Amara et alii. Bien sûr, débattre c’est bien, c’est nécessaire, il faut préférer l’affrontement des points de vue, mais parfois, c’est dur. Et le pire dans cette comédie, c’est que j’ai quelques amis qui sont sarkozystes (soft mais tout de même) et qu’il faut que je garde mon calme quand on parle politique. La dialectique (que j’aime bien résumer comme « l’art de faire la part des choses ») c’est bien mais parfois ça fait vraiment chier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon Platoche est pas si con que ça, en fait. Très sensé même. Il a accordé une entrevue intéressante à Libé sur sa politique à la tête de l’UEFA. Il cause gros sous, mais surtout, et c’est tout à fait remarquable, il parle football, une très belle langue lorsqu’on en maîtrise la grammaire. Après, c’est juste une question de vocabulaire. Cette entrevue me conforte dans l’idée que Libé est devenu un excellent journal sportif. Et c’est écrit sans ironie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le Libé d’hier, dossier très clair sur le Darfour. Comment se fabrique un massacre. Rien de spontané ou de naturel, il n’y a pas de fatalité en ces choses, pas non plus de projets bien arrêtés, cela se fabrique au fil du temps, sur des lignes plus ou moins faibles, ça avance. Au Darfour il a suffit d’une année pour que 200 000 personnes périssent. Et la bienveillance (la non-malveillance) des Etats-Unis, de la Russie et de la Chine. Comme au bon vieux temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir cette belle phrase de Monsieur Jouyet, le petit pendant de Monsieur Levitte, le Foccard de Monsieur Sarkozy, au sujet des félicitations officielles adressées au Tsar : il dit «  ne pas voir de contradiction entre le fait de faire entendre partout la voix de la France en ce qui concerne la défense des droits de l’Homme et assurer le développement économique. » Salo !!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-4622818256696842317?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/4622818256696842317/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=4622818256696842317' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/4622818256696842317'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/4622818256696842317'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/12/lib-5-dcembre.html' title='Libé, 5 décembre'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-1099190068475182907</id><published>2007-12-03T13:49:00.000+01:00</published><updated>2007-12-03T13:50:14.415+01:00</updated><title type='text'>Libé, 3 décembre</title><content type='html'>Fin de l’interlude. Ou de l’intermède. Durant ces quelques jours, quelques articles intéressants. Pas toujours pour les meilleures raisons. Dans la semaine donc…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Libé a « répondu » au Time qui annonçait la fin de la culture française. La mort de la culture française. L’attaque était dérisoire, les exemples absurdes, la démonstration étique, et le style… j’ai pu apprécier (peut-être pour la première fois) ce qu’est un article écrit en mauvais anglais. De la part d’un magazine de classe internationale, c’est à peine compréhensible. Et puis leur sarkophilie devient insupportable. La fin de mon abonnement au Time. La mort de mon abonnement etc.&lt;br /&gt;Larrouturou, Larouturrou, Larouturou, laroutturou… bref, puisqu’Al Gore est Nobel de la paix, Larrouturou mériterait le Nobel d’économie. Un exposé bien fichu sur la crise du capitalisme. A force d’annoncer les fins de trucs et de machins, y’en a bien une qui finira par arriver. Et puis même si on annonce ça avec 50 ou 100 ans d’avance… en plus on passera pour visionnaire. Alors j’annonce la fin de l’Internet ! Je prends une option. Je développerai plus tard. Donc l’hyperlibéralisme conduit le monde à sa perte. C’est écrit dans les courbes, c’est une tendance qui force cette conclusion, c’est simplement logique parce qu’inévitable. Soit. Nous devons tous finir depuis tant de temps que je m’étonne chaque matin (ou ce qui en fait office) de lire le journal, un café à la main et de ne voir réduit en cendres que ma clope.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment que ça marche tout ce bazar ? Parons au plus pressé, faisons simple, glanons… « Le discours capitaliste est le substitut du discours du maître : Il y a juste une inversion entre le signifiant maître S1 et le sujet $. "C'est follement astucieux". Il a été inventé par Marx. Tout ce dont il s'agit dans le discours c'est uniquement la plus-value. La plus-value c'est la forme scientifique du "plus-de-jouir". L'exploitation du désir est la grande invention du discours capitaliste. "On ne pouvait rien faire de mieux pour que les gens se tiennent un peu tranquilles, et d'ailleurs on a obtenu le résultat. C'est beaucoup plus fort qu'on ne le croit. Heureusement qu'il y a la bêtise qui va peut-être tout foutre en l'air". » Folles espérances…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, ce soir y’a Ségo en concert au Théâtre du Rond-Point. J’hésite encore un peu, je trouve trop facilement quoi faire de plus intéressant… Mon plus-de-jouir à moi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-1099190068475182907?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/1099190068475182907/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=1099190068475182907' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1099190068475182907'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1099190068475182907'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/12/lib-3-dcembre.html' title='Libé, 3 décembre'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-143415227942659648</id><published>2007-11-22T11:09:00.000+01:00</published><updated>2007-11-22T11:10:13.258+01:00</updated><title type='text'>Libé, 22 novembre</title><content type='html'>A force de prendre du recul sur un problème, certaines perspectives changent de manière parfois radicale. Outre le danger de chute, il existe celui de ne plus voir l’objet qui suscitait ce mouvement très raisonnable, au premier abord, d’observation plus générale. Une perspective, c’est un risque. Et chacune a son piège. La France est un pays riche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’on fait une moyenne, un Français gagne 1900 euros par mois (!!). L’inflation est d’à peu près 2% par an. 8% de la population active est au chômage et 13% des Français vivent sous le seuil de pauvreté. « On » est au-dessus de la moyenne européenne. J’ai même eu l’occasion de voir un film dans lequel il est dit expressément que la France est un pays de gens heureux et sans problèmes (Sicko de Michaël Moore). C’est une question de perspective. Si le Français est une entité statistique moyenne, il n’a que des raisons de se réjouir, puisqu’il n’affronte que des moyennes. Mais comme le Français est râleur, il saisit la moindre occasion de sortir dans la rue manifester. Sans raisons valables, et pour défendre des avantages que le monde entier lui envie, ou devrait lui envier (dixit Michaël Moore). Les gens heureux sont raisonnables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les grèves actuelles ne seraient donc qu’un prurit très français, une tradition. Et ceux qui sont les font n’ont, au final, que de mauvaises raisons de les faire. Pourquoi se battre pour garder des avantages qui coûtent à ceux qui ne les ont pas ? De plus, les grèves ont un coût « exorbitant » qui correspond, d’après le patronat, au prix des avantages accordés (!!!) aux personnes qui les font. Bref, il faut être équitable, c’est-à-dire rentrer dans la moyenne. C’est la grande force de la moyenne, elle n’a pas d’histoire, elle est rationnelle, calculable et elle s’impose par son évidence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une chose m’a profondément choqué (et c’est rare). La défiscalisation des heures supplémentaires, cela veut dire que les entreprises ne paient pas certaines charges sur les heures supplémentaires travaillées par leurs salariés. Ce qui devait revenir aux différentes caisses de la Sécurité Sociale est donc offert aux entreprises (1,5€ revenant à chaque salarié par heure supplémentaire – gagner plus…), donc CNAV et CNAM sont spoliées. Cette défiscalisation appauvrit les deux caisses fondamentales de notre système de redistribution (celui qui fait passer la pauvreté statistique de 26% de la population à 13%). Les nouvelles heures supplémentaires participent à la destruction du système général de retraite (et ce n’est pas la seule technique employée pour atteindre ce but). Celui qu’il faut réformer paraît-il… Pour la fine bouche, le coût des régimes particuliers est équivalent au dixième des avantages fiscaux accordés par le gouvernement aux ménages les plus riches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste une question de perspective. La France est un pays riche.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-143415227942659648?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/143415227942659648/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=143415227942659648' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/143415227942659648'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/143415227942659648'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/11/lib-22-novembre.html' title='Libé, 22 novembre'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-3634695451324966628</id><published>2007-11-16T15:43:00.000+01:00</published><updated>2007-11-16T15:45:56.753+01:00</updated><title type='text'>Libé, 16 novembre</title><content type='html'>Lorsqu’une grève survient, apparaît un personnage bien étrange : le gréviste. Il ressemble comme deux gouttes d’eau à un autre personnage : le fumeur. Qui lui-même n’est pas trop éloigné du malade, du jeune… du fou. Un individu, complexe, avec son histoire, un nom, des goûts, une apparence physique qui est rarement la même d’un jour à l’autre, etc. est transformé en une chose qui le dépasse, mais qui dépasse également le locuteur qui le nomme ainsi (le non-fumeur, le psychiatre, le vieux, le médecin…). Il est soudain investi par quelque chose, sa substance même s’en retrouve modifiée. Ce personnage-là est désigné, montré comme. Il est transfiguré/défiguré. Un double processus de transsubstantiation (il était auparavant salarié/travailleur/une fonction quelconque) et d’essentialisation. Et s’il devient tel pour moi, je suis transformé en son pendant aussi imaginaire : l’usager.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Libé a ouvert sa nouvelle (et fort sympathique) rubrique, « Le contrejournal », à quelques lecteurs/bloggeurs intrigués par ce personnage de l’usager. Son destin est celui du gréviste. L’un ne va pas sans l’autre. Une parcelle de l’usager pourtant existe par ailleurs, c’est celui qui fait un usage de… Nous sommes tous, par quelque chemin que ce soit, des usagers, mais ce terme est rarement employé, nous serons dits citoyens, contribuables, consommateurs., etc. car ce terme d’usager a ce petit quelque chose que la novlangue n’aime pas : il est trop vrai. Consommateur lui est préféré car il a perdu à force d’usage (justement) son caractère pourtant évidemment destructeur : consomption. Je ne suis un usager des transports publics que les jours de grèves, sinon, je suis client, ou bien je consomme un service. Chaque fois, je suis perdant. J’ai beau affirmer cette évidence que je ne suis pas un consommateur comme les autres, je finis systématiquement chapeauté de ce diminutif. Mon ADN mute (mutatis mutandis).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors les jours de grève, que m’arrive-t-il ? Je deviens l’autre face du gréviste et ensemble nous devenons quelque chose que nous avons oublié inconsciemment, quelque chose de scotomisé (comme on disait) : les membres d’une même classe en lutte. Qui a l’usage des services publics n’a pas d’autres moyens. Et nous n’osons nous dire : « je suis moi aussi en lutte pour me rapproprier les moyens de production, camarade. », nous sommes ensemble dans les mêmes lieux, à parler des mêmes choses, à ne vivre à peu près correctement que parce que tout ce qu’il y a autour de nous, nous l’avons bâti ensemble, pour nous. Alors le gros con qui passe à la télé parce que ça le fait chier de louper une journée de travail ou de poser une RTT, il est comme moi, un prolétaire en lutte qui a oublié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Usagers et grévistes de tous les pays, unissez-vous ! Bon, ça claque moins, il n’en reste pas moins qu’un usager est un gréviste en puissance.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-3634695451324966628?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/3634695451324966628/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=3634695451324966628' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/3634695451324966628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/3634695451324966628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/11/lib-16-novembre.html' title='Libé, 16 novembre'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-2835783872944106861</id><published>2007-11-13T13:09:00.001+01:00</published><updated>2007-11-13T13:09:45.490+01:00</updated><title type='text'>Libé, 13 novembre</title><content type='html'>Jour de grève. Le jour où le « ça va de soi » ne va plus. Les trains sont conduits, les guichets sont ouverts, l’électricité circule, et l’on finit par oublier que derrière ces habitudes, il y a des êtres humains. C’est un jour pendant lequel le guichet prend la parole, le train nous dit quelle est sa vie, l’électricité qu’elle n’est pas un miracle chaque jour recommencé. La grève, ça humanise. Les usagers deviennent autre chose, ils affrontent leurs habitudes, et peuvent ce jour-là les mettre en question. Que le parcours quotidien jusqu’alors simplement épuisant, à Paris notamment, devient insupportable, que ce petit enfer quotidien n’est possible que grâce à d’autres personnes qui vivent elles-mêmes leur petit enfer quotidien, que nous ne sommes pas agglutinés, mais que nous vivons ensemble. Les jours de grève, le quidam parle au quidam, ça échange, la promiscuité devient de la proximité. C’est un beau jour qu’un jour de grève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En outre, c’est un jour où le travail est réellement mis en valeur. Il n’est plus cette quantification objective qui nous est serinée à longueur de temps, mais une qualité personnelle. Il redevient un acte d’individu, et perd son autonomie imaginaire. Il n’est plus « le » travail, mais une personne qui a une activité dans la société. Et chacun peut affirmer cette évidence que c’est moi qui fait ce travail-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, Facebook vend ses bases de données aux publicitaires ("Nous allons aider vos marques à faire partie des conversations quotidiennes qui se produisent tous les jours entre les membres", Mark Zuckerberg, PDG de Facebook..."), cette phrase de Bertrand Delanoë que je sors malicieusement de son contexte : « On ne peut pas ignorer totalement le suffrage universel. Si on y arrive tant mieux. Si on n’y arrive pas, ce sera dommage. » Et puis cette réflexion de l’excellent Didier Le Reste : « Je pense qu’il y a une prise en otage des régimes spéciaux pour régler d’autres questions et peut-être préparer l’opinion à d’autres réformes. Notamment celle de 2008, qui va demander de nouveaux sacrifices aux retraités du régime général. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, « The Cave » de Steve Reich est joué à la Cité de la Musique. Ça fait 6 mois que j’attends…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-2835783872944106861?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/2835783872944106861/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=2835783872944106861' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/2835783872944106861'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/2835783872944106861'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/11/lib-13-novembre.html' title='Libé, 13 novembre'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-3449446015969002976</id><published>2007-11-08T13:59:00.000+01:00</published><updated>2007-11-10T15:05:16.357+01:00</updated><title type='text'>Libé, 8 novembre</title><content type='html'>Après une période de grosse flemme, je tombe sur un libé hors du commun qui me secoue un peu les neurones et me force à retaper sur mon clavier. Un libé des philosophes, c’est ainsi qu’il s’est nommé. Je m’attendais à quelques articles difficiles, des réflexions, des tentatives de mise en perspective de sujets d’actualité. Y’en a. Mais la grande majorité des papiers ressemblent à s’y méprendre aux articles habituels. Peut-être un peu mieux écrits. Qu’y trouvons-nous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une double page sur une bibliothèque de tablettes d’argile bilingues sumérien et akkadien. Quelques portraits de mal-logés manifestant rue de la Banque. BHL qui cause du Pakistan (fort bien d’ailleurs). La Russie redevient Grand-Russe. La question rom et l’Europe. Le « nous » et le « eux » d’après Viggo Brondal. Michel Onfray a l’anti-ségolénisme tenace. Qu’Hortefeux pilote un ministère de la peur. A droite l’on veut jouir sans entraves. C’est quoi le bonheur ? Les subprimes sont vraiment un cas d’école. Grenelle n’est plus ce qu’il était. Le rugby fait vibrer les plumes (ce n’est pas une contrepèterie). Et que Lénine n’est pas mort en vain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La flemme me reprend soudain…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-3449446015969002976?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/3449446015969002976/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=3449446015969002976' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/3449446015969002976'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/3449446015969002976'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/11/lib-8-novembre.html' title='Libé, 8 novembre'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-3728141578196632882</id><published>2007-11-05T14:31:00.000+01:00</published><updated>2007-11-05T14:32:10.879+01:00</updated><title type='text'>Libé, 5 novembre</title><content type='html'>Ce samedi pourtant, le dossier de Une était très intéressant. La reconnaissance inévitable des enfants conçus pour autrui. La justice française semble avoir tranché ce problème. Mais ce fut long à se dessiner, six ans de bataille pour un couple passé par une mère porteuse californienne pour faire reconnaître l’enfant porté pour eux comme le leur. Il est possible de traiter ce sujet sous l’angle de la famille moderne, du lien familial ; il est également possible de se concentrer sur le droit international et comment certaines zones géographiques génèrent du droit. L’angle « bioéthique » est celui qui m’intéresse le plus : la liberté de la conscience qui se fait chair. Mais j’attendrai une autre occasion pour en causer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un truc me gonfle particulièrement lorsqu’il est question de critique du capitalisme, c’est cette manie de vouloir lui trouver des adjuvants qui expliqueraient ses effets nocifs. Le dernier en date est le préfixe « super » qu’un économiste démocrate, Robert Reich, a utilisé pour démontrer qu’il affaiblit la démocratie. Le consommateur remplace le citoyen dans les processus décisionnels quotidiens, et le lobbyiste prend le pas sur le représentant de la nation dans la constitution des lois. Le propos est en soi pas trop original, mais il permet simplement de constater qu’il devient nécessaire de trouver de nouvelles manières de combattre la puissance coercitive des grandes entreprises. Le consommateur citoyen doit, en plus de son éthique personnelle, adopter une posture politique et s’organiser pour faire pression sur le législateur. Pour M. Reich, il est inutile d’agir directement sur les entreprises pour les rendre « responsables » (socialement, écologiquement, etc.ment) il faut travailler sur la loi qui seule peut les contraindre. Ce qui reviendrait à terme, mais ceci n’est pas dit explicitement dans l’entretien accordé par cet économiste, à remettre en cause la libre organisation du marché. Pourquoi pas… Encore un « améliorateur » du capitalisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, la crise des « subprime » (qui n’a rien d’une crise puisque c’est un événement consubstantiel au capitalisme) continue. Afin de développer un nouveau marché, une technique de placement financier a été inventée. Prenons des foyers ayant des revenus très bas, donc des capacités d’épargne inexistantes, mais imaginons un delta d’épargne possible. Accumulons tous les deltas d’épargne de ces foyers, et posons qu’il est possible grâce à eux d’alimenter le marché de l’immobilier,qui commençait à arriver à saturation. Comme ce delta est « peu certain », créons à partir de lui un produit financier à risque, suivant la technique éprouvée des dérivés. En dérivée, un marché peut être facilement démultiplié. Vous n’avez presque rien au départ et par « miracle », un marché de plusieurs milliards apparaît sous vos yeux. Pour répondre à l’effondrement de la bulle Internet et la baisse des revenus engendrés, de nombreuses entreprises de placement financier se lancent sur ce nouveau marché. Et puis, il faut se rendre à cette évidence, une fois de plus, ce fameux delta est tel qu’il ne peut alimenter toute la théorie des dérivés qui « dérivent » de lui. Le retour de « valeur réelle » est nul. Et ce qui était « réellement » à la base de toute cette construction financière est détruit. Comme pour le Titanic, qu’est devenu l’iceberg ? Que sont devenus les foyers surendettés ? Pourquoi causer de Citigroup et de son PDG ? Un cas d’école du développement normal du capitalisme. Et il n’a rien de super…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-3728141578196632882?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/3728141578196632882/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=3728141578196632882' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/3728141578196632882'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/3728141578196632882'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/11/lib-5-novembre.html' title='Libé, 5 novembre'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-8468146772154080414</id><published>2007-11-02T08:54:00.001+01:00</published><updated>2007-11-02T08:54:41.677+01:00</updated><title type='text'>Libé, 2 novembre</title><content type='html'>Puisque j’ai fait nuit blanche, je peux dire, sans rougir, que le premier et le deux sont le même jour. En plus, ça tombe bien, il était possible, avec les Libé de ces deux jours, de n’en faire qu’un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pétrole à 100$ le baril. C’était une des craintes majeures des économistes dans les années 80. Les Verts de l’époque s’étaient appuyés sur cette possibilité pour inciter les pouvoirs publics à développer les énergies alternatives. Bon, ben, on y est. Mais avec quelques nuances. A l’époque le dollar était à 10 francs (4 aujourd’hui), la Russie Soviétique et la Chine à l’autre bout du monde. A présent des accords sont passés directement entre Etats sur le pétrole et les autres matières premières (Russie/Chine, Brésil/Chine…), et les grosses entreprises consommatrices paient le pétrole sur d’autres marchés. C’est donc le pétrole du quidam qui en a pris un coup dans l’aile. Surtout le quidam du bas de la mappemonde. Le pétrole n’est pas le seul touché, le plomb, le blé, le cuivre, le charbon, etc. connaissent également des hausses importantes. Et des baisses futures aussi exceptionnelles. Alors pourquoi ? Souvenez-vous du « Sucre ». Mais ce n’est pas que la spéculation sur les cours, c’est aussi une spéculation sur les Bourses. Ça se concentre au niveau mondial, et les Bourses des matières premières font de la gonflette histoire de montrer qu’elles sont bonnes à marier. Ne pas oublier que le capitalisme ne crée pas de valeur, il crée de la pénurie. C’est presque un cas d’école.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pauvre Clémentine Autain ! Après le XVIIème Arrondissement de Paris et le PS, c’est au tour de Montreuil et du PC de lui faire les yeux durs. Il me semble que cette fort en gueule fait partie de ces baromètres qui permettent de savoir le temps qu’il fera dans certaines couches de la politicosphère. Comment le PS considère sa gauche ? Ou pour le moins, ce qui se profile à sa gauche, juste à côté de lui. A Paris, du moins. En décembre, les listes vont être constituées pour les municipales, et d’après ce que je peux voir, celles du PS seront très roses. Même au second tour (l’orange modifie assez peu le rose, non ?).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-8468146772154080414?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/8468146772154080414/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=8468146772154080414' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/8468146772154080414'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/8468146772154080414'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/11/lib-2-novembre.html' title='Libé, 2 novembre'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-5686413530810822646</id><published>2007-10-31T13:57:00.001+01:00</published><updated>2007-11-05T14:34:21.490+01:00</updated><title type='text'>Libé, 31 octobre</title><content type='html'>Ils existent. Il est possible de ne pas avoir affaire avec eux, de les ignorer, pourtant ils sont bien là. Dans nos vies professionnelles, nous savons qu’il est parfois nécessaire d’en passer par eux. Les occasions sont toutefois rares. Plusieurs fois, je les ai côtoyés. Ils m’ont aidé dans une certaine mesure, mais j’ai toujours dû, en fin de compte faire contre eux. Leurs intérêts parfois divergent de ceux des salariés moyens, car ils ont leurs enjeux propres, et parfois sont obligés d’aller à l’encontre de leur fonction première : protéger les intérêts des salariés. Eux, vous l’avez deviné, ce sont les syndicats. J’ose même un : ce sont les syndicalistes. J’ai de nombreux souvenirs de rencontres avec certains syndicalistes. En fin de compte, c’est-à-dire après des conflits sociaux parfois très durs, ils m’ont toujours été inutiles. A force de participer à des réunions avec les patrons des boîtes que j’ai fréquentées, ils finissent par développer une très grande proximité avec eux. Certains se retrouvent, après quelques années, intégrés au capital de ces boîtes, et participent ainsi à leur bon fonctionnement, garantissant une certaine paix sociale. Heureusement, tous ne sont pas ainsi. C’est ce que Libé tente de démontrer dans son dossier de Une, Sodome est sauvée, un a résisté. Ça fait mal au cœur. Mais cette résistance est pour le coup remarquable, car ce n’est pas une petite corruption comme nous en rencontrons d’habitude, de ces petites corruptions sur une augmentation de salaire un plus importante que d’habitude, un bureau un peu isolé ou plus spacieux, des horaires plus souples, c’est la résistance à une mécanique bien huilée dont le but était (oh ! est) d’écraser toute résistance. Dans le cœur même de la Grande Industrie française, le domaine exclusif de l’UIMM. Cette résistance n’est pas toujours nécessaire, il faut être confronté à cette machine de guerre pour avoir à lui résister, mais à de moindres niveaux, elle est ce qui devrait caractériser la « fonction syndicale », la démonstration de la possibilité de résister au patron, simplement savoir dire non, savoir définir quelle est sa place dans une entreprise, à quoi (et qui ?) nous servons. J’ai moi aussi croisé une personne qui a su lutter tout en étant représentante syndicale. Une seule. C’est pas glorieux en neuf ans. Ça fait mal au cœur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part « ça », les pandores ont les boules, la banquise disparaît, cet imbécile (débile, idiot, crétin… fonctionnent également, mais je ne veux pas paraître insulter quelqu’un qu’en fin de compte je ne connais pas, et c’est simplement ce qu’il dit quand il parle politique que j’adjective) d’Allègre (bah ! in fine, je retire ce que je viens d’écrire, ces adjectifs lui vont bien) reconnait que Ségolène est toujours dans le jeu (encore une parenthèse, normalement je devrais utiliser des notes de bas de page, c’est dans ces coins reculés que l’on égorge en Université) parce qu’elle ne critique pas le président de la République (ce qui démontre le bon usage des termes précédents), ce dernier vient de s’accorder une jolie augmentation de salaire, il est désormais possible d’envoyer des mèls depuis l’au-delà, et puis du cul, du cul, du cul, Libé reste Libé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Novembre va commencer. Peut-être la Une de demain ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-5686413530810822646?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/5686413530810822646/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=5686413530810822646' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/5686413530810822646'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/5686413530810822646'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/10/lib-31-octobre.html' title='Libé, 31 octobre'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-152336834301975303</id><published>2007-10-30T12:02:00.000+01:00</published><updated>2007-10-30T12:03:30.862+01:00</updated><title type='text'>Libé, 30 octobre</title><content type='html'>Actualité en roues libres, si j’en crois le Libé du jour. Les mêmes sujets reviennent : l’arche de Zoé, la Commission Balladur, Sarkozy (pour un oui, pour un non), EADS, les finances de la Sécurité Sociale (sa branche maladie surtout), les frasques de M. Laporte… Peut-être deux-trois articles sortent du lot, mais quel ennui ! J’ai espéré un moment que le « Time » m’apporterait quelque chose d’intéressant à lire. Même pas. Un article sur la crise de la BBC, et encore. Un article pourtant dans Libé, dans les pages Rebonds, sur l’UIMM. Mais qui, hélas, finit par ces mots qui laissent le reste sujet à caution : « J’ai lu dans la presse que l’UIMM avait financé la campagne de Giscard en 1974 ou en 1981. » Je peux me permettre d’écrire ceci, mais d’un spécialiste dont on attend quelques certitudes, c’est un peu léger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je me suis concentré sur un long article sur le Grand Paris. C’est lui qui a sauvé ma matinée, j’exagère peut-être un peu. J’ai le souvenir (voir supra) de réflexions du maire actuel de la capitale sur la place de Paris dans le monde. Paris devait se donner les moyens de rivaliser avec les autres grandes métropoles mondiales, ou au moins avec Londres (c’était pendant cette affligeante campagne pour l’obtention de l’organisation des JO de 2012). Question de prestige, savoir attirer les talents, les grandes entreprises (leurs sièges sociaux au moins). A présent, ce sont les Franciliens qui sont le centre des préoccupations. Paris est plus qu’elle-même, ses frontières doivent être dépassées, non pas simplement sortir du périphérique mais atteindre les frontières de sa région. Ce que l’on appelle l’intégration. Des mots qui reviennent : frontière, intégration/assimilation, individualité (des cités alentour, pardon ! des villes alentour), partage des richesses, partage des compétences, communauté (urbaine)… Cette question du Grand Paris semble récupérer (cristalliser ?) les grandes problématiques qui sont discutées en ce moment en France, à des degrés divers, pour des raisons différentes, mais avec les mêmes mots. Depuis 1982 (date de sa dernière réforme) Paris a complètement changé, depuis 1950 elle a perdu près d’un million d’habitants, sa petite couronne a récupéré une partie de ces départs, mais la grande majorité s’est installée un peu plus loin, ce qui a entraîné la création de villes nouvelles, augmenté les migrations quotidiennes, la pression automobile et « spécialisé » certaines villes (Neuilly vs Gennevilliers). Cette question du Grand Paris, qui sera la question des prochaines municipales, est à mon sens une question qui permet de masquer le vrai problème de Paris. Paris est une ville de pénuries factice. Très largement dotée en logements et en emplois, la plupart des grands développements récents qu’elle a connus n’ont eu pour but que cette pénurie, une destruction systématique. A qui profite le crime ? Et pourquoi ce crime est-il passé sous silence lorsque l’on parle de ce Grand Paris ? J’aurai largement l’occasion de revenir là-dessus.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-152336834301975303?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/152336834301975303/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=152336834301975303' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/152336834301975303'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/152336834301975303'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/10/lib-30-octobre.html' title='Libé, 30 octobre'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-6590495952454254845</id><published>2007-10-29T13:31:00.000+01:00</published><updated>2007-10-29T13:38:13.587+01:00</updated><title type='text'>Libé, 29 octobre</title><content type='html'>Ce week-end, Libé a paru, des articles intéressants ont été écrits, sur les taux des prêts immobiliers par exemple, dont on peut dire qu’ils perpétuent cette vieille tradition qui veut que l’on devienne esclave par l’usure, sur l’Argentine et ses régulières poussées de fièvre péroniste, sur cette Suède pourtant tant vantée (poussée de fièvre anti-social-démocrate de Libé ?), et bien d’autres choses. Mais ce week-end m’a trouvé plus enclin à cliqueter qu’à taper. Alors j’ai cliqueté. Entre autres choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin (ce qu’il en restait à mon réveil) dossier sur cette immigration choisie qui a tant fait pour l’élection de l’actuel président de la République. Comment prendre tous ces débats sur l’immigration ? Quel point de vue adopter ? Fondamentalement, l’Homme est un animal migrateur, ce n’est que récemment qu’il s’est sédentarisé, créant ainsi (par la force des choses, disons) des espaces aux ressources restreintes l’obligeant à constituer toutes sortes de machineries intellectuelles complexes (régimes politiques, stratégies économiques, techniques d’exploitation etc.) Nous avons tous ce besoin de migrer, de changer d’espaces, d’aires (ères et air fonctionnent également) ; parfois ces migrations se font par nécessité, une fuite vers un ailleurs forcément meilleur. Est-il réellement humain d’adopter un point de vue politique sur cette question de la migration humaine ? Qui doit migrer, migre, ce qui est inventé pour permettre ces migrations caractérise réellement les sociétés d’accueil, c’est notre espace imaginaire qui est en jeu, pas notre économie. Certainement pas notre économie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le reste, Idriss Déby défend les enfants du Tchad (je suis obligé de faire une très longue pause après avoir écrit cette phrase, grammaticalement correcte, mais qui est fondamentalement absurde), la gauche italienne tente de solder un lourd passé (une gauche sinistrée), Jack Lang parle, le PS ne sait pas encore comment il va se déchirer sur la question de institutions européennes, et comme prévu, comme annoncé, comme beaucoup le redoutait, la loi sur le racolage passif isole, affaiblit, puis détruit les prostitué(e)s. Enfin, le PSG a perdu au Parc, et c’est pour moi, avec le fait que je n’ai presque plus de tabac, la grande nouvelle du jour.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-6590495952454254845?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/6590495952454254845/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=6590495952454254845' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/6590495952454254845'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/6590495952454254845'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/10/lib-29-octobre.html' title='Libé, 29 octobre'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-5996061573027283630</id><published>2007-10-26T16:03:00.000+02:00</published><updated>2007-10-26T16:04:21.083+02:00</updated><title type='text'>Libé, 26 octobre</title><content type='html'>J’ai renoncé à lire tout article concernant le « Grenelle » de l’Environnement. D’abord parce que le terme Grenelle est utilisé sans discernement avec comme but évident de l’affaiblir. Utilisez un mot souvent, dans des contextes très divers et vous le verrez perdre tout son sens. Ensuite ce machin ne sert qu’à préparer les municipales. Cela n’empêche pas de rester vigilant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Milner propose une analyse de la série des Harry Potter. C’est en quelque sorte la suite du Juif de savoir : analyse des fonctions historique et sociale de l’Université. Cette fois-ci il s’applique à démontrer la résistance du système universitaire anglais à l’idéologie libérale de Thatcher/Blair, la fonction de l’éducation dans la lutte contre le dénigrement de l’intelligence constamment mise en avant par les tenants de la création de valeur marchande comme fonction fondamentale de l’Homme en société. C’est sain, intelligent (c’est Milner, donc…) et utile au quotidien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit article pour les amateurs d’ouverture politique, à droite. L’exemple allemand devrait les calmer. En participant au gouvernement Merkel, le SPD perd des soutiens par les deux ailes. Le tournant libéral de Schöder avait déjà clairsemé les rangs de son parti, mais la décrue se transforme en débâcle. 230 000 adhérents perdus en 10 ans. C’est l’équivalent (au doigt mouillé, son fichier Rosam étant peu fiable) du PS français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Piratage. Entretien avec Denis Olivennes, chargé d’une mission quelconque par Sarko. L’homme n’est pas un foudre de guerre, il n’est pas con, donc son rapport est inintéressant. Le problème du piratage des « œuvres » sur l’Internet ne touche que les majors et les artistes les plus distribués. C’est une question de volume. C’est le plus-de-profit de ces entreprises culturelles qui est atteint. De nouveaux modèles de distribution se mettent en place, modèles plus souples, qui génèrent moins de profits mais qui permettent une distribution à la mesure de l’Internet. Les producteurs de logiciels connaissent bien ce problème, mais ils ne sont jamais interrogés sur le piratage, car il fait partie de la vie même du logiciel, c’est grâce aux pirates qu’un logiciel comme Word est devenu le traitement de texte par excellence. Contrairement à ce que veulent nous faire croire les pourfendeurs des « téléchargements illégaux », le statut de l’œuvre n’est pas impliqué, une merde restera une merde, ce sont les profits que ces merdes génèrent qui sont attaqués. Une œuvre de dépollution. Ils auraient pu en causer au « Grenelle ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-5996061573027283630?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/5996061573027283630/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=5996061573027283630' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/5996061573027283630'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/5996061573027283630'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/10/lib-26-octobre.html' title='Libé, 26 octobre'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-760193526339990310</id><published>2007-10-25T16:54:00.001+02:00</published><updated>2007-10-25T16:54:36.423+02:00</updated><title type='text'>Libé, 25 octobre</title><content type='html'>Allez ! On y croit ! Le gouvernement serait dans une passe délicate et le Président de la Droite serait en difficulté. Et donc… ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Double page sur la sortie de « Paroles de sans papiers ». Des parcours ordinaires, dans la France ordinaire. De mon fauteuil, je ne vois jamais cette France-là. Quand je vais dans la rue, je ne la remarque pas. Dans le métro, au supermarché, chez les uns et les autres, elle s’obstine. Invisible. Facile à occulter. Il faut se dépasser pour l’apercevoir, faire l’effort de poser son regard sur elle, et comme sur certains trompe-l’œil, de ces jeux qui laissent apparaître une image dans l’image, il devient impossible de ne pas la voir. Jusqu’à ne voir plus qu’elle. La foule disparaît, ne laissant à notre attention que les flics en maraude, les passants qui regardent le sol et qui font quelque écart quand l’Ordre surgit, un petit groupe qui se délite, une personne qui se lève et tourne le dos, des disparitions successives. Des errances dans des flux. Quelque chose qui ne va plus de soi. Un monde de « détails ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, le quotidien de Libé, quelques articles politiques sans grand intérêt ; un article sur la traduction de Frederic Jameson, philosophe marxiste américain, qui me fait furieusement penser à Slavoj Zizek ; la Suède est un pays imaginaire dont la face obscure ne cesse de m’étonner, il y a définitivement quelque chose de pourri au Royaume de Scandinavie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-760193526339990310?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/760193526339990310/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=760193526339990310' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/760193526339990310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/760193526339990310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/10/lib-25-octobre.html' title='Libé, 25 octobre'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-1126644745572396891</id><published>2007-10-24T11:33:00.001+02:00</published><updated>2007-10-24T11:33:58.260+02:00</updated><title type='text'>Libé, 24 octobre</title><content type='html'>Hier, j’ai bien reçu Libé, comme tous les jours (ou presque), mais je n’ai pas eu le temps d’en causer. Pourtant il contenait quelques articles intéressants. Pourquoi Hillary Clinton devrait triompher devant Barack Obama lors des caucus organisés jusqu’en février. Pourquoi l’Espagne attire les investisseurs du monde entier. Une étude sur les maladies professionnelles, vers la fin du pétrole, comment financer la Sécu, etc. Mais j’avais mieux à faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui également, j’ai mieux à faire, mais cette fois, j’ai le temps. Donc… Et je commence par la fin. JM Bigard est un comique. Comique au gras-double qui arrive parfois à écumer l’amère couche de vulgarité qui souvent surnage de ce genre d’humour. Sa dérive mystique est particulièrement irritante, restent quelques sketches écrits avec Laurent Baffie qui ont une saveur particulière. Mais je reste méfiant, le rire, ça ouvre les chakras et permet même au plus sordide d’entrer loin en soi. Son naturalisme populaire est parfois insupportable, surtout quand on n’en rit pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors ce Grenelle de l’environnement ? Il m’est d’avis qu’il n’en sortira rien. L’écologie politique n’existe pas. Mais si elle doit exister, cela ne peut être que contre tout ce qui s’est fait jusqu’à présent. D’abord, je ne vois rien qui la soutienne historiquement et socialement, elle n’est pas en soi une réponse mais plutôt un prurit. J’y vois plus un contrecoup de plusieurs choses : retour à la terre, retour romantique au passé paysan mythifié, un anti-discours industriel qui suit de près la fin du monde ouvrier, une idéologie de rattrapage qui suit de près la fin du communisme, comme peut l’être, d’une certaine manière, l’islamisme radical, mais aussi, et c’est ce qui rend l’écologie politique difficile à lire, une tentative de réforme du capitalisme. C’est dans cette dernière perspective qu’elle est souvent traitée. Je suis toujours surpris de lire dans tous les discours écologistes le primat donné à la Raison, une Raison anhistorique dont la justification se trouve dans le futur possible d’une Humanité soudain unie à son environnement. Une Raison régressive. Le capitalisme a besoin de fronts pionniers pour continuer son développement, l’écologie lui offre quelques perspectives intéressantes, et elle n’existe, à mon sens, que par ce fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, entretien intéressant avec Martine Billard sur le PLFSS (le projet de loi de finance de la sécu) qui permet de rappeler cette évidence que la Sécu n’est pas une entreprise, qu’elle n’a pas à être rentable, que la question fondamentale n’est pas celle de son « trou » mais de son financement. Proposer une vision comptable de la Sécurité Sociale c’est vouloir sa destruction. Rien de plus.&lt;br /&gt;Sarkozy est au Maroc. Cette phrase piochée dans l’article page 20 : « La différence entre un businessman français et un espagnol, c’est qu’en sortant de l’aéroport, le Français va voir son ambassade pour savoir dans quel domaine investir tandis que l’Espagnol demande où il peut construire son usine ». Le Maroc reste un enjeu de politique intérieure en France.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-1126644745572396891?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/1126644745572396891/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=1126644745572396891' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1126644745572396891'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1126644745572396891'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/10/lib-24-octobre.html' title='Libé, 24 octobre'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-7327146870471804081</id><published>2007-10-22T13:58:00.000+02:00</published><updated>2007-10-22T14:00:45.517+02:00</updated><title type='text'>Libé, 22 octobre</title><content type='html'>Entretien avec Ségolène Royal, depuis Rome, où elle rencontrait W. Veltroni, le maire, et F. Rutelli, l’ancien maire et ministre des biens culturels. Que l’on soit pro ou anti, on trouvera à boire et à manger dans cet entretien tout au long duquel Royal fait du Royal. Cette manière qu’elle a de se tourner vers l’étranger pour envisager ce qu’il peut se passer en France est en train de devenir sa marque de fabrique. Et toujours ce constat qu’il faut rebâtir idéologiquement le parti, que l’ouverture au centre est la stratégie qui paiera à terme ; alors Troisième Voie ou Parti Démocrate, elle annonce qu’elle travaillera à la constitution d’un pôle lui permettant en 2012 de faire plus de 30% au premier tour. On ne peut pas faire plus idéologique…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les adhérents à 20 euros sont partis massivement. Mais il ne semble pas possible d’avoir de chiffres précis sur cette hémorragie. Dans la section du XVIIème arrondissement de Paris, celle à laquelle j’appartiens, 200 adhérents se sont déplacés pour désigner la candidate qui affrontera Panafieu sur ses terres. 200 sur 950, mais rien sur les renouvellements d’adhésions. Dans la même entrevue, Ségolène Royal propose de suivre l’exemple du Parti Démocrate italien et de permettre à tout citoyen de voter pour la désignation du candidat officiel à l’élection présidentielle, contre une modeste obole. Ce qui se fait déjà depuis longtemps aux Etats-Unis (avec quelques nuances, bien entendu).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’autre lettre de Guy Môquet, retrouvée dans ses affaires, le jour de son arrestation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« Parmi ceux qui sont en prison,&lt;br /&gt;Se trouvent nos trois camarades&lt;br /&gt;Berselli, Planquette et Simon&lt;br /&gt;Qui vont passer des jours maussades&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous êtes tous trois enfermés,&lt;br /&gt;Mais Patience, prenez courage,&lt;br /&gt;Vous serez bientôt libérés,&lt;br /&gt;Par tous vos frères d’esclavage&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les traîtres de notre pays,&lt;br /&gt;Ces agents du capitalisme,&lt;br /&gt;Nous les chasserons hors d’ici,&lt;br /&gt;Pour instaurer le socialisme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Main dans la main Révolution,&lt;br /&gt;Pour que vainque le communisme,&lt;br /&gt;Pour vous sortir de la prison,&lt;br /&gt;Pour tuer le capitalisme&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ils se sont sacrifiés pour nous,&lt;br /&gt;Par leur action libératrice. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Poème gnan-gnan, mais ce gamin était vraiment transcendé. Pour moi qui ne crois pas à et en grand-chose, c’est un peu flippant. Peut-être est-ce plutôt ce côté-là de Môquet qui a plu à l’omniprésident. Plus prosaïquement, c’est parce qu’en meeting l’auditoire répondait très bien à « la » lettre. Mais ceci n’empêche pas cela.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-7327146870471804081?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/7327146870471804081/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=7327146870471804081' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/7327146870471804081'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/7327146870471804081'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/10/lib-22-octobre.html' title='Libé, 22 octobre'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-6483508133103987445</id><published>2007-10-20T13:23:00.001+02:00</published><updated>2007-10-20T13:23:56.792+02:00</updated><title type='text'>Libé, 20 octobre</title><content type='html'>Où l’on apprend, que c’est le mascaret remontant la Seine qui aurait emporté Léopoldine « à l’heure où blanchit la campagne » Hugo, que Thomas Hugues et Laurence Ferrari se séparent, qu’une télé pour les humains de plus de 6 mois (et pas trop au-delà) va émettre en France, que pour E. Roudinesco Ben Laden est la figure absolue du pervers, que plusieurs Etats d’Amérique du sud s’organisent pour créer un FMI régional (un FMR ?), qu’en France la bise est un vrai casse-tête, que quatre cyclistes ont été tués à Paris depuis le début de l’année, qu’Yves Simon signale cette remarque que Chris Marker met dans la bouche de B. Laporte avant la rencontre contre les All Blacks : « Cette fois, avant le match, je leur ai lu la lettre de Kafka à son père » (ce qui est impossible et hilarant), qu’enfin H. Guaino est un grand Homme de la dimension de Goebbels, Beria voire Kissinger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette dernière remarque semble déplacée, et pourtant… Il accorde une entrevue à Libération. Il est fort bon. Il dit que l’assassinat de Guy Môquet est « un drame ordinaire de cette époque », que de remplacer « Camarade » par « Compagnon » lors de l’hommage officiel rendu au jeune homme n’est pas si grave : « A force de se scandaliser de tout, on finit par ne plus savoir ce qui est important » (rien que pour cette phrase je propose sa canonisation, contre un poteau). Toujours parlant de la lettre d’adieu de G. Môquet : « Dans ce texte, il n’y a aucune trace de nationalisme, aucune propagande » donc il ne comprend pas pourquoi certains professeurs refusent de la lire pour de tels motifs… (et là, je suis admiratif). Parlant de Barrès il a cette remarque qui aurait causé une débâcle intestinale au Général : « (Il) a dit des choses qu’il n’aurait pas dû dire. » Toujours sur la lettre de GM cette phrase admirable qu’il faudrait lire avant chaque cours d’Histoire : « De quelle expertise a-t-on besoin pour ressentir la vérité et la profondeur humaine de ce texte ? » Bien évidemment, cette phrase hors contexte est d’une banalité affligeante, mais dans cette entrevue elle a une saveur si particulière que je ne peux que vous encourager à vous ruer sur Libération pour en lire les pages six et sept. Et cette grande phrase aussi « Il y a eu autant de résistants que de miliciens. » Mais ce n’est pas grand-chose, H. Guaino a des ressources qui semblent inépuisables quand il évoque « son » discours de Dakar. Il se livre à un enchaînement logique sublime, magnifique, grandiose dans l’ordure qui met en lumière sa philosophie spontanée et que l’on peut résumer simplement : la colonisation a amené les Lumières à l’Afrique. Je… (soupir)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-6483508133103987445?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/6483508133103987445/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=6483508133103987445' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/6483508133103987445'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/6483508133103987445'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/10/lib-20-octobre.html' title='Libé, 20 octobre'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-6454733378974897271</id><published>2007-10-19T17:42:00.001+02:00</published><updated>2007-10-19T17:42:35.265+02:00</updated><title type='text'>Libé, 19 octobre</title><content type='html'>Honnêtement, Libération n’est pas un grand journal. Très irrégulier, choix éditoriaux peu judicieux, engagements douteux, une manière de se percevoir sans commune mesure avec son poids réel et sa qualité réelle. Pourtant. Pourtant des jours comme aujourd’hui, je serais presque fier d’être un vieux lecteur de ce journal (ça fait bien quinze balais). Un Libé un peu spécial. Un Libé qui invite des historiens à mettre en perspective l’actualité, à montrer comment un fait se construit, d’où vient un événement, ou pourquoi un non-événement est remarquable, comment peut-on faire de la prospective, ce qui est « futurible ». Edito de Le Goff sur l’Histoire (comme matière et présence du passé) et politique, qu’est-ce décembre 95 peut nous apprendre d’octobre 07, peut-on imaginer un renversement de la tendance boursière mondiale, pourquoi parler des Templiers puis de Juan Carlos, de Jeanne d’Arc et de Ségolène Royal (parenthèse pour avertir qu’au Théâtre du Renard, à Paris, pièce magnifique sur Olympe de Gouges – C’est tout de même aut’ chose), de Louis XIV et des OGM, etc. Bref, heureusement que parfois...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demeure cette question fondamentale : jusqu’où est-on dans l’Histoire ? L’Histoire est une science. C’est une science « dure » au même titre que la biologie, les mathématiques, la psychanalyse ou la physique, et, comme toute idéologie (cosmologie presque), elle est en lutte constante pour son « indépendance » en tant que matière spécifique et autostructurée. Elle maintient un dialogue constant avec les autres sciences pour étayer son statut de science et s’enrichir par croisements. Pourtant, il suffit qu’un politique impose un personnage qui a vécu et laissé une trace, pour troubler le caractère scientifique de l’Histoire. Toute science étant dans le monde, c’est un risque permanent pour elle et la prise de parole des historiens est le meilleur moyen de défendre l’Histoire comme science. Et puis ce n’est pas l’ignorance qui est dangereuse (qui connaissait Guy Môquet ?) mais l’inexactitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dont je fais assez largement preuve, j’en conviens. Mais là, on rentre dans le domaine de l’éthique personnelle. Et puis c’est un blog.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-6454733378974897271?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/6454733378974897271/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=6454733378974897271' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/6454733378974897271'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/6454733378974897271'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/10/lib-19-octobre.html' title='Libé, 19 octobre'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-3475278004001223110</id><published>2007-10-18T12:04:00.000+02:00</published><updated>2007-10-18T12:05:37.678+02:00</updated><title type='text'>Libé, 18 octobre</title><content type='html'>Je suis un indécrottable réactionnaire. Je ne vois pas d’autre solution. La nouveauté m’indiffère. Je ne cherche pas à changer les choses. Je n’aime pas ce qui paraît moderne. Ce qui est dans le vent. Ce qui est d’aujourd’hui. Pour moi 1793 c’était il y a peu de temps. Et si je devais citer les derniers grands événements de ces dernières années, je ferais tout pour n’en citer aucun arguant qu’il n’y a que des processus. Y’a des jours, j’aimerais bien croire que ça marche, qu’on va tous vers un truc sympa, ensemble, et peu importe qui est tout en haut de nos hiérarchies, on avance vers le mieux. Ben non ! Réactionnaire et pessimiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une de Libération. Une femme dépose une demande de divorce dans un obscur tribunal. Ce même jour, grève nationale pour défendre quelques droits durement acquis. (J’ouvre une parenthèse. Prenons la prime charbon pour les cheminots, cela paraît absurde. Il suffit de changer son nom en prime de Développement durable, ou d’intégration transversale, faire du marketing en quelque sorte, pour qu’elle passe sans problème. Il faudra que l’on m’explique pourquoi les droits, les avantages en novlangue, que l’on appelait compensatoires sont devenus indécents quand ils profitent à ceux qui en ont réellement besoin. 15 milliards d’avantages fiscaux (par an) pour les plus riches ça fait du bruit quelques temps, mais c’est passé… Les gains de la réforme des retraites ont été calculés au doigt mouillé, avec une marge d’erreur assez impressionnante. Je ferme cette parenthèse.) Premier article sur la grève, pages 8-9, second page 14. Divorce présidentiel, pages 1-7. Edito de Joffrin « Jamais un président en exercice ne s’était trouvé etc. » Evénement que jamais on a vu ça… donc Une. Le jour du premier grand bras de fer social, la presse (de gauche) se concentre sur le divorce du président. Je… Pfffff&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part « ça », le mini-traité européen ne fera pas l’objet d’un Referendum en France. La crise des subprimes fera baisser la croissance française de 1,8% (OCDE) à 2% (FMI). Une baisse de +0,2%... La nouvelle personne en charge des négociations avec les syndicats au Medef est la DRH du groupe Accor, en remplacement de DGS de l’UIMM (fallait suivre), le signe que le Medef ne veut pas se mêler de la réforme des régimes spéciaux. Et un article sur la colère dans la partie Livres. Qu’y a-t-il de commun entre la colère d’Achille et la colère de la rue ? La question semble ne pas s’être posée. Indécrottable réac que je suis.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-3475278004001223110?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/3475278004001223110/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=3475278004001223110' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/3475278004001223110'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/3475278004001223110'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/10/lib-18-octobre.html' title='Libé, 18 octobre'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-8751920339401483063</id><published>2007-10-17T15:38:00.001+02:00</published><updated>2007-10-17T15:38:54.264+02:00</updated><title type='text'>Libé, 17 octobre</title><content type='html'>La femme de César doit être insoupçonnable. Mais que se passe-t-il si elle veut se barrer ? Le nouveau statut du Président de la République lui interdit d’apparaître devant quelque cour que ce soit. Sauf la Haute. Et encore. Donc il ne peut y avoir de procédure de divorce intenté contre lui. Il ne peut se défaire de son immunité, car elle s’impose même à lui. Le corps vivant du Président de la République est mort… Il est devenu la fonction. Voilà qui lui sied bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inconsciemment, tout le monde savait au Patronat que l’UIMM avait une caisse noire qui servait à financer certaines actions (lesquelles ? Mystère). L’UIMM c’est plus que le Medef, mais c’est un groupement d’intérêt qui s’affaiblit au fil du temps. Un reliquat d’une époque révolue. D’où est partie cette rumeur que cet argent servait à financer des syndicats de salariés ? Cela prépare les esprits à la future loi sur le financement des syndicats. Et si lors de sa discussion au Parlement un petit scandale éclatait, histoire de…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Portrait de Didier Le Reste. Personnage important du paysage syndical français. Demain est un peu son jour. Pas de grand soir pour lui, mais la défense obstinée des droits des salariés de la SNCF. Et de ce fait, un peu plus que ça.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-8751920339401483063?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/8751920339401483063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=8751920339401483063' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/8751920339401483063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/8751920339401483063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/10/lib-17-octobre.html' title='Libé, 17 octobre'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-6144946402373693588</id><published>2007-10-16T15:06:00.000+02:00</published><updated>2007-10-17T11:21:19.811+02:00</updated><title type='text'>Libé, 16 octobre</title><content type='html'>Liberté de la presse. Sondage. Titre : « Les Français veulent des médias indépendants. » Sondage LH2. Les électeurs de droite sont moins sensibles à ce problème. Danger immédiat, le rachat des Echos. LVMH/Arnault propriétaire de la Tribune. Ce dernier est devenu l’ombre de lui-même sous Arnaud. Journal de référence à l’époque. Détruit par les ingérences du propriétaire, outil de propagande, campagnes de déstabilisation des concurrents. Face à lui De Lacharrière, grand financier, propriétaire de l’agence de notation Fitch. Entre le sida et l’hépatite C le choix est délicat. Pearson, ce groupe anglais qui possède déjà le Financial Times, vendra. La Tribune devrait tomber dans l’escarcelle de Bolloré, déjà partenaire du Monde. Tous grands démocrates, proches du pouvoir de droite ou de gauche. Ils sont aussi le pouvoir. Des médias indépendants ? Cela doit passer par la loi. Démocratie oblige.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les cent familles. Les maîtres des forges. Le retour des vieux démons. On apprend que l’UIMM (les patrons de l’acier pour faire court) finance un peu tout ce qui le chante. Sans devoir aucun compte à personne. Tradition oblige. Les comptes sont détruits d’une année sur l’autre. Caisse noire. Le Medef lui doit beaucoup. D’autres syndicats également semble-t-il. Des syndicats indépendants ? etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pouvoir d’achat. Commission Attali. Entretien avec Jean Peyrelevade. En seconde, en Economie et social, on m’apprenait ce que disent ces gens-là. Nuance, on m’apprenait exactement ce que disent ces gens-là. Parler d’économie au peuple comme on parle à un enfant, faire simple pour calmer, compliqué pour impressionner.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-6144946402373693588?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/6144946402373693588/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=6144946402373693588' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/6144946402373693588'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/6144946402373693588'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/10/lib-16-octobre.html' title='Libé, 16 octobre'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-5902530302808117872</id><published>2007-10-16T14:11:00.000+02:00</published><updated>2007-10-16T14:12:03.684+02:00</updated><title type='text'>20h45, Paris, Campanile Porte de Clichy, AG PS section du 17ème</title><content type='html'>Ce soir-là, débat. But : présenter les militants qui briguent la tête de liste aux élections municipales dans le 17ème. Qui affrontera Panafieu ? Deux candidats. Annick « notre députée » Lepetit, un des piliers du 18ème, porte-parole de Delanoë. Christophe Lanoë, Secrétaire de Section, administrateur bien implanté. La désignation par les adhérents de la tête de liste doit se faire ce jeudi. La liste sera définie plus tard, en décembre. Le débat est minuté, chaque candidat parlera, sera défendu par des militants de la section, l’espoir d’un débat de haut niveau est martelé à la « tribune ». Nous sommes au PS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Secrétaire de section parle en premier, la députée prend la suite, une trentaine de militants défendront leur candidat jusqu’à 23h, puis les deux candidats prendront une dernière fois la parole. On pourrait croire que tout se passera normalement, tout était réglé. Par un heureux concours de circonstances, y’a un climat dans cette section. Longtemps ignorée, elle devient le centre d’intenses tractations, comme sa grande sœur du 18ème. Alors on s’y affronte. Sauvagement parfois. Le Secrétaire de section tente de justifier sa candidature par son travail local et les réussites de la section. La députée fait un discours politique, contre la droite et Panafieu, et pour Delanoë. On sait tout de suite qu’il n’y a rien à gagner ici, tout est déjà joué. Pourquoi ne pas reconnaître qu’il n’y a pas besoin de débat ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La politique, c’est le fait d’hommes et de femmes. Des engagements, du temps, de l’énergie, pour faire passer une idée, imposer sa personne, avoir du pouvoir ; les raisons sont nombreuses. Souvent tout se mélange. Annick Lepetit sera désignée par des adhérents, qui pour la plupart ne se sont jamais engagés sur le terrain. Il y avait ce soir-là 150 personnes sur 950 adhérents. Qui ira voter ? Pourtant tout commence là. Au plus proche. Ensuite les citoyens désigneront un représentant officiel. C’est cette démocratie partisane qui créée ces « monstres froids » qui nous gouvernent. Ça part de quelque part, après la responsabilité de chacun dans ce choix se dilue dans le nombre. Les petits Etats sont plus politiques que les grands.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, ce débat s’est transformé en boucherie. Le perdant n’en est pas sorti grandi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-5902530302808117872?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/5902530302808117872/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=5902530302808117872' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/5902530302808117872'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/5902530302808117872'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/10/20h45-paris-campanile-porte-de-clichy.html' title='20h45, Paris, Campanile Porte de Clichy, AG PS section du 17ème'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-3034593642180258907</id><published>2007-10-15T14:47:00.000+02:00</published><updated>2007-10-15T14:48:12.770+02:00</updated><title type='text'>Libé, 15 octobre</title><content type='html'>Note de lecture. Nouvelle formule de Libération. Il faudra du temps pour l’avoir dans l’œil. Rien de révolutionnaire. Une simple réforme. Format identique. Papier grossier et encre sur les doigts. Plus de place pour les lecteurs du journal. Forum, réactions sur le site. Libé a encore un long chemin à parcourir avant d’atteindre « The Guardian » qui reste, même si cela n’apparaît plus nulle part, son modèle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Articles. Thématique sur l’Intégration. Concept ombilical.&lt;br /&gt;Hervé Le Bras et Benjamin Stora, mise en perspective nécessaire. Mariages mixtes. Regroupement familial. Non ! Fantasme du Maghrébin qui permet à ses cinq femmes et vingt enfants de débarquer en France par regroupement. Lien mariage mixte et regroupement. Installation en France du conjoint étranger par regroupement. Possibilité réduite par les nouvelles lois. But : obliger le départ des couples mixtes. Célibat forcé des jeunes hommes mal dotés issus de l’immigration. Célibat forcé des jeunes femmes diplômées issues de l’immigration. Politique eugéniste en marche.&lt;br /&gt;Tests ADN. Mise en application grossière de ce principe eugéniste.&lt;br /&gt;Isolement des immigrés fragilisés par la nouvelle législation. Cas. Médecins du Monde (MDM). 40 000 consultations en 2006. Peur des immigrés sans-papiers de consulter, l’administration exige certains papiers pour l’obtention de l’Aide Médicale de l’Etat, exigences illégales ( ?). De plus en plus de femmes consultent MDM. Fragilisation, précarité, esclavage… L’autre France. Habitats de fortune et sans logis : 217 000 familles recensées. 600 000 relogements d’urgence en attente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Walter Veltroni. Maire de Rome. Nouveau Premier Secrétaire du Parti Démocrate, sorte de Modem à l’Italienne, le marais local. Promesse de Veltroni quelques années auparavant : Ceci est mon dernier mandat, je quitte la politique. 2011 il sera Président du Conseil, peut-être. Inspirateur de Lang et Delanoë. Je suis un peu déçu, c’est con, non ? J’aimais bien le personnage, gentilhomme italien, petit côté Renaissance. Homme politique en fin de compte. Une candidature qui sort d’un mensonge. Il ne vaut pas mieux que Jospin. Non, là je suis méchant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-3034593642180258907?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/3034593642180258907/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=3034593642180258907' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/3034593642180258907'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/3034593642180258907'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/10/lib-15-octobre.html' title='Libé, 15 octobre'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-4238032257901996231</id><published>2007-10-02T14:50:00.000+02:00</published><updated>2007-10-02T14:51:58.340+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='la question humaine'/><title type='text'>La Question Humaine</title><content type='html'>Me voilà bien embêté. J’ai vu un film qui m’a ennuyé, un film que j’ai trouvé verbeux, prétentieux, mal joué, esthétiquement inintéressant, sans rythme, et pour tout dire affreusement parisien. S’il était encore possible d’en rajouter, dans le cinéma le plus imbécilement branchouille de Paris, le soir d’une sauterie organisée par l’Adami. En temps normal, il m’aurait fallu me concentrer un bon moment pour me souvenir ce que j’avais bien pu voir la veille. Pourtant, non seulement je me souviens parfaitement de ce film, de l’ambiance, de tout ce que nous avons pu en dire au sortir de la salle de projection, mais en plus je sais que je m’en souviendrai un bon bout de temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un film (français) qui veut démontrer quelque chose est obligé de cumuler tout ce que j’ai pu dire sur ce film en particulier. Film engagé mais peu engageant, qui veut éveiller mais qui endort et qui traite un sujet d’une grande subtilité de manière grossière, il faut donc que son sujet le dépasse. Je laisse donc l’histoire pour présenter le fond. Dernière chose contre ce film, il ne sera pas vu par ceux auxquels il s’adresse, pour ne s’adresser qu’à ceux qui seraient capables de le décrypter mais qui n’ont rien à y lire. Un film digne de la République de Weimar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il traite de l’héritage de la taxinomie nazi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est directement inspiré de l’œuvre de Klemperer sur la Langue du Troisième Reich. Il veut démontrer l’actualité de cet héritage en fusionnant le discours nazi et le discours du maître (ici celui de la structure du pouvoir en entreprise). Il se sert pour porter cette démonstration du nouvel interprète du maître, le fameux psychologue-RH. Il élabore, à la manière du Docteur Gabel, un parallèle entre la fausse conscience individuelle et l’aliénation collective. Il décrit les effets de bord de ce nouveau discours pour en saisir de manière poétique le cœur même. Le discours du maître est un discours antidialectique qui détruit tout mouvement ; il pétrifie l’individu, le déshumanise, le transformant en « corps ». Les mots morts génèrent des cadavres. Un passage de ce film reprend l’idée de Brecht sur la responsabilité de chacun des participants, même à la plus petite échelle, à cette œuvre de destruction systématique. Comment s’en sortir ? Le film ne le dit pas. Il s’achève sur un quatuor qui exécute un air comme ils (nous ?) exécutaient (ions ?) à Auschwitz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En est-on arrivé là ? Le diagnostic est réservé. Le ventre etc.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-4238032257901996231?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/4238032257901996231/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=4238032257901996231' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/4238032257901996231'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/4238032257901996231'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/10/la-question-humaine.html' title='La Question Humaine'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-322650320738391256</id><published>2007-09-14T16:38:00.000+02:00</published><updated>2007-09-14T16:39:07.180+02:00</updated><title type='text'>Sport et politique</title><content type='html'>Les multiples défaites d’équipes « de France » survenues il y a peu dans à peu près tous les sports (Athlétisme, Basket, Volley, Rugby, Foot), m’ont soulagé. Depuis Guillaume Le Maréchal, comme l’a démontré Duby, les grands Champions sont des outils politiques très pratiques, et très efficaces. Les exemples sont nombreux de sportifs employés comme petites mains politiques et nous avons tous encore en tête les délires de quelque ministre de l’économie tablant sur une victoire d’une certaine équipe pour redresser l’économie française. Mais les défaites récentes valent un peu plus que d’habitude à mes yeux. Notamment celle du XV, symboliquement très forte. Je m’explique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’actuel président français a été élu sur un programme de crise, dans lequel l’effort personnel était surchargé et chacun, disait-il, devait pouvoir se surpasser dans le travail pour réussir. Parallèlement, l’ « être Français » devenait une qualité première, il marquait l’appartenance surnaturelle à une communauté de vainqueurs, et chaque individu était traversé par une Histoire Universelle du sacrifice. L’entité « Guy Môquet » était la traduction fascisante (pauvre gosse s’il savait !) du crédo « Ne vous demandez pas ce que la France peut faire pour vous, mais que pouvez-vous faire pour la France ? » La réussite individuelle est en fait un sacrifice qui permet une réussite collective. L’entrepreneur se sacrifie pour permettre à d’autres de travailler… donc l’Etat doit l’aider dans cet effort. Ne pas travailler, c’est insulter le sacrifice des autres. Et même mettre en péril la pérénité de l’ « être Français. » dont le ministère de l’épurement de la race de l’innommable Hortefeux doit assurer l’impeccabilité. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Être Français c’est travailler&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Travail, sacrifice pour le « collectif », effort personnel, « francitude », sont les items habituellement associés aux sportifs, donc qui mieux qu’eux pouvaient porter ce programme politique. Le XV tricolore était investi de cette mission sous la houlette d’un secretaire d’Etat in partibus revenu tout jouasse de Canossa. Et puis Trafalgar, Berezina, etc. L’espoir renaît… Le 21 septembre, je serai habillé tout de vert. L’administration expulsent des hommes, des femmes et des enfants pour &lt;span style="font-style:italic;"&gt;moins que ça&lt;/span&gt;, parce qu’ils ne sont pas français.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-322650320738391256?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/322650320738391256/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=322650320738391256' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/322650320738391256'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/322650320738391256'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/09/sport-et-politique.html' title='Sport et politique'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-8043987769470080146</id><published>2007-09-07T16:05:00.000+02:00</published><updated>2007-09-07T16:06:08.037+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mohamed VI'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='élections'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maroc'/><title type='text'>Un Maroc de paquotille ?</title><content type='html'>Ainsi donc, le Maroc a un Parlement, un Gouvernement responsable devant le Parlement et une Nation qui vit au travers de ses 15 millions de citoyens actifs… A part Serge (Dassault) dans le Figaro, personne n’oserait écrire ces quelques mots sans rougir de honte ou mourir de rire. Le roi règne, il gouverne, décide, exécute, il est la Nation, le descendant du Prophète (je préfère mettre une majuscule, on n’est jamais trop prudent), le commandeur des croyants… Il est presque tout, et c’est l’effet de son « bon plaisir » qu’un Parlement existe, qu’un Gouvernement existe, et que 15 millions de marocains puissent voter. Mais le Maroc existe aussi sans le Roi, voire contre lui. Et si l’on jette un œil sur les deux derniers siècles d’histoire du Maroc (j’ai un peu la flemme de causer des phéniciens), il me semble que l’on peut faire preuve d’un minimum d’optimisme sur le futur du royaume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le protectorat français a « pacifié » (a noyé dans le sang serait plus juste) les campagnes marocaines et imposé le pouvoir chérifien dans le dar el siba (le pays qui ne paie pas l’impôt). Mohamed V a profité des circonstances historiques pour reprendre le chemin emprunté par cette bande de terre à l’occident du monde méditerranéen depuis les almoravides et les almohades, celui d’un empire autonome sur les berges de l’atlantique. Hassan II a imposé par la force le pouvoir royal contre les mouvements socialiste et arabiste, tout en faisant du royaume un des centres de l’Islam. Tazmamart était le symbole de cet écrasement des velléités de la bourgeoisie marocaine de s’imposer comme force sociale et politique. L’armée et la police du roi ont fini par devenir des métastases dans l’Etat marocain, et ont failli avoir raison du roi lui-même. L’ouverture commencée par Hassan II était inévitable, elle s’est imposée à lui. Et Mohamed VI ne fait que poursuivre ce travail nécessaire pour que la royauté puisse continuer à exister.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bon vouloir du roi a ses limites. La bourgeoisie marocaine a gagné en autonomie, elle est assez puissante pour demander au roi des réformes (surtout économiques), mais pas assez pour prendre le pouvoir. Alors elle soutient le régime. Le Maroc reste toutefois un pays pauvre, paupérisé, la moitié de son peuple vit dans la misère. Terreau fertile pour une opposition radicale au pouvoir en place. Pourtant le Maroc n’explose pas… Les mouvements islamistes (plus ou moins radicaux) sont acceptés et encadrés par le pouvoir, certains sont représentés au Parlement, ils sont qu’on le veuille ou non la voix de ce peuple soumis aux lois de la misère. Le roi l’a semble-t-il compris, et la bourgeoisie marocaine fait avec, acceptant certains retours de balancier (le roi frappe les islamistes radicaux, puis la bourgeoisie libérale…), et ça tient. Mais à quel prix ? L’islamisation paranoïaque de la société marocaine s’est accélérée ces derniers années, elle se fait par le bas mais, pour en avoir discuté avec quelques bourgeois marocains, elle ne s’impose pourtant pas à tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudra bien que ce mouvement aboutisse à quelque chose. Rébellion directe contre le roi ? Reconnaissance par les urnes ? Constitution d’un autre Maroc dans/contre le Maroc « officiel » ? Les mouvements islamistes (car il n’est absolument pas unitaire) sont des mouvements sociaux qui s’expriment politiquement en se servant de l’Islam, et la Maroc peut permettre l’émergence d’un mouvement certes islamiste mais pacifié gardant son charabia religieux mais sur des bases « démocratiques », c’est-à-dire venant du peuple avec l’assentiment du roi (le roi du Maroc est la Nation !). Par ailleurs, une bourgeoisie spécifiquement religieuse peut s’imposer notamment grâce aux outils créés il y a plusieurs années dans les pays du Golfe, ce que l’on appelle la finance islamique comme on parle en Europe de la finance socialement ou écologiquement responsable. Il y a des chemins qui sont ouverts et le Maroc a la possibilité d’en ouvrir d’autres, aussi bien en Islam, qu’en Afrique que dans la Méditerranée. C’est pas glorieux, mais bon…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-8043987769470080146?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/8043987769470080146/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=8043987769470080146' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/8043987769470080146'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/8043987769470080146'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/09/un-maroc-de-paquotille.html' title='Un Maroc de paquotille ?'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-8064539311676708989</id><published>2007-09-06T11:25:00.000+02:00</published><updated>2007-09-06T11:26:37.474+02:00</updated><title type='text'>Un pari</title><content type='html'>- Non ! Ne me fais pas ça, pas maintenant !&lt;br /&gt;- Ecoute ! J’ai bien réfléchi, et… On ne peut pas continuer comme ça.&lt;br /&gt;- Tu ne peux pas me faire ça. Qu’est-ce que tu me reproches ?&lt;br /&gt;- Rien de particulier, mais presque tout en général.&lt;br /&gt;- Je ne comprends pas !!&lt;br /&gt;- C’est fini, c’est tout.&lt;br /&gt;- Pas maintenant ! Pas maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un bar. Sur une banquette deux hommes assis, dont le suppliant du court dialogue précédent. Il prend la parole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Quelle merde !&lt;br /&gt;- C’est la vie !&lt;br /&gt;- Bon. Garçon ! Une bouteille de champagne !&lt;br /&gt;- Héhé !&lt;br /&gt;- Quoi héhé ! J’y étais presque putain !&lt;br /&gt;- Péché d’orgueil. Deux mois, c’est absurde. J’aurai pris les paris à un mois.&lt;br /&gt;- C’est ce qui me différencie de toi, mon cher ami, ce goût du risque. Un pari doit être risqué, sinon, à quoi bon.&lt;br /&gt;- Risquer de perdre, pourquoi pas ? C’est donner un peu plus de chances aux autres de gagner.&lt;br /&gt;- Je te parie, qu’il me servira en premier.&lt;br /&gt;- Tenu ! 20 euros.&lt;br /&gt;- Non 10, c’est moi qui ai commandé, donc il y a plus de chances que ce soit toi qui soit servi en premier.&lt;br /&gt;- D’ac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le serveur posa le seau à Champagne en face des deux amis, il en sortit une bouteille dont il exhiba l’étiquette, puis il l’ouvrit. Petit bruit habituel. Il remit la bouteille dans le seau et alla chercher deux coupettes. Ils les posa entre les deux amis et les remplit. Il remit la bouteille dans le seau et repartit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’ai gagné, il a servi la coupette la plus proche de moi en premier.&lt;br /&gt;- Pas d’accord, y’a égalité parfaite, le pari est annulé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une voix venant de leur droite.&lt;br /&gt;- Tout à fait d’accord avec vous et ce d’autant plus que c’est vous qui avez lancé le pari.&lt;br /&gt;Le deux amis se tournérent vers cette voix. Un homme d’une soixantaine d’années leur souriait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Un pari est gagné ou perdu de manière claire. Sinon il est annulé. Sauf si l’un des joueurs a quelque atout en main qui serait susceptible de forcer celle de l’autre. Dans votre cas, ce serait bien dommage.&lt;br /&gt;- Tu vois ! Pari annulé donc.&lt;br /&gt;- Monsieur fait autorité ?&lt;br /&gt;- Oh ! Disons que je suis moi-même un peu joueur. J’ai entendu le début de votre conversation et j’ai retrouvé quelque chose de ma jeunesse dans ce pari. Bien des choses me sont revenues. J’ai déjà perdu un tel pari, mais heureusement, j’en ai gagné d’autres.&lt;br /&gt;- Justement, nous cherchions des idées pour notre prochain gros pari. Peut-être pourrez-vous nous inspirer ?&lt;br /&gt;- Mieux que cela, j’ai un pari tout trouvé pour deux jeunes gens de votre âge. Puis-je ?&lt;br /&gt;- Bien sûr ! Prenez cette chaise. Une coupette ?&lt;br /&gt;- Je ne voudrais pas abuser.&lt;br /&gt;- Mais non, mais non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme s’installa. Et raconta son pari.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Merci. J’avais à peu près votre âge. Un bon ami à moi était un gros joueur, presque un professionnel. Il en vivait, presque, et sa réputation était excellente dans les cercles de jeu. Un jour de désoeuvrement, il me fit part d’un pari très amusant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- L’idée générale est la suivante, commença-t-il, sommes-nous condamnés à être ce qui nous sommes depuis notre naissance ? N’est-il pas possible de changer, d’être un autre, bref de changer d’identité.&lt;br /&gt;- Tu veux dire se grimer, passer pour un autre…&lt;br /&gt;- Non, être un autre. Ceci est ma carte d’identité, elle est moi et je suis elle, tous les détails de qui je suis y sont inscrits. En la lisant, c’est moi qui est lu. Bien sûr cela ne dit rien de qui je suis vraiment, on va dire, mais pour tous ceux qui ne me connaissent pas, ceci est moi.&lt;br /&gt;- Je crois voir l’idée.&lt;br /&gt;- Bien ! Est-ce que tu penses qu’il est possible de faire autrement ? D’être autre chose que cela pour tous ceux qui ne te connaissent pas ?&lt;br /&gt;- Tu veux dire pour l’administration par exemple ?&lt;br /&gt;- Tout à fait.&lt;br /&gt;- Ça dépend, il me semble.&lt;br /&gt;- Par exemple, peux-tu te marier sous une autre identité, passer devant un notaire en étant autre chose que ce qui est marqué là, ou fournir quelque papier administratif qui te soit attaché mais sans que cela n’apparaisse ?&lt;br /&gt;- Oui, si tu changes d’identité !&lt;br /&gt;- C’est là le truc, sans changer d’identité, arriver à ça.&lt;br /&gt;- Un genre de bluff.&lt;br /&gt;- Somme toute.&lt;br /&gt;- Cela me paraît impossible.&lt;br /&gt;- Et bien voilà notre prochain pari. Fournir un papier officiel signé de notre main mais sans qu’un seul élément de nos cartes d’identité ne soit inscrit.&lt;br /&gt;- Héhé ! Ça me plaît bien ça. Quels sont les enjeux ?&lt;br /&gt;- 50 000 francs ?&lt;br /&gt;- Tope là !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pari intéressant. Et alors ?&lt;br /&gt;- Nous ne savions pas que cela était un délit. Et tous les deux nous l’apprîmes à nos dépends. Mais l’aventure était amusante. Comme il y avait égalité, le pari a été annulé. Pourtant, je suis certain qu’il est possible d’aller au bout de ce pari.&lt;br /&gt;- Peut-être… Qu’en penses-tu ?&lt;br /&gt;- Quand on voit tous les papiers qui sont demandés pour justifier de son identité, cela semble être encore plus difficile qu’avant.&lt;br /&gt;- Justement non ! Il suffit d’un papier un peu différent pour faire flipper toute la machine administrative. Juste un, en remontant depuis une petite modification jusqu’au papier final. Je pense que ça doit être possible. Et même plus facile qu’avant ! Est-ce que tu te sens de te lancer dans l’aventure ?&lt;br /&gt;- Bon… Mais pour le plaisir de l’exercice alors !&lt;br /&gt;- Ça roule, pari tenu.&lt;br /&gt;- Bien, je suis content de vous avoir inspiré. Serait-ce abuser que de vous demander une troisième coupette ?&lt;br /&gt;- Absolument pas, vous avez été d’excellent conseil.&lt;br /&gt;- Merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois la coupette servie, le barman s’approcha de la table et posa sur la table, en maugréant, un billet de 100 euros que l’excellent conseiller s’empressa de ranger dans une de ses poches. Il salua ensuite les deux amis et sortit du bar, laissant sur la table la dernière coupette pleine. Intrigués, les deux amis allèrent voir le barman pour connaître le fin mot de l’histoire. Ils apprirent ainsi qu’il venait de perdre le pari suivant : se faire inviter à boire du champagne avec eux jusqu’à la troisième coupette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Sacré personnage !&lt;br /&gt;- Vi. Mais je pense à un truc. Est-ce que cela remet en cause notre pari ?&lt;br /&gt;- Pourquoi donc ?&lt;br /&gt;- C’était peut-être un crac ?&lt;br /&gt;- Mmmm.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le barman leur demanda si le pari qu’il avait évoqué consistait à changer d’identité. Ils opinèrent de conserve. Le barman leur fit alors un large sourire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-8064539311676708989?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/8064539311676708989/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=8064539311676708989' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/8064539311676708989'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/8064539311676708989'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/09/un-pari.html' title='Un pari'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-1520727150682867650</id><published>2007-08-22T13:54:00.000+02:00</published><updated>2007-08-22T13:55:06.399+02:00</updated><title type='text'>Slow train</title><content type='html'>Contentement, satisfaction, voire soulagement. Pourquoi voire ? Et soulagement, puisque l’impensable est arrivé, puisque par un effort de ma volonté, j’ai fait quelque chose qui me semblait totalement impossible. Je me souviens avoir dit, un peu comme ça, « Il faut que je fasse quelque chose d’important », j’avais en tête en le disant l’idée d’un « gros coup », marquer un moment, me dire que là, il s’est passé quelque chose. Parce que. Disons, j’avais ce besoin d’une rupture, d’un moment en creux, la nécessité d’un point de départ, pouvoir dire « Tu vois, c’est à ce moment-là que ça a commencé » « J’ai pris ma décision tel jour, je m’en souviens comme si c’était hier » etc. Pourtant, les jours qui ont suivi cette décision un peu nébuleuse, puisque je n’en avais pas arrêté le contenu, je n’ai rien fait de spécial, il ne s’est rien passé. J’en discutais mais sans rien en dire. C’était vague. Ça montait, mais qu’est-ce qui montait ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, des mécanismes se sont mis en place. De nouvelles habitudes, en fait. Le terrain était prêt. Changement d’alimentation, en douceur, suppression des sessions de grignotage, puis disparition d’un repas, malgré les critiques de diététiciens en herbe certains de la dangerosité d’une telle pratique. Premières activités sportives régulières en extérieur, ce qui ne fut pas si difficile, ayant déjà l’habitude de faire quelques exercices au réveil. Mais je commençai par la natation. J’exposais donc ce corps que je voulais remodeler. J’acceptais une certaine infirmité, tout en ayant déjà en tête un corps neuf, reconstitué en quelque sorte. Puis, après de nombreuses conversations sur ce sujet, je me lançai dans les courses en rond, le sautillage, bref le jogging. Je savais pouvoir changer. Mais pas à ce point. Je savais qu’« on » pouvait changer à ce point, mais pas moi. Six mois plus tard, je constate. Pas de révolution, juste une réforme. J’ai recollé les morceaux d’un narcissisme éclaté. Il m’a suffit de prendre le bon train. The slow one.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-1520727150682867650?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/1520727150682867650/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=1520727150682867650' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1520727150682867650'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1520727150682867650'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/08/slow-train.html' title='Slow train'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-2664431412779989837</id><published>2007-08-20T23:03:00.000+02:00</published><updated>2007-08-20T23:04:17.054+02:00</updated><title type='text'>Une fissure</title><content type='html'>Depuis deux ans que je passe par là, j’avais acquis la certitude que je connaissais tout les recoins de ce parcours. Il m’a même semblé par moment pouvoir le parcourir les yeux fermés. Ce n’était pourtant pas un chemin facile, beaucoup d’obstacles, beaucoup de tournants, mais surtout une foule compacte. Et plusieurs fois j’ai eu le déplaisir de rentrer littéralement dans certaines personnes. Au moins deux fois, au moins parce que je n’ai pas la mémoire trop fiable. Et même une fois je l’ai connu sous la neige. Pour vous dire. Bref, ce parcours était devenu une sorte d’excroissance de moi-même. Pourtant ce matin, et c’est pour cela que je vous raconte ce fait aujourd’hui, ce matin donc, en le parcourant, peut-être un peu plus doucement que d’habitude, j’ai remarqué un mur lézardé. Plutôt une fissure dans un mur, celui qui continue la grande boulangerie de la rue T. Vous me direz qu’il n’y a rien d’extraordinaire dans cette vision d’une fissure dans un mur de Paris. Dans ce cas-là, je vous rétorquerai qu’il n’y a rien de bien extraordinaire à assister à un accident, chose connue, ou à la chute d’un météorite près de soi, même si je dois vous accorder que cet événement est plus rare que les précédents. Mais comprenez bien ceci, ce n’est pas la fissure qui est extraordinaire, mais le fait que depuis deux ans que je passe par ici, mon œil n’ait jamais été attiré par elle. Cela équivalait pour moi à l’apparition d’un nouveau meuble dans ma maison, ou d’un troisième bras dans ma frêle carcasse. Comment ai-je pu louper ça ? Cet événement, car je n’ai pas d’autre mot pour dire ce qu’a été pour moi cette découverte. Voilà, tout à coup quelque chose a surgi dans un mur que je frôle tous les jours depuis plusieurs centaines de jours. Arrivé au bureau, cette fissure était encore sous mes yeux et toute la journée dans ma tête. Au retour, un peu plus tôt que d’habitude, je me suis mis devant elle et je l’ai observée. C’était une fissure banale, commune, sur un mur vaguement blanc, avec des tags dessus. Cette fissure partait de la moitié du mur et s’arrêtait un peu avant le trottoir, à une demi-jambe du trottoir. Vaste fissure pour un mur d’un immeuble de sept étages. Je me suis étendu un maximum en hauteur pour, avec mon doigt, en suivre une partie. Je la sentais à peine. Elle n’était vraiment pas profonde. Peut-être venait-elle d’apparaître ? Ou s’était-elle continuée depuis un point plus élevé, ce qui explique l’incongruité de ma découverte. Après tout, je ne suis pas toujours à regarder bien haut les immeubles qui bordent ma route. Pourtant, j’ai le souvenir exact de m’être fait à moi-même cette réflexion que je devais plus souvent regarder ces immeubles, lever les yeux pour changer. Tout ceci n’enlève rien au fait que cette fissure est bien là, que je suis certain qu’elle n’y était pas et que ce simple fait m’empêche de ne pas en parler. Et ce qui m’irrite encore plus, c’est qu’en écrivant ces mots, elle est toujours sous mes yeux, dans ma tête, là. Et cela me met dans une rage indescriptible. J’ai même l’impression que plus j’en parle, et plus elle s’agrandit.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-2664431412779989837?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/2664431412779989837/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=2664431412779989837' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/2664431412779989837'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/2664431412779989837'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/08/une-fissure.html' title='Une fissure'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-7014490602338061122</id><published>2007-08-06T00:16:00.000+02:00</published><updated>2007-08-06T10:26:18.426+02:00</updated><title type='text'>Ratatouille, ou la petite matrice du désir</title><content type='html'>Un rat, nommé Rémy, découvre peu à peu que son odorat, si fin, ne pouvait le laisser manger ce que mangeaient les siens. Il pressent que les goûts peuvent se mélanger et ce à force de regarder la télé. Dans les étranges lucarnes il voit, chez la vieille dame sous le toit de laquelle vit sa colonie, une émission culinaire présentée par un chef de grande renommé. Il apprend la langue des hommes, jusqu’à pouvoir lire le livre de cuisine du chef précédemment évoqué : le grand Auguste Gusteau. Par un heureux hasard, ou par nécessité, le grand chef, hélas décédé, se retrouve, fantôme, virevoltant autour des moustaches du rat. Ensemble ils se trouvent embarqués par les flots jusque sous un restaurant multi-étoilé, le sien justement. Ce jour de grande découverte est aussi celui qui voit s’introduire dans la cuisine de ce restaurant un jeune commis, maigrelet et sans cervelle. Ce dernier par maladresse ruine une soupe, que le rat décide, poussé par son hubris culinaire, de sauver. Tous en cuisine croient que ce miracle est le fait du jeune commis. Mais celui-ci sait. Commence un jeu très raffiné entre le rat et le commis. Une fable je vous dis ! Un vraie fable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce rat, si fin, torturé entre sa raterie et le désir de devenir un grand cuisinier, le voilà commandant, par un savant subterfuge, les gestes du commis. Un certain Linguini. Mais nul ne doit savoir son secret. Les quiproquos sont nombreux, très bien amenés, jusqu’à la constitution happy endeuse (mais tout aussi sublime) d’un quatuor magnifique : le rat, le commis, la p’tit’ mimine amoureuse et le terrible critique culinaire. Quatuor délicieux qui finit sous les auspices d’un savoureux Ratatouille. Pourquoi la petite matrice du désir ? Hé bien, allez voir !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-7014490602338061122?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/7014490602338061122/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=7014490602338061122' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/7014490602338061122'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/7014490602338061122'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/08/ratatouille-ou-la-petite-matrice-du.html' title='Ratatouille, ou la petite matrice du désir'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-8318350812555719274</id><published>2007-08-03T17:58:00.001+02:00</published><updated>2007-09-14T19:21:48.054+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Curb your enthusiasm'/><title type='text'>Curb your enthusiasm</title><content type='html'>« Holy cow ! » Seinfeld est de retour mais sans Seinfeld et sans New York. Larry David le producteur de cette série mythique s’est lancé dans une suite si flinguée que certains épisodes en sont presque impossible à regarder. Plusieurs fois j’ai même du mettre sur pause pour retrouver mes esprits et détendre la boule que j’avais dans l’estomac. Car cet homme est vraiment talentueux, il arrive à construire des situations inextricables, à mettre en scène la connerie humaine dans toute sa splendeur. Pas seulement la connerie en générale, mais plus particulièrement la sienne. Dans certaines situations, il introduit quelques problématiques générales bien connues de tous, ça fait un peu tarte à la crème, mais il y a ce petit plus : l’ingéniosité. Construire une situation intolérable pour un esprit humain normalement constitué en 22 minutes, ça nécessite une bonne dose de talent, d’imagination et de connaissance des petits travers de l’homme, plus exactement de l’homme et de la femme de Californie. Comme dans « Entourage », tout se passe autour d’Hollywood, autour de ce petit monde, au cœur du spectacle américain. Mais contrairement à « Entourage », on n’est pas ici pour régler des comptes, on est là pour se moquer, gratuitement. Aucune leçon a tirer de tout ça, le seul but : prendre son pied. C’est diffusé en France sur Canal Jimmy. Bien évidemment, je l’ai téléchargé sans sous-titres, et si vous en avez l’occasion n’hésitez pas ! Et pour ceux qui respectent les droits de diffusion (ça existe encore paraît-il) ce n’est pas distribué en Europe…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-8318350812555719274?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/8318350812555719274/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=8318350812555719274' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/8318350812555719274'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/8318350812555719274'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/08/curb-your-enthusiasm.html' title='Curb your enthusiasm'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-5412959310064316901</id><published>2007-07-31T10:51:00.001+02:00</published><updated>2007-08-01T12:33:14.379+02:00</updated><title type='text'>Journée de merde</title><content type='html'>En fait dès hier soir j’ai senti qu’aujourd’hui serait une journée de merde. J’ai vu un film pas très bon, puis impossible d’avoir une conversation sans bailler toutes les deux secondes, et puis impossible de dormir. Pourtant j’étais fatigué, mais impossible de fermer l’œil et de sombrer doucettement. Pourtant il fallait que je me couche tôt, parce que j’avais en tête un mardi entièrement consacré à ma recherche d’emploi. Et y’a encore du boulot ! Et ce matin, impossible. Impossible de me concentrer, de suivre ce plan pourtant si simple de recherche d’emploi élaboré depuis déjà quelques semaines. Je n’ai qu’à suivre l’agenda ! Eh bien non ! Je ne suis qu’au début de cette journée de merde, et je ne doute pas qu’elle va me réserver quelques surprises désagréables. En plus ça va pas fortiche alentour, des problèmes variés qui me touchent puisqu’ils touchent des amis, en plus j’ai mal au cou à cause de la piscine hier, encore pris une mauvaise position (je nageais au bord du solarium), et j’ai mal à un orteil. Enfin on verra bien, mais la suite s’annonce pas folichonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bergman et Serrault sont morts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS: Antonioni&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-5412959310064316901?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/5412959310064316901/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=5412959310064316901' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/5412959310064316901'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/5412959310064316901'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/07/journe-de-merde.html' title='Journée de merde'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-1998363583002818318</id><published>2007-07-25T16:50:00.001+02:00</published><updated>2007-07-25T16:50:36.037+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tour de France'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vinokourov'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dopage'/><title type='text'>Ventoline et sang frais</title><content type='html'>Honnêtement, je tremblais en admirant le tour. J’ai craint un instant que l’Homme était arrivé à un stade supérieur, avait commencé sa mutation pour atteindre un ailleurs dont Darwin n’osait rêver : le surhomme sur ces drôles de machines. A force de voler, l’homme devait un jour voir des ailes lui pousser dans le dos, à force de courir vite et de sauter loin, ses jambes devaient se transformer pour prendre la forme puissante de celles du Kangourou, à force de grimper les cols les plus difficiles, ses poumons, son cœur et son sang devaient se modifier irrémédiablement. Et puis la médecine ayant fait des progrès extraordinaires, on pouvait voir des asthmatiques, des cancéreux et des hommes recousus de toutes parts vaincre la plus dure épreuve inventée par l’esprit humain : le Tour de France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joie ! Joie ! Rien de tel n’est à craindre, l’Homme reste l’Homme, nulle mutation en vue, pas de surhomme à l’horizon, tout ceci n’était qu’un mauvais songe. Il n’y a qu’une espèce humaine, et son étalon international reste le coureur français. Il ne gagne pas d’étape (ou si peu), ses équipes sont toujours à l’arrière, il pioche dans les cols, il se fait déborder sur la plaine et perd systématiquement face au chronomètre. Le très sarkozyste et avant-Lagardiste Vinokourov n’avait pas assez de son sang pour réussir ses exploits. Le fils de la Mer d’Aral n’avait jamais bu d’eau claire. Malgré tout, cette poignée de boni hominem enfourchés sur leurs vélos restent pour moi des prolétaires sublimés, des machines à 120 tours minute sur 53x13. Au cas où vous ne le sauriez pas, Rasmussen, Contador et Evans sont dopés jusqu’à la moëlle, comme tout salarié devant dépasser une trop grand souffrance. Et puis un jour, ça casse. Pour Pantani comme pour un ouvrier de chez Renault.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-1998363583002818318?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/1998363583002818318/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=1998363583002818318' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1998363583002818318'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/1998363583002818318'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/07/ventoline-et-sang-frais.html' title='Ventoline et sang frais'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-33755570.post-9097028224075377223</id><published>2007-07-16T16:11:00.001+02:00</published><updated>2007-07-18T20:31:39.690+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vélib&apos;'/><title type='text'>Mort aux piétons !</title><content type='html'>Vous avez certainement entendu parler de cette chose singulière qui vient d’être lancée à Paris, cela s’appelle Vélib’. Le principe est simple : la mairie de Paris fournit des espaces publicitaires à Decaux contre la mise en place d’un système de prêts de vélos. Toute personne qui souffre de bipédie à Paris peut louer ces véhicules individuels « au sang » pour une somme modique, pourvu qu’elle ne l’utilise pas trop longtemps. La première demi-heure est « gratuite » (c’est très relatif ça) et ensuite ça banque sec. Si vous oubliez de rendre la bicyclette, il vous en coûtera 180 euros par jour. Par ailleurs, il est conseillé avant usage d’avoir un abonnement (29€ par an) et de bien connaître le code de la route (en fait plutôt les codes de bonnes conduites). Une fois l’appareil en main, il ne vous reste plus qu’à circuler. Et là, ça commence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mairie de Paris, depuis quelques années, pratique une politique de limitation de la circulation motorisée (automobiles et motocycles). Le but est simple, obliger les banlieusards à prendre les transports en commun. Et ça semble marcher puisque la pollution due aux moteurs individuels utilisant des énergies fossiles a chuté de 20%. Mais contrecoup, la vie des migrants quotidiens est devenue difficile. Vélib’ est là pour eux, donc, puisque une fois sorti du RER, le parisien extramural peut se dégourdir les reins en donnant de la pédale. Mais imaginez ces millions de circulateurs abordant des bornes à vélo regroupant au mieux une quarantaine d’unités au sortir du métropolitain. Peu d’élus… Et les quelques utilisateurs effectifs devront affronter ces lieux de perdition devenus célèbres : les pistes cyclables. Vous vous imaginez des pistes bien définies, avec des plots et part et d’autre, des lieux sûrs où l’on peut tranquillement se durcir le mollet. Erreur ! Car ces pistes le plus souvent sont constellées de piétons, puisque bâties sur les trottoirs. Et l’on connaît le goût du piéton à s’imposer en tout lieu où il peut poser ses semelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme tout bon parisien, j’ai pris mon abonnement et dès mon retour de Canet, je m’y mets, en gardant en tête cette campagne fort singulière de la sécurité routière : « Le vélo est idiot ! Ce ne sont pas les voitures mais les motos qui sont dangereuses ! dit le piéton »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/33755570-9097028224075377223?l=balatian.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://balatian.blogspot.com/feeds/9097028224075377223/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=33755570&amp;postID=9097028224075377223' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/9097028224075377223'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/33755570/posts/default/9097028224075377223'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://balatian.blogspot.com/2007/07/mort-aux-pitons.html' title='Mort aux piétons !'/><author><name>Ian balat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14178800444671186275</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://farm3.static.flickr.com/2227/1798898976_a0b1e9abdf_m.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
